‹ Chez les sauvages de la Colombie Britannique [microforme]Chapitre 161 sur 178 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

espèce de bateau plat, qui mène l'approvisionnement annuel du Fort-Graham. Bien que parti du lac la Truite, ilest monté par des jeunes gens du lac Stuart qui paraissent enchantés de me revoir. La rivière qui décharge les eaux du lac la Truite est si basse, en certains endroits, qu’ils ont été obligés, disent-ils, de la barrer pendant la nuit avec leur embarcation pour en hausser le niveau et leur permettre de passer certaines « bars » ou chaussées naturelles où le courant est généralement aussi rapide que peu profond.

416 août. — Avons bien du mal à remonter une « bar » dans la rivière aux Panais. Prenons notre dîner sur une île sablonneuse dont le gravier a été fouillé pour extraire l'or qu’il contenait.

Bientôt la couleur de l’eau, maintenant noire comme encre, nous apprend que nous avons quitté la rivière aux Panais pour entrer dans la décharge du lac la Truite. Les chenaux de la première sont si nombreux que nous ne nous en serions point aperçus autrement. Ce nouveau cours d’eau, en certains endroits très profond pour sa largeur, est presque à sec en d’autres, et alors Duncan et Robert

-doivent se cramponner à leurs perches pour ne pas se laisser aller à la dérive.

Traversons un lac de trois ou quatre milles de long et dressons notre tente sur les bords de la rivière qui s’y jette.

17 août. — Nous voilà au terme de notre navigation. * Une semaine d'efforts continus, c’est assez long pour une fois, pensent mes compagnons. Sommes arrivés au lac la Truite vers dix heures du matin. Avons été bien reçus par M. Wade, le commis du fort.

Quelques instants après notre arrivée, Donald, excellent sauvage du lac Stuart, m'amenait mon cheval, commeil avait élé convenu il y a quatre mois. Ainsi, malgré nos difficultés, nous sommes ar ‘ivés à point.

CESR ne

Je pessai le dimanche au lac de la Truite, puis retournai à cueval au lac Stuart. J'ai déjà décrit l'itinéraire de ce voyage qui, celte fois, dura deux jours et demi, et n'otfrit rien de remarquable. Mon Duncan qui, devant les Sékanais auxquels le cheval est encore inconnu, avait péroré en cavalier émérite, fut si peureux une fois sur la monture qu’on lui prêta, qu’il se ficela sur la selle sous prétexte que, ayant les jambes démesurément courtes, il ne pouvait se servir des étriers.

Nous arrivâmes donc au lac Stuart le mercredi, 4 août. Inutile de décrire la joie de mes réophytes, que j'avais quittés le 13 mai précédent.

Après une semaine passée à notre résidence, je repartis le 1°" septembre pour Natléh, sur le lac Fraser, où je donnai la mission aux représentants de quatre villages.

Le 8, nous eùmes trois pouces de neige, ce qui ne m'empêcha pas d'envoyer un jeune homme chercher au lac Stuart, avec quelques provisions pour mon voyage d’exploration dans la partie sud du district, le matériel nécessaire à la confection d’une sonde en remplacement de celle que nous avions perdue.

Un sauvage à cheval ne met jamais plus d’un jour pour se rendre à la Mission. Aussi comptais-je partir le 10 pour le lac Français, à l’ouest du lac Fraser ; mais mon messager n'arriva point à temps.

Je reprends maintenant la transcription de mon journal.

ITT

11 septembre. — Le soleil est près de se coucher quand arrive John, mon courrier, porteur d'une lettre de M. Loring, l'agent des sauvagès qui est arrivé hier avec sa fa-

s retoursraire de ,etn'ofit les Séit péroré monture >xte que, uvait se

, 4 août.

e j'avais

repartis 1 je dones.

e m'emau lac d’exploscessaire celle que

pur pour 10 pour messa-

journal.

er quand b M. Loec sa fa-

Page 1