‹ Chez nous; travaux et jeux rustiques (volume 2)Chapitre 34 sur 39 · LA TAUPE Î · texte numérisé non relu

LA TAUPE Î

des lèvres ironiquement closes et des yeux fuyants qui arrêtent les questions. Ils descendent par le col d'Espagne vers les grasses vallées de la Garonne, ou gagnent, le long de l'Adour, nos coteaux herbeux. Ils sont pour nos paysans les signes avant-coureurs de l'hiver. Lorsque les bergers de la montagne, sortant d'un rideau de poussière, apparaissent sur nos routes au milieu de leurs troupeaux, on dit ici : « les feuilles vont tomber » ; lorsque les taupiers surgissent sur nos portes, on â't : a le gel ou la neige peut-être va descendre. » Laissant leurs maisons accroupies au revers des monts, enfouies presque sous la neige, à la garde des femmes, ils partent de chez eux aux premiers flocons. Tandis que la famille vit du peu amassé l'été, ils s'expatrient pour alléger la dépense et gagner quelque argent : à la vérité peu de chose. Ils demandent quatre sous par taupe prise, huit sous par taupe dépouillée. Mais le gain est franc, car on les loge et on les nourrit. Au reste nul ne sait ce qu'ils en pensent. Ce sont des hommes énigmatiques. La tête entourée d'un large foulard en souvenir sans doute du turban ; une veste courte au dos ; un gilet de laine bi'une ouvert sur une chemise en toile écrue ; une culotte boutonnée au genou et crevée là ; des bas ; des espadrilles d'une seule pièce de peau de chamois rabattue et

lacée sur le pied ; enfin une large ceinture aux reins où sont enfouis leur mouchoir, leur porte-monnaie, leur blague à tabac et leur couteau, un long couteau dont ils se servent comme une arme de jet : ils se présentent inopinément, leurs pièges à l'épaule. Sobres de salut, sobres de paroles, habitués au silence parmi l'espace vide où plongent leurs pics, et faits à la solitude de leur chasse, ils s'assoient à nos foyers aussi taciturnes que des exilés. Leur face rasée, où le sang n'afflue jamais sous la peau mate, reste immobile, et leurs mains sont avares de gestes comme leur bouche de discours. Leurs yeux seuls décèlent leurs impressions. Très beaux, d'un blanc bleui autour de l'iris, noir ou jaune ou vert, ces yeux, tantôt sommeillants, tantôt animés d'un éclat dur, ont des regards inquiétants. Ils appartiennent bien à cette race farouche qui poignarda nos soldats.

Une fois entrés, une fois le prix fait avec leur hôte, ils se mettent à l'instant en chasse. On ne les voit qu'aux heures des repas. Le soir, après le souper, ils prennent à la hâte un air de feu, et se couchent sur un bref bonsoir. Le champ ou le pré nettoyé de taupes, ils vous quittent comme ils sont arrivés : on les entend à peine passer le seuil sur leurs espadrilles sourds...

Leur chasse est affaire de flair. Dès qu'ils

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remarquent, aux taupinières fraîchement élevées, que les bêtes travaillent dans une pièce de terre, ils se meltent en observation. Ils relèvent de loin leur marche ; ils attendent l'heure où elles seront très occupées, assez pour que le bruit de leur pas, répercuté par la vibration du sol, ne les avertisse point de leur approche. Cela arrive, lorsque tombées sur un terr^iin fertile en vers, les taupes soufflent coup sur coup. Alors les taupiers s'avancent. Ils cherchent la place où ils couperont la galerie et tendront leurs pièges. Puis, s'orientant, suivant de la pensée la direction des couloirs jusqu'au tertre, là-bas où les bêtes se sont établies, où ils savent qu'elles reviendront au soir tombant, ils tranchent dans le sol et posent l'engin. Et ils s'en vont. Ils errent par les pièces voisines. Ils ne se pressent point, ils examinent les environs. Ils ont la certitude qu'au retour les pièges auront mordu. Chacun d'eux en effet étreint une petite bête qui étouffe. C'est en cela que leur flair tient du miracle. Tout autre avec le même piège, au même endroit, ne prendra rien. Nos paysans ont un certain respect étonné pour ces Catalans.

La taupe sert à faire des cravates, des manchons, des étolcs et des gilets. Chaque bête, une fois tannée, est taillée en langue de peau biseautée ensuite aux extrémités. On emboîte

et on coud ensemble ces morceaux. Mais ceci est affaire aux riches. Les paysans qui enfouissent la taupe tuée tirent d'elle un autre usage. Ils font bouillir ses entrailles dans du vin et en composent un remède contre l'épi- Icpsie. Épouvantés par cette chose mystérieuse qu'ils appellent « le mal de terre », ils croient que la taupe vivant dans les arcanes du sol en acquiert une vertu curative, et que la nature a mis en elle le remède à côté du mal. Ils l'éventrent, tandis que le patient invinciblement attiré se roule sur la terre et semble, en ses contorsions muettes et écumantes, vouloir lui arracher un soulagement...

6 juin.

Ils sont partis aux premiers bourgeons. Dès que la vigne fraîche taillée a sorti ses boutons cotonneux, ils ont sifflé leur chien, rallié leurs ouailles et pris la route. Car sans montre, sans aucun moyen mécanique de mesurer le temps, comme ils lisent l'heure au soleil le jour et la nuit aux étoiles, ils comptent les mois écoulés et relèvent le moment des départs et des retours sur la face de la terre. Et, suivant son aspect, à saison fixe, on est siir de voir apparaître à l'automne et s'évanouir au printemps leur visage rasé, au nez aquilin, à l'œil aigu, et d'apercevoir pardessus le peuple au corps laineux leur silhouette maigre et haute qui vient ou qui s'en va en se balançant... Ein tête, l'âne s'avance. Libre et guidé seulement de la voix, il tient le milieu du chemin. De larges sacs en peau de chamois, sanglés sur son échine, retombent de chaque côté de son dos. L'un contient les effets de rechange du

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berger, l'autre est empli d'agnelets qui, fatigues, y achèvent l'étape. L'âne va, grave et doux, et, parfois, tournant l'encolure, il flaire et caresse des lèvres les petites têtes bêlantes, passées pour respirer à l'ouverture du sac. Les brebis suivent derrière pêle-mêle. Deux grands chiens à longs poils roux ou gris les surveillent ou les poussent. Et le berger ferme enfin la marche. Et toute la masse vivante, dévalant du haut d'une côte, traînant le long des fossés, grossit ou diminue dans le lointain, insoucieuse de l'heure, comme ceux qui émigrent et changent souvent d'habitat. Puis, tout se perd : le chemin reprend son vide, le bruit des piétinements s'éteint, et quelques coups de sifflet de moins en moins stridents, apportés par le vent, rappeUent seuls le passage de la foule animale.

Huit ou dix jours, laissant retomber la poussière autour d'eux, ils vont aller à la montagne dans le sens opposé des eaux. Le jour, en. chemin, les gens de la campagne leur crieront des saluts d'amitié, et dans les bourgs traversés les artisans leur achèteront des agneaux pour la fête prochaine. La nuit, ils logeront dans des étables de fortune ou sous des frondaisons naissantes, au bord des rivières et des ruisseaux rencontrés. Et, un moment, sur les berges molles, ils laisseront se reposer et se rafraîchir les pieds de leurs

bêtes. Et les pays reverdis, sentant le printemps, les mèneront par tous leurs sentiers vers les vallées natales, celles de Cauterets, de Bagnères ou de Luchon, depuis si longtemps quittées. Là, les femmes et les enfants, à l'entrée des clos, en avant des villages, les attendent les bras tendus. Un matin, comme un flot houleux empourpré d'aurore, attirés on dirait par tant de mains avides, ils arriveront sur leur bien. Silencieusement, leurs femmes et leurs filles s'attacheront à leurs cous, et leurs petits garçons à leurs jambes, et. tandis que fous de joie, les chiens bondiront autour de la maison retrouvée, tandis que les brebis à la suite de l'âne envahiront l'étable balayée, père et mère et enfants, en jetant un regard ému à cette terre revivante dont la résurrection ramène le maître, passeront l'humble seuil, dans la lumière de l'âme et dans le ruissellement du jour. Et tout près, sortant petit à petit du brouillard pour fêter aussi ce retour, la montagne amie se haussera dans le soleil...

Courte halte... De quelques semaines à peine, pour embrasser leur femme, pour bercer et caresser leurs enfants.

Comme les serviteurs d'Abraham, les bergers de la montagne sont voués aux soins de leurs troupeaux, et attachés à l'errance de leurs bêtes. Si l'herbe nouvelle les a ramenés

chez eux et rassis un instant à leur foyer, une autre herbe qui croît, là-haut, les convie déjà. D'autant plus que, l'avril disparu, on doit laisser pousser les prés des vais. Quand les oiseaux chantent pour leurs amours, que le coucou répète de bois en bois son cri mélancolique ils soupirent, arrivés à un nouveau départ. En vain cherchent-ils à gagner sur le temps. Ils ont beau retarder la garde du matin et abréger celle du soir : toute la nature épanouie les achemine vers l'exil. Leurs ouailles elles-mêmes les sollicitent. Elles hument l'air, tournées vers les cimes, elles abandonnent d'épine en épine quelque chose de leur paix et de leur toison. Il faut les rasséréner, il faut les tondre. Et c'est le signal de l'adieu. Les femmes à la hâte revoient les vêtements des partants : tous les hommes valides. Des couvertures sont chargées sur le dos des ânes, des chiens des Pyrénées sont adjoints aux autres, à ceux qui ne font que surveiller le troupeau. Enfin, une par une, les brebis dévêtues sont marquées. Celles de telle étable d'un trait rouge, celles de tel parc d'une raie bleue, ou verte, ou jaune. Et tout esi prêt.

L'aurore éclôt. Un bouquin retentit, puis deux, puis trois. A cet appel, tous les partants débouchent de leurs seuils, et de toutes les étables, les brebis. C'est un affairement. Les

bergers en queue, les chiens sur les flancs, les premiers du bâton, les seconds du museau, pressent ici, ramènent là, groupent plus loin les troupeaux, et se démènent et se multiplient. Il s'agit de les fondre en*un seul. Mais les ânes ont pris la tête. Comme par enchantement tout suit. Sur quelques portes, des jeunes femmes et des jeunes filles, déchevelées, donnent au passage un baiser ; à quelques fenêtres des enfants agitent leurs petites mains.

Ils vont. Devant eux la montagne grandit dans le matin. Ils l'atteignent. On prend la file pour monter. Les bêtes forment de longs anneaux blancs mobiles. On gravit lentement. Les ânes sont chargés, les brebis musent, en happant les touffes flairées. Des hêtres et des chênes fourchus, aux racines à nu parmi les pierres, se dressent en bordure ; des arbustes épineux, des ruisselets, des mousses : c'est la zone des bois. Puis on entre sous les sapins. Ils siègent, somptueux. L'air, plus dense entre les murailles végétales, se respire moins à l'aise. On s'élève. Et voici les mélèzes, et les pentes raides, et les gorges à pic. Il est midi. On fait halte. On mange debout, vite, les chiens en rond aut(5ur de soi. Ensuite en route. Tout à coup le sol reverdit. Sur la moindre parcelle de terre la fraise pourprée abonde, et l'airelle sucrée en grappes, et

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la framboise velue encore verte. Un cri vibre. On arrive. Magnifique et odorant parvis, une flore éblouissante foisonne. Toutes les fleurs d'en bas : mais plus vives de teint, nourries qu'elles sont d'air vierge. Et encore des rhododendrons hâtifs, et la merveille inconnue ailleurs : la rose sans épine...

Là, de longs mois, les bergers vivent loin de tous, rudement logés dans des cabanes construites de blocs de granit et couvertes de larges plaques de schiste, sans cheminée, sans autre ouverture qu'une porte basse, bien que la fraîcheur des matinées et des soirées les oblige à entretenir du feu. Chaque semaine seulement tantôt l'un, tantôt l'autre descend pour chercher des vivres; d'un couchant à un couchant, afin de jouir d'une douce nuitée, et parce que, durant la journée, il vendra aux voisins du bois de réglisse, des fleurs jaunes d'arnica ou de la gentiane récoltés sur les pentes. Ses compagnons sont absorbés làhaut. Ils vaguent le jour, de pâturage en pâturage, leurs chiens aux talons, sans se parler presque, occupés à tricoter leurs vêtements avec de longues aiguilles de bois, dans la laine brute de leurs bêtes. Ils en recouvrent jusqu'aux boutons. Ou* bien, comme c'est le temps de l'agnelage, ils surveillent les brebis prêtes à mettre bas. Ils les préservent des heurts ou de la poursuite des chiens, ils leur

évitent les causes d'elTroi qui les font avorter, et leur réservent enfin l'herbe la plus drue pour alimenter le lait futur, un lait clair ensemble et substantiel. Ou encore, lorsqu'ils aperçoivent un agneau, cette tendre chose, lassé ou blessé du chemin, ils le prennent dans leurs bras ou le posent sur leurs épaules comme il est écrit dans le récit divin, et le portent jusqu'au campement. Ils l'abritent dans leur cabane, près de leur feu s'il a froid, ils le couchent à leur propre place, ils lui servent une eau pure ayant couru parmi des plantes aromatiques, où il retrouve la fraîcheur odorante des rosées... On peut les voir, penchés sur leur fardeau, aller et venir au bord doré du ciel... Parfois, leur pitié devient inventive. Il arrive souvent qu'une brebis perde son agneau et qu'un agneau perde sa mère. Alors ils mènent l'agneau sans mère à la brebis sans petit. Et, pour que celle-ci adopte tout de suite l'étranger, ils le frottent avec le sang du mort. La brebis ne résiste pas à cette odeur, et livre sa mamelle... La nuit, après un frugal repas, les bergers dorment sur des lits de fougères, enroulés dans leurs couvertures. Mais hâtivement. Car, forcés par la fumée amassée sous le toit de reposer étendus tout à fait de crainte d'étouffer, ils se fatiguent vite de cette position unique ; car, gardant tour à tour les troupeaux par-

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qués à la belle étoile, ils se réveillent mutuellement comme des soldats. Ils se lèvent, ils se mêlent sans bruit aux brebis sommeillantes, en faisant signe aux chiens de rester couchés. C'est durant ces nuits, au milieu du vide et du silence immenses, et tout irradiés, que pénétrés d'une tristesse inconnue et hantéa de regrets d'amour et si seuls, les bergers ont soupiré le chant patois devenu populaire :

La-haout, sus las mountanes...

Il est des nuits d'alerte. Un ours assaille les bergeries. Tout le monde s'arme. On allume des torches, on les secoue à bout de bras vers le carnassier. On crie, et, à la lueur incandescente des torches, les cliiens en hurlant cherchent à coiffer l'animal. Il se retire, il balaie à droite et à gauche les plus audacieux. Alors on organise une battue pour le lendemain. On le traque, on le fusille par feux de salves. Il en est parfois autrement. L'ours éventre les chiens, un homme même, et emporte sa proie. On cite comme un exemple de courage unique ce trait d'Arriou-Mourt, Un ours décimait son troupeau. De caractère emporté, le berger jura de se venger vite et seul. Patiemment, il releva les traces de la bête. Puis, un soir, il enroula son manteau autour de son bras gauche, arma son poing droit d'un couteau large, au fil ardent, et

attendit ranimai. L'ours arriva. Arriou- Mourt mit un gonou en terre. L'ours se dressa. Il s'avança en se balançant. Le berger cacha sa tête sous son bras gauche, et serra son arme. L'animal s'abattit sur lui. D'un coup, en fléchissant, le berger le fendit de la poitrine à l'arrière-train, et se dégagea, tout sanglant. L'ours, avec des barrissements furieux, voulut l'atteindre. Mais, comme il marchait sur ses entrailles et les arrachait lui-même de ses flancs, il s'arc-bouta sur ses quatre pieds et resta là. Arriou-Mourt coupa une badine. Il s'approcha, et, frappant la bête éventrée, il lui cria : « Tiens ! pour le bélier dévoré ! Tiens, pour l'agnelle noire égorgée .' tiens ! tiens ! lâche et voleur ! » L'ours agonisa sous ces invectives. A quelque temps de là, Arriou-Mourt apparut tout couvert de l'énorme fourrure. Le mufle le coiffait comme un capuchon, et, pour que la peau tienne sur ses épaules, il avait coupé aux pieds puis fendu et cousu les pattes de devant, et passé ses bras dedans. Il allait ainsi, homme à la bête mêlé.

Enfin, l'exil des bergers touche à son terme. Une nuit, une de ces nuits sans lune -chères aux migrateurs, le veilleur entend des sons flûtes, tristes, tristes, passer au-dessous de lui. Il laisse là ses brebis, il se hâte vers la cabane : « Les cailles, dit-il, commencent à

traverser ». Gorgées des graines de la plaine et sentant l'automne, les cailles traversent en effet les Pyrénées. C'est le signal de la descente pour les pasteurs. Ils plient bagage, ils vont pâturer sur les hauteurs communales, dans leurs alentours, sans quitter de l'œil leur toit. Mais la neige les y rejoint. Elle floconne des sommets sur les pentes. Ils s'établissent dans leurs enclos. A midi, ils viennent prendre leur part de soupe, et rire un peu avec les enfants. Qu'ils se réchauffent bien à toutes les flammes familiales ! Les herbes manquent déjà ; un autre exode a sonné... L'émotion du baiser d'adieu pâlit de nouveau leur face.

C'est alors qu'ils arrivent chez nous.

Chacun d'eux est reçu, logé et nourri dans les métairies accoutumées. Ils passent de l'une à l'autre, ils y font pâturer dans les vignes et les prés, ou sur les jachères de l'année. Ils laissent en retour l'étable pleine d'un fumier chaud, recherché par les cultivateurs. On ne les voit que le soir. Aussitôt rentrés ils se rendent utiles. Ils débitent le bois, vont chercher l'eau, apportent la pâtée au cochon. Surtout ils s'occupent des enfants. Eux à qui les leurs manquent tant, ils s'emparent de ceux de leurs hôtes. Ils les prennent sur leurs genoux, les câlinent et les caressent. Ils les recouvrent à demi

de leur cape, pour créer une ombre propice à l'image, et ils les enchantent des légendes de la montagne. Ils les endorment, et, sans les éveiller, ils les couchent eu les tenant

embrassés...

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