LA PROVINCE À L'ATELIER
« Mon cher Sylvius,
« Tu recevras peu après cette lettre un lourd paquel franc de port que je t'envoie par les Messageries royales, Ce paquet est un naturel de Soissons avec lequel je me suis lié au café, et qui vient à Paris faire le garçon, c'est. à-dire dépenser ses économies de clerc de notaire, Le jeune épicemar, prends-y garde, a le plus grand désir de connaître des artistes, la faiblesse du provincial. Il m’a vu, mais je ne suis plus pour lui un artiste ; il veut connaître des artistes plus artistes. Ces drôles-là croient que nous marchons sur la tête, que nous nous habillons en sauvages, et que notre vie est une source de délices. Hélas ! nous qui ne mangeons pas tous les jours et qui n'avons pas même de tabac à discrétion |
« Il répond au nom de Dréchot en public, et à celui de Gustave dans l'intimité. Tu le flatteras beaucoup en l'appelant Gustave. Signes particuliers : élevé dans les
La
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principes économes, farceur — comme un clerc de notaire.
« Mon cher Sylvius, morts sont les arts, morte est la peinture, mort est le portrait dans cette capitale du Soissonnais. J'ai été obligé de descendre au portrait à cinq, et je n’en ai fait que trois, total net : quinze balles. en huit jours ! Ettu me permettras de placer le seul mot latin de ma connaissance, horrendum ! — N'était ma maîtresse d'hôtel, grande brune, qui s’amuse de mes plaisanteries et qui me nourrit quinze jours contre un portrait, j'ignore ce que serait devenu ton ami Schanne.
« Nous qui comptions sur les récoltes de la province ! Hélas ! hélas ! il n’y a plus de province, il n’y a plus de provinciaux. Mon habit noir, l’habit de cérémonie, se porte toujours bien. Je ne le mets pas pour les pratiques à cinq francs la boule ; je le garde pour messieurs les sous-préfets. Malheureusement, je crois qu'il n’y a plus de sous-préfets. Où allons-nous, mon Dieu!
« S'il y avait du nouveau par trop extraordinaire, je l'écrirais.
« SCHANNE, »
— Diable, se dit Sylvius qui était couché sur un hamac, Ça va mal. Schanne aurait mieux fait de rester ici. ft puis m'écrire des lettres ! S'il croit que ça ne coûte rien ! — Eh! Cartilagineux |
Personhe ne répondit à ce prénom.
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— Cartilagineux, moutard, rapin, vas-tu venir ?
— De quoi ? dit un enfant étendu sur un matelas en se détirant les membres ensommeillés.
— As-tu payé la lettre ?
— Avec quoi, m'sieur Sylvius ?
— Avec quoi... tu as raison. Qu’a dit le vil cloporte ?
— Le cloporte a dit : c’est huit sous.
— Et tu as répondu à cette insidieuse demande ?
— J'ai dit : on vous les descendra.
— Cartilagineux, tu es plus bête qu’un graveur su’ bois. Tu sais bien qu'il n’y a pas de huit sous à l'atelier, et qu'on ne peut pas les descendre. Tu vois la faibless : de tes raisonnements et ton peu de logique... Va éveiller Loth.
— M'sieur Loth ! m'sieur Loth ! cria l'enfant.
— Hein? fit une voix sortant d’un paravent.
— Allons, Loth, lève-toi, dit Sylvius, il est temps.
— Cartilagineux, dit la voix, apporte-moi unc pipe. | Le rapin alla quérir une pipe et il ouvrit les deux battants d’un paravent qu'on appelait alcôve, ce qui permit de voir alors celui qu’on venait d'appeler du nom de Loth. Il était étendu sur une planche recouverte d’un matelas aussi maigre qu'un poitrinaire. Un rideau de calicot rouge servait de couverture.
— Bien, dit Loth en s’asseyant sur le lit à ia façon des Turcs et des tailleurs; maintenant il me faut du fabac,
— Je crois bien, dit Cartilagineux, qu'il n’y a plus de tabac.
— Commént, plus de tabac! Tu dois en avoir, Sylvius ?
— Pas une larme.
— Vous n'avez pas de tabac, je me recouche. Cartilagineux, ferme les portes de l’alcôve et veille à ce qu'aucun: moustique ne vienne troubler le sommeil de ton patron.
— Loth! Loth ! lis plutôt la lettre de Schanne.
Loth lut la lettre en fronçant les sourcils.
— Schanne nous compromet toujours. Cartilagineux, passe-moi les culottes à peindre.
Le rapin apporta les culottes dites à peindre. Ces culottes étaient quelque chose de monstrueux par l’assemblage des couleurs qui y régnaient et qui faisaient de ce pantalon une véritable palette. Loth, üne fois dans les culottes à peindre, alla visiter les pipes accrochées au râtelier. L'examen fut satisfaisant.
— Cartilagineux, dit Sylvius, comment sommes-nous avec le boulanger ?
— M'sieur, le boulanger est brülé, il demande un àcompte.
— Ceci est grave, le pain et les spectacles étant la base de la nourriture des inventeurs du vaudeville. Et l’épicier ?
— L'épicier est brülé, dit le rapin, maïs il reste des provisions,
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— Où vois-tu des provisions ? dit Sylvius.
= Nous avons une demi-bouteille d'huile et de vinaiare, du sel et du poivre.
— Tout ça n’est pas nourrissant. Et la fruitière ?
— La fruitière n’a jamais voulu ouvrir d'œil; elle a dit qu’elle avait déjà perdu avec des artistes.
— Ah! l’infâme sapajou de Cartilagineux, qui nous humilie partout. Avais-tu besoin de dire que nous étions artistes ?
— M'sieur Sylvius, elle ne voulait pas faire crédit, je lui ai demandé si elle désirait sa ressemblance.
— Qui t'a prié d'offrir des portraits ? Regardez un peu ce peintre, qui n’est pas digne de râcler ma palette et de nettoyer mes pinceaux |!
Loth, qui voyait son ami en fureur, détourna l'orage.
— Peut-être ce monsieur de Soissons viendra-t-il aujourd'hui. Schanne écrit : « Peu après ma lettre tu recevras, etc. » M. Gustave offrira sans doute à déjeuner. Cartilagineux, au premier mot de déjeuner, file et va chercher Barryas ; tu lui diras qu'il ÿ a en la demeure une forte nourriture. Surtout qu'il arrive par hasard.
— Silence, dit Loth, j'entends du bruit dans nos murs.
La personne qui montait les escaliers s'arrêta tout court sans frapper.
— I] lit les explications, souffla le rapin en vedette.
La porte présentait au dehors un aspect hiéroglyphi-
que Bnsez curieux. Dans un caïsson, peint en forme de cœur, un génie tenait dans sa main ces indications : « 4° Frappe discrètement deux ou trois coups au plus; 2° nomme-toi, après avoir frappé les deux ou trois coups ; 3 lance ton nom d'une voix claire et nette; 4° faute de quoi il ne te sera pas ouvert ; 5° les visiteurs qui ne trouveraient personne sont invités à laisser leur nom, leur adresse, leur profession et l’objet de leur visite sur l’ardoise destinée à ce. Signé : Schanne, Sylvius, Loth. »
— Il lit, dit Cartilagineux.
— C'est un nouveau, dit Loth.
Sans doute le nouveau, tout à fait étranger aux mœurs artistiques, relisait-il les instructions avant de se déterminer. On frappa et le vent apporta le nom de Dréchot.
— Ouvre, dit Sylvius. Ah ! c’est vous, Gustave, dit-il au jeune homme étonné de se voir tendre la main par un personnage de lui inconnu jusqu'alors. Schanne nous a beaucoup parlé de vous dans ses lettres, et nous sommes enchantés de faire votre connaissance.
— Monsieur... messieurs... dit Le clerc de notaire, visiblement embarrassé.
Et il y avait de quoi; l'atelier présentait un fouillis, un entassement de choses étranges. Une ménagère flamande eût frémit à l’idée de mettre en ordre ce capharnaüm. Des chevalets, des livres, des têtes de mort, une selle à sculpteur, des gravures, des pipes, des plà-
CHIEN-CAILLOU 155 tres, le hamac, les matelas, des ossements, un cochon d'Inde vivant, des habits, des esquisses, tout cela s’embrassait, se heurtait, se coudoyait, traînait et grouillait.
— Vous arrivez à l'instant, Gustave ? dit Loth,
— Oui, monsieur, dit le clerc de notaire; et je suis descendu chez vous aussitôt.
— C'est très-bien de votre part. Est-ce que vous ne prendriez pas quelque chose ?
— Vous êtes vraiment trop bon, monsieur,
— Et qu'est-ce que vous en avez fait, là-bas, de Schanne ? ë
— Je l'ai quitté au café ; il jouait au billard,
— Ah ! le joueur ! Avez-vous déjeuné ?
— Non, pas encore, et même je voulais vous inviter à le partager avec moi.
— C'est à nous, dit Loth, # vous offrir votre premier repas dans la capitale.
— Je ne le souffrirai pas, messieurs,
— Cartilagineux, dit Loth, en lui faisant des signes, va quérir le déjeuner.
Cartilagineux avait l'air d'un homme qui tombe du haut d’une cathédrale. Son nez était effrayé.
— Vous m'invitez de si bon cœur, dit le provincial, qu'il faut bien accepter.
— Diable ! se dit Sylvius, nous avons été un peu loin. Nous déjeunerons ici, alors.
— Comme il vous plaira, messieurs,
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— Cartilagineux, dit Loth, que vas-tu nous servir à déjeuner ? à
Le rapin resta muet comme la tombe. L’aplomb de ses maîtres le terrifiait ; il bégaya : — Ce... que... vous voudrez...
— Aimez-vous les côtelettes, Gustave ? dit Loth.
— Je mange de tout ; je ne suis guère difficile.
— Du reste, Paris offre tant de ressources pour la cuisine ; et vous seriez habitué à vivre délicatement que nous n’en serions guère plus embarrassés. Que mangeons-nous avec les côtelettes.? Des sardines, du beurre, du fromage pour terminer ?
— Très-bien, dit le jeune Soissonnais.
— Préférez-vous le vin blanc ?
— Oui, le matin.
— Allons, Cartilagineux, mets-toi en course, et rapidement.
Cartilagineux fit mine de trotter, mais en restant à la même place et en tendant la main.
— Ah ! tu me demandes de l'argent ? N’en as-tu pas?
Le rapin secoua la tête.
— Comment, les 600 francs du tableau commandé sont déjà mangés ? Diable, tu vas vite. Montre-moi tes livres de comptes, car je crois que tu fais danser l’anse du panier.
Cartilagineux chercha vainement un livre de comptes quelconque.
— Je crois, dit Loth, que tu serais bien embarrassé
de me montrer ton livre de comptes. Maïs nous n’avons pas le temps en ce moment d'examiner si tu as été infidèle envers tes maîtres. Sylvius, va chercher de l’argent. |
— Cest bien loin ; cependant je vais m'habiller.
— Non, non, dit Gustave, pris dans les ficelles, je vous offre aujourd'hui à déjeuner.
— Et ce sera notre tour demain, dit Loth. Cartilagineux, Crois-tu que dix francs soient suffisants ?
— C’est assez, m'sieur Loth.
— Alors cours vite, et surtout n'oublie rien, lui dit-il en appuyant sur ces derniers mots.
Le rapin, enchanté d'échapper à tous ces interrogatoires qui le déroutaient, prit les dix francs, un panier et partit.
— $i nous mettions le couvert ? dit Sylvius.
Le provincial regardait avec surprise deux planches de bois posées par terre, formant un boyau. Une tortue se promenait lentement dans ce boyau. Il prit la tortue pour l’examiner :
— Oh ! dit Loth, vous dérangez l'horloge,
— Comment, l'horloge ?
— Certainement ; cette tortue est une pendule,
— lé, hé! moqueur, dit Gustave.
— Pas du tout. Cette tortue est mon élève, et je puis dire avec fierté que personne n’a rien inventé de pareil. Aussi quel temps il a fallu pour la dresser ! Remarquez continua l'inventeur, ces aliments qui sont placés de
quatre marques en quatre marques. Chaque marque vaut une heure. J'ai calculé le chemin que faisait une tortue en une heure et je l’ai mesuré. J’ai établi le couloir, et, à force de coups et de soins, la tortue a fini par nous donner l’heure exacte. Elle est d'une régularité à désespérer feu Bréguet; cependant, il faut nourrir - exactement l'horloge. ne.
En ce moment on entendit une voix au dehors qui criait : — C’est moi, Barryas. — On ouvrit, et un jeune homme entra cavalièrement.
— Bonjour, mes vieux. Que faites-vous? Venez-vous déjeuner avec moi à Asnières ?
— Impossible, monsieur nous a invités, dit Loth. Tu devrais même rester avec nous. Je te présente Gustave de Soissons, ami de Schanne.
— Alors je reste pour causer de Schanne. Il va bien? Allons, tant mieux pour lui. — J'ai vu le petit, dit-il à Loth tout bas.
— Va-t-il revenir, Cartilagineux, lui dit Loth à l'oreille. | .
— Je l’ai laissé chez le marchand de COST et j'ai même veillé au choix.
— Tiens, je crois qu'il arrive, j'entends monter, dit Loth.
Effectivement, on entendit un pas lourd à la porte. On frappa brutalement sans se nommer.
— Silence ! dit Sylvius...
— Bi que ce n’est pas votre petit domestique ? dit le provincial. .. .
— Nonlilse nommérait. .
« —(Ça “doit être la blanchisséuse, dit Loth..* s —- Alors, ouvre-lui, dit Barryas, la blanchisseuse n’est "pas féroce. ? -e
— Mais si ce n'était pas la blanchisseuee!
Le provincial, fort étonné de ces,mystères, regardait tour à tour les trois amis. Sylvius, gêné, alla quérir sur la pointe de ses pieds un énorme carton de gravures et le pria de des regarder, en attendant... Gustave ne comprenait rien à cet en attendant; mais comme personne ne semblait disposé à lui donner des explications, il regarda les gravures. Un second coup très-violent, frappé contre la porte, le fit tressaillir ; les trois artistes étaient muets et immobiles comme des statues.
— Diable, dit Barryas, j'ai une faim de cavale. Est-ce qu’il ne va pas s’en aller, ce fâcheux ?
— Comment fera Cartilagineux pour rentrer ?
On entendit de nouveaux pas dans l'escalier :
— Je me meurs, dit Barryas, c’est cet intrigant de rapin. “Il n’a pas de flair. Ce n’est fondant pas le nez qui lui manque.
— Écoute, dit Loth, il me semble qu’on parlemente.
Loth pencha la tête contre la porte, et il entendit ce dialogue :
— Bonjour, monsieur Barême! Vous allez fous oien ? et votre épouse ?
s LL : Li « us à : ® é » te Pi # ï 160 ‘CITEN-CATLLOU n nf
& Mie SRE Vous êtes trop bon, et.la “Hire? É'. Re — Merci bien, comme le rar chi devcgriseh, la - la doute. #° NT Le RNTSE * MP TRE ef DO * —de viens pour M. is, 2740) de KES. ENS A — Comme moi. Le ME FAT ti Etv vous avez frappé? M 5 Fo » 1 .
| — Mais ÿ en ai les doigts meurtris.
—$i nous frappions encore ? CPE à Les deux & créanciers frappèrent ; Loth revint pâle vers ses'amis : An ;
sh Îls sont deux-: Barême etLochard.
— Ah Seigneur ! dit. Sylvius. »
. — Eh bien !‘dit Barryas, n’avez-vous pas peur?
— Il ya. de quoi, Le marchand de bois est aussi brutal qu’une tes ; is
— Voulez-vous que je les reçoive, dit Barryas.
— Bath ! où veux-tu que nous nous cachions ?
— Comment faire ? dirent-ils ensemble.
Gustave avait quitté les gravures en voyant la mine piteuse de ses nouveaux camarades. 4
— Qu'est-ce que c’est? dit-il. ‘
— Ce sont. dit Sylvius, des gens quimious ennuient et que nous ne voulons pas recevoir. 4
— Des gens mal élevés, reprit Loth.
— Avez-vous faim ? se hasarda à demander le provincial. :
— Et moi aussi, dit Barryas, fatigué du clerc de notaire.
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à cri st précise, 2" 6 see Fa faim une Fn finale, dit PEL Vs sez- -les frapper, je vous jure qu’ ils r'enfor ront a porte. Mais donnez-moi à manger. Vous.
avoir quelque chose à manger, un rien... ; PRE CE: as
— Rien, excépté de l'huile et du vinaigre, gi sel ct Là du poivre. "$
— Une idée, Eborrses. Si nous mangions M. Gus-
tave en salade? de” Mi: “ ni — Ça ne se peut pas. ”
— Cependant, l'histoire nous offre des ‘traits beau-
coup plus féroces. Ugolin mangeaient ses enfants, c’est connu. *
— Tony, quelle heure donne la tortue ?
— Quatre heures cinq. Si nous dormions ? Dormir, c'est manger.
ee J'aimerais-mieux manger, dit Barryas. Mais que ; va devenir dans tout ceci Cartilagineux ?
— Ce n'est pas trop l’état du rapin qui m'inquiète, c’est Vétat de la nourriture.
— Monsieur, criala formidable voix de Lochard, je . sais que vous y êtes, je vous entends parler. Je m’en vais aujourd’hui, mais demain à six heures du malin,
152%. CHIEN-CATLLOU .
je viens et je ne quitte pas votre porte. Gare vous si
vous ne me payez pas. +". ÿ + — Moi aussi, crut devoir ajouter Barème. + On entendit dans l'escalier des pas qui se perdaient
de marche en nl: PE.
— Couic |! hu ! terre ! sauvés ! crièrent lés trois artistes en sautant de. joie. |
— Messieurs, dit Gustave, je vous féméhderst la permission de venir vous voir une autre fois. J'ai affaire aujourd’hui. ” :
Et il s’en alla.
— Enfoncé. la province! hurla Barryas ; Cartilagineux va bientôt remonter avec le vivre. Allons-nous dévorer et manger le déjeuner de M. Gustave. Ohé!
Mais Cartlagineux ne revint pas. Ennuyé de porter les provisions, il était entré chez le marchand de vins et avait dévoré les dix francs de charcuterie.
Trois jours après il mourut d'indigestion.
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