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Fig. 21, — Perruque de cérémonie des notables.
Le troisième banquet, appelé tsæz tæzdillih (Yimposition du duvet), est le plus important de la série. C’est dans ce banquet que l’hérilier prend définitivement place parmi les notables. Après qu’une grande quantité de vivres et ce peaux tunnées a été préparée, sous les ordres de l’aspirant tœneza, un groupe d'hommes étrangers à son clan entourent d'une palissade la place où les restes de son oncle avaient été corsumés par les flammes. Depuis que ia crémation est abolie, cet enclos prend la‘ forme d’une maisonnelte aux couleurs multiples qu’on élève sur la tombe du défunt. {
Alors se fait la distribution des vivres. Plus l'abondance est grande, plus l'influence du futur tœneza sera puissante. La population de tous les villages voisins, et quelquefois même de villages très éloignés, est d'ordinaire convoquée pour cette grande fête.
Tout le monde s'étant retiré, l’aspirant tœneza et les membres de son clan restés seuls comptent les peaux qui seront distribuées le lendemain, et s'entendent sur le nombre et la qualité qui doit revenir à chacun des invités. Puis, sortant à la file, ils vont placer en silence du duvet de cygne sur la têle de ceux qu’ils doivent honorer le lendemain. Ceux qui sont ainsi désignés offriront en retour un copieux souper aux invitants.
Le jour suivant voit la proclamation du nouveau tœneza. Dès le matin la population se réunit, comme d'habitude, dans une des loges les plus spacieuses. Là, l’aspirant notable, vêtu seulement des habits indispensables, se tient debout, silencieux, vis-à-vis de la pile de peaux préparées qu’il va bientôt distribuer. Chacun étant à sa place, son assistant, qui a le rôle de maître des cérémonies, prend quelques pincées de duvet de cygne qu'il tient dans un sachet fait de la peau du cou de cet oiseau, et le répand lentement sur la tête du nouveau tœæneza en soufflant dessus pour le faire onduler en légers nuages blancs, symbole de