‹ Chez les poètesChapitre 51 sur 63 · LA TEMPETE · texte numérisé non relu

LA TEMPETE

Soudain un vent terrible accompagné d'éclairs

Des nuages s'élance et s'abat sur les mers.

Les hauts monts ébranlés chancellent et gémissent;

Les grands arbres des bords que les vagues blanchissent

Fracassés, arrachés par la force du vent,

Errent, feuille et racine, au gré du flot mouvant;

L'épouvante est partout. Les énormes reptiles

De la terre et des eaux cherchent les plans tranquilles;

Tout fleuve a suspendu sa course, les poissons

Stupides de frayeur plongent aux plus bas fonds,

Et les affreux géants, horreur des Dieux sublimes,

Tremblent de tout leur corps au creux noir des abîmes.

Imité de l'indien.

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