‹ Chez les poètesChapitre 8 sur 63 · PENDANT UN MASSACRE DE BARDES · texte numérisé non relu

PENDANT UN MASSACRE DE BARDES

0 glaives, levez-vous! frappez le coup de mort! Il est doux de tomber comme des sombres plaines Du ciel tombe l'éclair; au moins, vaincus du sort, Nous aurons liberté des cœurs et des haleines : Jamais les fils du chant ne vivront dans les chaînes!

N'avons-nous pas foulé les cimes du pays Où dorment les héros dans leurs couches hautaines? De leur sang les torrents descendent tout rougis; Au bas, nous fléchirions sous l'outrage et les haines : Jamais les fils du chant ne vivront dans les chaînes!

Reposons bravement sur le sol des aïeux :

Qui n'}7 voudrait dormir, quand, le feu de nos veines,

La Liberté se meurt... 0 palais glorieux,

Vous n'aurez plus le bruit de nos voix souveraines :

Jamais les fils du chant ne vivront dans les chaînes!

D'après une poésie du temps d'Edouard Ier.

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