ARAUCANIE
graisser, à la faille élevée, aux grandes cornes, les Indiens ont formé une variété que je n'ai vue que chez eux. Ce sont des animaux plus petits et sans cornes, dont le lait et les chairs sont, parait-il, plus estimés.
De même, à côté du mouton commun de la pampa existe une race de plus forte taille et de laine plus abondante, quoique d'égale qualité. Enfin, on prête aux Âraucans une race de chevaux connue sous le nom d' « indienne », mais qui ne diffère des races que j'ai décrites que par de très-petits côtés. Si, en effet, par sa taille et sa résistance au travail, cette variété semble l'emporter sur les autres, elle leur est inférieure en ce qui concerne surtout le caractère et l'allure. D'ailleurs, il convient d'ajouter que MM. les Indiens seraient assez mal venus à revendiquer dans la race chevaline des types spéciaux; car, s'ils élèvent et forment des troupeaux, c'est du vol que procèdent presque tous leurs chevaux.