‹ Chez les sauvages de la Colombie Britannique [microforme]Chapitre 25 sur 178 · CHAPITRE I] 4l · texte numérisé non relu

CHAPITRE I] 4l

tant de luminaire brûler à la fois ; aussi on en parla dans la vallée de la Tsilkohtine.

Malgré cela, j’eus toutes les peines du monde à achever décemment la sainte messe. Le précieux sang gela, et il s’en fallut de peu que mes doigts n’en fissent autant. Pendant tout le temps de l'office, les chiens-loups, qui étaient restés attachés au dehors pour prévenir les méfaits dont ils sont coutumiers en l'absence de leurs maîtres, eux aussi sentaient le froid et remplissaient l'air de leurs hurlements plaintifs, fournissant ainsi un accompagnement non obligalo aux chants de l’intérieur.

On ne saurait se faire une idée de l'embarras où met le missionnaire l'absence d'église dans un pays où toute maison convenabie fait également défaut. L’été suivant, me trouvant à Tlæskoh, je dus me contenter d’un ravin pour y dresser un autel avec de petits rondins de bois juxtaposés sur un échafaudage rectangulaire. Impossible de trouver même une seule planche pour servir de table d’autel. Essayer de dire la messe ailleurs eût été courir à un échec certain, vu que, dans les conditions atmosphériques d’alors, le vent eût bientôt éteint les chandelles (1).

(1) Les cierges, ou même simplement les chandelles de cire, sont inconnus dans nos missions.

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