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l’un à l'embouchure de la veine cave supérieure, plus ou moins près de l’orifice de ce vaisseau; le second à l’ouverture de la grande veine coronaire; enfin le troisième se place le plus souvent au-devant de l’extrémité gauche de l'auricule; parfois il a son siége dans la cavité même de cet appendice, et dans ce cas les injections seules peuvent permettre de constater sa présence. Ces trois orifices &, b, c (voir fig. 1), sont étroitement liés les uns aux autres, ainsi que me l’ont démontré les injections d’abord, et plus tard la dissection. Par une injection colorée, on voit en effet le liquide sortir par les deux autres foramina ; on distingue même le relief du trajet que suit l’injection, et cela quel que soit l’orifice dont on ait fait choix pour pratiquer l’expérience. Si l’on substitue au liquide une matière coagulante, même grossière, on remplit aisément les canaux de communication des foramina,. mais on injecte aussi un nombre considérable de petits vaisseaux qui viennent successivement se rendre dans les troncs précédents. Dès lors la dissection de ces diverses parties est devenue très-facile. a
Ilexiste donc dans les parois de l’oreillette droite une circulation veineuse, offrant un type spécial, bien distinct; c’est afin de rendre plus facile l’étude des diverses parties dont elle se compose, que j'ai tenu à indiquer en peu de mots les points les plus importants qui la caractérisent, en donnant les moyens quim’ont servi à sa démonstration. Dans mes recherches, j'ai examiné plus de quarante cœurs d'adultes, -et j'ai observé la même disposition chez le fœtus après l’âge de six mois.
DES FORAMINA
Je désigne sous ce nom les orifices des canaux intramusculaires qui reçoivent dans leur parcours une partie des veines de l'oreillette droite. J’ai déjà dit qu’il en existait constamment trois placés en regard des trois orifices de l’oreillette dont j'ai parlé plus haut. Celui de la veine cave supérieure a son siége le plus habituel à un centimètre ou un centimètre et demi au-dessous de l’orifice de cette veine. Je ne l’ai rencontré qu’exceptionnellement au niveau du point d'insertion de la paroi de la veine sur l’oreillette.
Le foramen coronaire (c) offre également quelques variétés dans sa situation; cinq fois sur trente je lai vu occuper l’orifice même de la veine, et la présence de cette ouverture à ce niveau a toujours coïncidé avéc une disposition spéciale de la valvule de Thébésius, que je n’ai pas trouvée mentionnée dans les ouvrages d’anatomie. Au lieu de former un croissant à concavité supérieure au-devant de l’orifice coronaire, cefte valvule de Thébésius, dans les cas auxquels je fais allusion, se trouve placée comme un pont jeté de la partie supérieure de l'orifice à la gouttière inférieure de l'oreillette. Elle forme ainsi un diaphragme médian incomplet qui laisse libres les deux parties latérales de l'embouchure ; elle ne peut donc nullement s'opposer au reflux du sang de la cavité de l'oreillette
dans le grand sinus veineux du cœur, comme Pappelaient
les anciens anatomistes.
À côté de ces foramina constants, il n’est pas rare d'observer une ou deux ouvertures analogues placées
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l’une au centre de la paroi auriculaire externe, l’autre immédiatement au-dessus ou sur les côtés de l’anneau de Vieussens. La premièreexiste une fois sur deux, la deuxième est beaucoup moins fréquente. Enfin, dans les cas où l'oreillette est très-aréolaire, l’un ou l’autre de ces orifices semble ne pas exister ; ils se dissimulent alors dans les piliers des aréoles et ce n’est qu’à l’aide d’injections qu’on peut les découvrir.
Ces orifices sont tous construits d’après un même type et leur lumière ne regarde pas directement la cavité de l'oreillette. C’est qu’en effet, tandis qu’une partie de la circonférence est plane et se continue directement avec la paroi auriculaire, l’autre dessine en relief un bord falciforme, et la réflexion de l’endocarde sur ce relief (dû, disons-le tout de suite, aux fibres musculaires qui forment à ce niveau un anneau incomplet) lui donne l’aspect d’une valvule ; cette disposition rappelle en petit celle de l’orifice profond du canal inguinal. Le plus grand diamètre de ces orifices varie dans les limites de un demi-millimètre jusqu’à deux millimètres. Sur un cœur hypertrophié, sans lésion valvulaire, que j'ai sous les yeux, 1l atteint près de 3 millimètres.
À ces ofifices succède, non point un trajet, mais une cavité, une sorte d’entonnoir, un infundibulum ouvert, sur les parois duquel il est facile d’apercevoir plusieurs pertuis secondaires, Pour mettre à découvert cet entonnoir et prendre une connaissance exacte de sa forme, je circonscris autour de chacun des foramina, par une incision circulaire, une rondelle d’endocarde du diamètre d’une pièce de un franc ; je dissèque avec soin cetie lamelle de séreuse jusqu’au point où elle se réfléchit dans l’en-
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tonnoir, et j'enlève par le grattage les fibres musculaires qui recouvrent ce dernier. Ce procédé montre que l’entonnoir présente un fond plus évasé que lorifice auriculaire, qu'il suit une direction oblique dans la paroi de l'oreillette et qu’à sa surface interne il offre 2, 3 et jusqu'à 4 pertuis plus fins; ce sont les foraminula qui conduisent aux vaisseaux dont je vais donner la description.