CHAPITRE VI
pied sans téucher au poisson qui lui court à travers les iambes; s’effarouche d’ordinaire.et refuse d'avancer. Les chiens pêchent eux-mêmes ce poisson et s’en repaissent.
Les sauvages ne sont guère jlus de 120; quelques infirmes ont été retenus dans la forêt où ils ont passé l'hiver. Inutile de nous attarder. Au bouf de cinq jours j'entends la confession de ceux qui sont baptisés, promets à plusieurs de les baptiser quand ils auront appris le catéchisme, et repars en compagnie de trois bons rameurs qui sont montés du Fort Georges pour me mener chez eux.
Fig. 16. — Panier en écorce.
Nous refaisons rapidement, en sens inverse, notre voyage prés jusqu’à Tchinlak, pour le continuer ensuite par la Noutchakoh.
Nous sommes au 20 mai, le soleil fait déjà sentir ses rayons ; les trembles et les saules du rivage commencent à bourgeonner : certaines îles du fleuve reprennent leur manteau de verdure, nuance jaunâtre produite par les jeunes feuilles des trembles que la chaleur fait éclore.
Jusqu’à Tchinlak où elle reçoit la rivière Stuart, la Noutchakoh n'offre aucun danger. Mais voici que peu à peu des
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