INTERIEUR DE FORET
Tandis que la cigale égayé l'ombre noire,
Les éléphants avec leurs défenses d'ivoire
Du chêne ouvrent le bois et font couler le miel.
Un petit habitant de la plaine du ciel,
Le roitelet, perché sur un arbre à fleur rose,
Aux chants du kokila son gazouillis oppose.
Un autre plus bavard, vrai conseiller d'amour,
Dans un rythme enflammé répète nuit et jour :
Joignez-vous, quittez-vous, aimez, aimez sans cesse!
Un autre, transporté d'une sainte tendresse,
S'écrie : 0 fils, ô fils ! d'une aussi douce voix
Que celle dont ma mère enivrait quelquefois
Mon âme, puis enfin la liane qui penche
Sous les fleurs et qui cherche appui sur une branche
Plus forte et ferme qu'elle, à Sîtâ ressemblait,
Sîtâ pâle, lassée, et qui sur moi tombait
— lit —