DES FORAMINULA ET DES VAISSEAUX QU'ILS REGOIVENT
Indépendamment des foramina, la surface interne de l'oreillette droite présente un certain nombre de pertuis plus fins, parfois à peine visibles ; chacun d’eux donne accès au sang qui vient de parcourir la cavité d’une petite veinule. Les Foraminula sont construits sur le même type général que les Foramina. Ils ne présentent aucune constance dans le siége qu’ils occupent; on peut en observer plusieurs sur la cloison autour de la fossette ovale; d’autres siégent sur la partie antérieure de l’orifice auriculoventriculaire. À chacun d’eux succède une petite veinule qui ne tarde pas à diminuer de calibre par l'émission successive de plusieurs branches collatérales. Il est assez commun d'observer des anastomoses entre les veines des Foraminula et les vaisseaux voisins ; c’est dans ces cas que l’on voit les injections venir sourdre dans la cavité de l'oreillette par plusieurs pertuis à la fois.
Structure des Canaux. J'ai fait avec mon ami, M. le docteur Ranvier, l'examen microscopique des parois de ces vaisseaux, et l'opinion que je m'étais formée sur leur nature, pendant le cours de mes dissections, a été confirmée par l’étude histologique. |
Leurs parois se composent de trois et quelquefois quatre couches :
1° La tunique interne, épithéhale, est formée de cellules soudées lés unes aux autres par une substance intermédiaire.
2° Cette membrane repose sur une couche de cellules
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aplaties et parfois étoilées, séparées les unes des autres
par une substance fondamentale, fibrillaire. Les novaux de ces cellules paraissent allongés, comme pointus à leurs deux extrémités, et cela aussi bien sur les coupes longitu-
dinales que sur les coupes transversales à la direction de
ces canaux. Il y a de trois à cinq rangées de cellules dans cette tunique qui mesure une épaisseur de 0"",015 à 0,018.
3° Au-dessous d’elle on trouve une couche de tissu con- Jonctif fibrillaire, entremêlé de fibres élastiques fines à diverses directions. En certains points, le tissu connectif devient très-abondant, et se continue avec le même tissu qui sépare les fibres musculaires du cœur. Quant aux fi- Pres élastiques, elles prennent aussi parfois un grand développement. Elles deviennent plus volumineuses, s’anastomosent entre elles et limitent des alvéoles dans lesquelles se montrent des noyaux, ayant au premier abord beaucoup d’analogie avec les noyaux des fibres musculaires lisses. Mais ils sont moins allongés que dans ces dernières, et ils n’ont point autour d’eux cette zone régulière qui apparaît autour des noyaux des fibres musculaires appartenant aux vaisseaux. Ce sont des noyaux de tissu conjonctif.
En résumé, ces canaux possèdent des parois inertes ; ce sont les faisceaux musculaires de l'oreillette au milieu desquels ils sont plongés et auxquels ils adhèrent qui remplacent les fibres musculaires que possèdent habituellement les vaisseaux. Ils ont la même structure que lendocarde et ils doivent être considérés comme formés par ls réfléxion de cette membrane séreuse
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