‹ Chez nous et chez nos voisinsChapitre 3 sur 34 · PREFACE, VII · texte numérisé non relu

PREFACE, VII

entiers. Il est juste d'ajouter que si un visiteur de qualité, le comte d'Osmond, par exemple, survenait pendant qu'ils prenaient leur canne et leur chapeau, ils se trouvaient, tout d'un coup, libres comme Tair, s'installaient pour une heure entière, et, de dolents qu'ils étaient, devenaient soudain d'une brillante amabilité. D'autres, profitant de ce que Gérard commençait à perdre la vue, venaient tranquillement lire le journal comme dans un cabinet de lecture, et, pour un peu, se seraient plaints d'être dérangés. L'un d'eux, qui n'apparaissait plus que tous les six mois, dit au malade un mot adorable : « Je pars « pour les bains de mer, s'écria-t-il, je vous « préviens que vous serez huit jours sans me « voir, n — Les parasites avaient depuis longtemps disparu, comme leurs congénères, dans les navires en détresse. Gérard ne déplora pas trop la perte de ces cancrelas en veston. Quant à quelques-uns de ceux qui, par ironie, s'appellent des proches^ ils se firent lointains, lointains comme les dernières couches de l'horizon. Jusque-là Maxime avait reçu régulièrement de gracieuses petites lettres de sa famille. On lui supprima toute correspondance pour ne pas lui causer des regrets trop cuisants. A quoi sert-il.

Page 1