‹ Chez les sauvages de la Colombie Britannique [microforme]Chapitre 107 sur 178 · WEST MAIN STREET WEBSTER, N · texte numérisé non relu

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plus accentué. Çà et là, quelques cèdres jaunes (Thuya excelsa) se mêlent timidement aux sapins et sont comme un avaut-goût de la côte du Pacifique ; puis des pruches (Tsuga Canadensis) qui ne se trouvent également que dans ce coin du district viennent ajouter leur verdure à selle des autres conifères, en même temps que le sentier se borde de touffes de coudrier (Corylus americana), les premiers que je vois depuis mon arrivée en Colombie Britannique.

De l’autre côté de la rivière, une gorge s'ouvre béante entre les montagnes. Elle livre passage, me dit-on, à une autre branche de la Sœskwah. Nous quittons cette rivière et, coupant l’angle qui la sépare de la Buckley dans laquelle elle ne tarde pas à se jeter, nous nous trouvons bientôt dans la vallée de cette dernière pour nous en éloigner presque aussitôt.

Pour cela il nous faut gravir les flancs dela montagne dont elle caresse la base de ses flots jaunâtres. Le sentier paraît bon ; le cheval nous portera facilement jusqu’au sommet, pensons-nous. Et voilà que nous montons, montons sans cesse, jusqu'à ce qu'enfin le vertige nous menace. Nous entendons confusément le mugissement dela rivière à nos pieds ; nous plongeons nos regards dans la vallée : impossibie de rester à cheval, la tête commence à nous tourner. Et maintenant comment descendre sans dégringoler au fond de l’abime ? Le flanc de la montagne est si escarpé qu e nous ne le faisons qu’en tremblant.

Depuis que les pack-trains (bande de chevaux de charge) voyagent entre Hazelton et le lac Babine, cette partie du sentier par trop dangereuse a été abandonnée, et l’on préfère couper en travers le dos d'âne élevé que cette rampe vertigineuse faisait éviter.

Une fois surle plateau, le sentier n'offre plus aucun danger. Nous redescendons graduellement et galopons au travers des massifs de coudriers qui ont donné leur nom

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