‹ Chez les poètesChapitre 49 sur 63 · INTERIEUR DE FORET · texte numérisé non relu

INTERIEUR DE FORET

Tandis que la cigale égayé l'ombre noire,

Les éléphants avec leurs défenses d'ivoire

Du chêne ouvrent le bois et font couler le miel.

Un petit habitant de la plaine du ciel,

Le roitelet, perché sur un arbre à fleur rose,

Aux chants du kokila son gazouillis oppose.

Un autre plus bavard, vrai conseiller d'amour,

Dans un rythme enflammé répète nuit et jour :

Joignez-vous, quittez-vous, aimez, aimez sans cesse!

Un autre, transporté d'une sainte tendresse,

S'écrie : 0 fils, ô fils ! d'une aussi douce voix

Que celle dont ma mère enivrait quelquefois

Mon âme, puis enfin la liane qui penche

Sous les fleurs et qui cherche appui sur une branche

Plus forte et ferme qu'elle, à Sîtâ ressemblait,

Sîtâ pâle, lassée, et qui sur moi tombait

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