DES CANAUX INTRA-MUSCULAIRES ET DES VAISSEAUX = QU'ILS REÇOIVENT
(Voir fig. 2.)
| Sur-lés parois des cavités qui succèdent aux foramina, s’ouvrént deux ordres de conduits : les uns, d’un calibre plus considérable, sont les canaux d'union des foramina, les trajets intra-musculaires propres à l'oreillette droite, qui reçoivent dans leur parcours un nombre considérable de vaisseaux. On péut considérer que la seconde part des veines qui ramènent le sang dans la cavité de l’entonnoir Vient en définitive sé terminer dans les canaux précédents, qui auraient subi à leurs extrémités terminales une sorte de dilatation ampullairé munie d’une valvule incomplète au niveau de leur orifice.
Les canaux de l'oreillette droite parcourent la paroi de l'oreillette en se dirigeant d’un orifice à un autre par la plus courte distance, et dans leur trajet ils cheminent au milieu des fibres charnues, séparés de l’endocarde par un et quelquefois deux plans musculaires. Leur calibre n’est pas le même dans toute leur longueur, et j’ai observé que, nés de l’entonnoir par une extrémité rétrécie, ils se dilatent
progressivement dès qu’ils ont reçu une partie des veines auriculaires. Plus ou moins près de l’une ou l’autre de ses extrémités, le canal vasculaire qui relie deux foramina recoit le second vaisseau de communication né du troisième foramen, et il devient dès lors facile de prévoir quefcette
onfav. d.
Fig. 2.
union des trois orifices, par des voies relativement plus larges et toujours ouvertes, n’a d’autre but que de prévenir toute atteinte portée à la circulation propre de l’oreillette, par l’état incessant de plénitude ou de vacuité
dans lequel se trouve cet organe.
Les canaux précédents sont le rendez-vous de presque toutes les veines auriculaires. Nées d’un réseau capillaire succédant aux artères du même nom et occupant en grande partie la face externe de l'oreillette sous le péricarde, ces veines ne tardent vas àdevenir intra-musculaires ainsi que les canaux mentionnés. Elles marchent ainsi parallèles à des faisceaux de fibres, qui les recouvrent, en leur formant une sorte d’étui ou de gaine musculaire; mais nulle adhérence n’a lieu entre ces faisceaux et les parois veineuses, Une
disposition toute différente régit les rapports des canaux
avec la fibre charnue, et, pour avoir une notion précise de ces relations, il suffit, après avoir injecté ces vaisseaux avec une matière coagulante, de chercher à les isoler dans une portion de leur longueur, On incise tout d’abord une ou deux couches musculaires parallèles à leur direction, très-minces, bien distinctes ; mais, à partir de ce moment, la séparation devient difficile, et souvent on ne l’obtient qu’en intéressant la paroi propre du conduit, On remarque alors que la direction de ces faisceaux musculaires est devenue perpendiculaire au conduit lui-même, et, si l'on exerce quelque traction sur un groupe de ces fibres, on attire très-manifestement la paroi du canal. Plusieurs fois, j'ai répété ces essais, et je suis toujours resté convaincu que les fibres musculaires présentent une adhérence intime avec les parois des plus gros vaisseaux. Or, une telle disposition anatomique, qui ne s’observe que dans deux organes musculaires du corps humain, le cœur et l'utérus gravide, est éminemment favorable à la circulation toute spéciale qui s’accomplit dans leurs parois.
La direction de ces veines, qui vont successivement déboucher dans les canaux que j'ai décrits, n’offre rien de