LES INSTITUTIONS COMMUNALES
ouvriers qu'on nomme, d'une expression empruntée à l'argot de la guerre, les ouvriers « de choc »; la seconde, tous les ouvriers et employés des entreprises nationalisées sauf ceux qui appartiennent à la première, les artisans travaillant à domicile, les invalides et les femmes enceintes; la troisième, les ouvriers sans-travail et les vieillards; la quatrième, les enfants.
Au ier février, le nombre des cartes d'alimentation distribuées se présentait ainsi :
i& catégorie 124.794
Chiffre qui, ajouté à celui de 213. 128 — celui des personnes qui touchent collectivement -leurs rations, comme appartenant à des institutions diverses, asiles, hôpitaux, ambulances, internats, etc. — donne bien le chiffre total de 810.803, qui est celui de la population de Petrograd. ^
Que reçoit chaque catégorie?
En août, on touchait quotidiennement dans la première 1 livre 1/2 à 2 livres de pain, suivant les possibilités, dans la seconde 1 livre 1/4, dans la troisième une livre'. Et l'on touchait dans toutes pour le mois 6 livres de harengs, 3/4 de livre de sucre, 2 livres de sel, 4 livres de légumes secs, 1/4 de livre de café.
Les enfants, à Petrograd comme partout, bénéficient d'un régime de faveur. Certains produits leur sont réservés et leurs rations sont proportionnellement plus fortes que celles des adultes.
On aura une idée de la tâche formidable qui in combe à la Petrocommun si l'on songe qu'elle a
l68 CHEZ LÉNINE ET TROTSKI
réparti en 1920 entre les deux millions de consommateurs de la province :