‹ Chez les sauvages de la Colombie Britannique [microforme]Chapitre 156 sur 178 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

vos pieds en même Lemps, vous vous heurtez à chaque instant à des troncs d'arbres tombés, aux pierres dont le sol est jonché, et aux autres accidents du terrein qui vous font faire la culbute.

Une fois relevé, vous voilà désorienté. Faisant alors fausse route, vous vous essoufflez à crier après vos compagnons perdus ; d’où perte de temps, fatigue inutile.

Un peu après midi nous touchons à un lac d’une douzaine de milles de long que je baptise: Duncan, du nom de mon premier compagnon. Il est traversé, dans le sens de sa longueur, par la rivière du même nom. Dire les dégringolades qu’il me fallut subir en rampaut, pour ainsi dire, au-dessous des branches d’aune qui couvrent ses bords escerpés me serait impossible.

Nous quittons la vallée avant d’avoir atteint l’autre extrémité du lac, et nous perdons en gravissant les flancs de la montagne à notre gauche.

Enfin, après maints tâtonnements en nous cramponnant aux petits arbrisseaux qui végètent sur des rampes si raides que nos genoux touchent presque le sol en montant, nous parvenons à nous percher jusqu’à moitié chemin entre la base et le sommet de la montagne où nous campons.

Même distance parcourue qu'hier.

2 août. — Duncan et Thomas ont pris les devants pendant mon sommeil. Nous montons toujours en gravissant le lit desséché d’un torrent. Sur le versant méridional où nous nous trouvons, non seulement toute la neige est fondue, mais même aucune source, pas le moindre ruisseau ne nous permettent d’étancher notre soif. Nous avons dépassé la zone boisée et par conséquent nous devons être à près de 5800 pieds au-dessus de la mer. Le sommet est simplement un ravin qui sert de passe entre deux montagnes.

Au point culminant de ce ravin, Duncan nous attend avec deux marmottes adultes, plus une petile et un faisan

de montagne. Peu après Thomas nous rejoint avec deux autres marmottes. Or, nous sommes au vendredi : quelle pénitence pour mes sauvages |

La brise qui court le long du ravin nous permet de mettre le feu aux rares arbustes conifères éparpillés sur les flancs de la montagne, pour prévenir de notre prochaine arrivée les gens du Fort-Graham. La fumée qui s’en dégage est un signal toujours compris des chasseurs sékanäis.

A cinq ou six cents mètres du sommet une marmotte se laisse abattre d’un coup de carabine par Duncan qui ne peut se lasser de vanter son adresse.

D'un point élevé nous contemplons une montagne qui se dresse à l'horizon à au moins deux jours de marche.

— C'est là que désormais nous devons tendre, me dit le chef.

Et, de fait, cette montagne devient notre seul point de repère, car même les marques ordinaires aux arbres ont disparu.

Nous quittons le ravin pour une petite vallée verdoyante. Nombreusus pistes d’ours gris, d’orignaux et de cariboux.

Après mainte allée et venue et plus d’une bousculade parmi les troncs d'arbres qui jonchent le sol, parfois à une assez grande hauteur, nous tombons sur un fort cours d’eau sur lequel nous devons, paraît-il, nous embarquer. Or, comme nous n'avons point de canot, force nous sera de nous servir de radeau. C’est ce qui me porte à l'appeler la rivière au Radeau.

Il n’est que cinq heures du soir, et, tandis que les uns s'occupent au campement, les autres abattent les pieds de sapins secs dont se composera notre embarcation.

Distance parcourue : pas beaucoup plus de 12 milles.

3 août. — De grand matin, mes compagnons préparent

lieux nelle

ettre ancs rivée e est

te se ui ne

qui se dit le

int de ss ont

yante.

boux.

ulade à une cours quer.

s sera peler

s uns ds de

arent

Page 1