‹ Chez les poètesChapitre 14 sur 63 · ULTIMA VERBA · texte numérisé non relu

ULTIMA VERBA

Où s'est enfui tout le temps de ma vie? Elle-même, comment s'est- elle évanouie?

N'a-t-elle été qu'un rêve d'un moment; Puis-je dire que j'ai vécu réellement?

N'ai-je adoré que de vaines chimères Quand j'étais orgueilleux de tant de jours prospères?

Je crois avoir plongé dans un sommeil Dont il ne m'est resté nulle trace au réveil.

De mon corps vieux les forces sont usées Et celles de mon cœur encor plus épuisées.

J'ai sur le dos un lourd fardeau d'ennuis Et plus d'accablements que porter je n'en puis.

Le monde est plein de souci, de souffrance Qui conduisent mon âme à la désespérance.

Ah! quand je songe au passé si lointain, Si promptemeiH fuitif, je suis pris de chagrin;

Et le chagrin m'emporte comme une onde Qui se brise et se perd en une mer profonde....

Imité de Walter von dek VogelwiELD. 1220.

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