CHAPITRE VI
vière Stuart. — Un fusil trop pressé. — Stony-Creek. — Le poisson. * — Presque noyés. — Un chevreuil. — Fort-Georges. — Un accident. — Une chute périlleuse. — Deux chevaux à l'épouvante. — Où sont les chevaux? — Un orage sous un sapin. -— Scconde visite à Natléh. — Chemin de la croix. — L'horloge du sauvage.
Ayant, pendant douze ans, sillonné dans tous les sens le district de missions du lac Stuart, je ne puis naturellement entrer dans le détail de tous les voyages que j'ai dû y faire. Certains centres de réunions ont régulièrement reçu ma visite trois fois par an, et il va sans dire que toutes ces missions n'offrent pas le même intérêt. Je me contenterai donc, eñ général, d'introduire le lecteur aux villages les plus importants et de lui dépeindre, en aussi peu de mots
‘que possible, la physionômie qui leur est propre.
On me permettra d’omettre ici mon premier voyage chez lesBabines qui eut lieu quelquessemaines après mon retour de la mission de Noël à Natléh. Nous y reviendrons au chapitre consacré spécialement à cette tribu indienne. J'arrive donc de suite au priatemps de 1886.
Le 8 mai est la date fixée pourla visite aux deux camps de Stony-Creek, à 25 milles au sud de Natléh. Les habitants de ces places ont à déléguer deux ou trois jeunes gens pour venir me chercher à la Mission et me mener chez eux.
Ici on me permettra une remarque. D’après un règlement
fort sage de Mgr Durieu, alors coadjuteur de Mgr d'Her-
bomez, aujourd'hui son successeur, le chef du village
L' Q = et = = =)
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