‹ Chez les sauvages de la Colombie Britannique [microforme]Chapitre 158 sur 178 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

J'aurais dû noter que, bien que j'aie passé la plus grande partie de la journée nonchalamment assis sur mon radeau, mon temps n'a pas été perdu, puisqu'il m'a fallu esquisser, à l’aide de ma boussole, le cours de la rivière au Radeau, ce qui, en raison de sa rapidité, ne me laissait pas grand loisir.

Ce genre d'occupation, du reste, m'a occupé depuis mon départ du lac d'Ours, et elle a été pour mes compagnons la source de saillies plus ou moins humoristiques. Tout ce qui ne rentre pas dans le cadre de leurs occupations ordinaires leur paraît singulier.

Dimanche, 4 août. — Notre sommeil a été quelque peu troublé par les piaillements d’une famille d'ours qui doit être de passage non loin de notre campement.

Dans la soirée, nous nous rendons à l’autre extrémité du lac, afin d’être en état de nous rendre demain au Fort-Graham. Petite course de trois milles.

5 août. — Partons de ba matin, nous dirigeant vers l’est. Gravissons un ravin qui nous conduit à une chaîne de petits lacs ou viviers aux eaux couleur d'émeraude. Nombreuses roches émaillées de mica. Terrain sec et tapissé de la plante au thé du Labrador (Ledum palustre) dont on se sert à défaut du thé de commerce.

Stimulés par l'approche du terme de notre course à pied, nous marchons très vite.

Vers trois heures, nous avons une première vue de la Finlay qui, de loin, nous paraît avoir la largeur d’un lac.

Enfin, le soir, après une marche forcée d'au moins 20 milles — les gens du pays disent 25 milles — nous atteignons ce fameux fleuve, l’objet de tous nos vœux. Assis sur la falaise qui le borde, nous contemplons le nouveau fort, une assez grande cabane en troncs d'arbres, qu’on est en train de bâtir de l’autre côté.

ee EN R D PRE RG OT

RE he ere op hr nt ou

Nous brûlons solennellement toutes les cartouches qui nous restent, autant pour avertir les sauvages de notre arrivée que pour leur signifier de venir nous chercher.

0 cruelle déception! Deux coups de fusil seulement nous répondent. Les sauvages ne sont donc point là ?

— Non! dit le métis en charge du fort qui vient nous prendre dans son canot. Je leur ai dûment annoncé votre arrivée, mais quand je leur ai parlé de la route que vous pensiez prendre, ils sont partis d'un éclat de rire et m'ont reproché de vouloir me moquer d'eux, vu que, m'ont-ils déclaré, aucun blanc ne sortirait vivant de ces montagnes.

Il nous demande alors des nouvelles d’une bande d'environ quarante âmes que nous avons dû rencontrer, penset-il, mais qui a certainement pris un autre chemin.

Au nouveau fort, nous ne trouvons absolument qu'une famille de sauvages. Aussi, grand est le désappointement, je dirais présque le mécontentement, d'individus qui, au nrincipe, on! fait tant de difficulté pour m'accompagner dans ce pénible voyage.

> qui otre

nous

nous votre vous n’ont at-ils )nta-

d'ennse-

l’une nent, il, au igner

Page 1