‹ Chez les Hova (au pays rouge)Chapitre 18 sur 23 · L EMPREINTE ANGLAISE · texte numérisé non relu

L EMPREINTE ANGLAISE

pondent par millions des araignées énormes et de toutes couleurs. Je connais quelqu'un qui en fait une collection pour le musée de sa ville natale ; il y emploie vingt gamins qui gagnent ainsi quelque monnaie, mais qui le tiennent pour fou.

J'ai vu aussi, dans la banlieue de la capitale, quelques villas qui parodient assez proprement le style cottage anglais. Toutefois, bien que « princières », elles pèchent par le confort. Peu solides, elles semblent avoir été faites — comme beaucoup de nos institutions à Madagascar — pour la façade.

Rasanjy, malgré sa grande fortune, n"a jamais eu dans Tlle ni hôtels ni châteaux. Il se contente d'une très petite et très modeste installation. C'est un homme plein de prudence.

Mais si vous voulez voir lempreinle anglaise dans toute sa puissance, allez -vous-en, hélas ! sur les marchés malgaches, et regardez d'où viennent la plupart des marchandises d'importation . . .

Aujourd'hui qu'on a fusillé ou exilé la plupart des Houves riches, ruiné les autres et affamé tout le pays, les échanges de l'Angleterre avec l'Imerne vont certainement diminuer, mais ceux de la France n'augmenteront pas.

Nos colonies, on le sait, sont faites pour trois catégories de gens : 1° les militaires français ; 2° les fonctionnaires français; 3° les commerçants étrangers.

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