RITES FUNÉRAIRES
Les rites funéraires varient, au Congo, dans chaque tribu. Tantôt, les femmes se rasent la tête, tantôt s’enduisent le front de glaise, — la durée du deuil dépend de la position sociale du défunt. Comme trait symbolique, on recouvre généralement la tombe avec des tessons de poteries et de bouteilles.
Quelquefois^ le corps est enveloppé d’étoffes et enterré, le plus souvent au milieu de la case, les amis placent de la nourriture sur le sol, et on laisse tomber la case en ruines.
A l’occasion de la mort d’un chef, on procède presque toujours à de grands sacrifices humains, avec cette idée que les esprits de ceux qui sont sacrifiés suivront l’esprit du chef qui conservera ainsi une suite digne de lui après sa mort.
On engage alors des pleureuses professionnelles qui manifestent leur chagrin par des lamentations et des cris déchirants, donnant réellement l’impression d’une douleur vraie. Pourtant, au milieu de leurs plaintes les plus farouches, elles ne se font pas faute de s’interrompre pour fumer une pipe ou se prendre de querelle avec une voisine. Pendant cette période de deuil, elles s’abstiennent de se baigner, conservant une apparence d’inconsolable désolation.