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de NES LE IA
mourut le lendemain, nous arrivons à l'emplacement du camp d'Anarèm.
Sur la rive gauche de la Tsilkohtine, le regard s'étend sur une plaine magnifique unie comme un lac congelé, arrosée par le Tläthenkoh (rivière qui chemine dans l'herbe), joli ruisseau à l’eau limpide qui descend de la montagne, et, après quelques méandres dans la prairie, va se jeter dans la rivière, À environ un mille et demi de la Tsilkohtine, la plaine se relève soudain pour former à une quarantaine de pieds au-dessus de son niveau un plateau d’un demi-mille de large sur un mille de long, accolé à une montagne escarpée qui forme le fond du paysage.
C’est sur ce plateau que les sujets d'Anarèm ont planté leurs tentes.
C'est là que le souverain Maître du ciel et de la terre a eu sa première résidence parmi les Tsilkohtines.
Ici, il convient de faire remarquer qu'au camp de Tûzi, j'avais rencontré le chef des seuvages du lac Louzkeuz. Se trouvant à Quesnelle (1) quelque temps auparavant pour faire la traite de ses fourrures, il avait appris du R. P. Guertin que jedevaisaller bientôt donner la mission aux Tsilkohtines,etil élait venu avec deux jeunes genspourm'emmener chez lui.Il m’apprit que, depuis près de deux mois,les sauvages d'un camp situés à trois journées de marche du lac Louzkeuz m'attendaient à ce village. Ces sauvages n'avaient pas encore vu de prêtres, et il craignait beaucoup que le manque de vivres ne les contraignît à retourner dans leur pays si je ne me pressais d'aller les voir. De plus, il m'avait lui-mêmeattendu longtemps chezles Tsilkohlines,elil avait hâte de revoir un de ses enfants qu'il avait laissé en danger de mort.
(1) Petit village de blancs composé d'une demi-douzaine d'habitants. Voir la carte au chapitre XL.
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