‹ Chili, Paraguay, Uruguay, Buenos-AyresChapitre 15 sur 63 · TERRE DU FEU · texte numérisé non relu

TERRE DU FEU

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PATAGONIl', TKI\l\P.-DU-FEU ET ILES INTALOUIINES.

dont se compose la provision d'Iiiver de chaque famille, rend ces déi^oiltaiites demeures à peu près inabordables aux étrangers.

Un arc, des flèches armées d'un caillou barbelé, et une fronde, sont ietn-s armes de prédilection. Ils tirent de l'arc avec une adresse merveilleuse.

Mais l'usaj^e qu'ils font de la fronde est vraiment extraordinaire. Ils frappent, avec une pierre, un but placé à une grande distance sur une branche d'arbre. King raconte qu'ayant demandé à un Fuégien de lui montrer la manière dont il se servait de la fronde, l'Indien ramassa une pierre grosse comme un œuf; puis, ayant marqué un canot comme but, il se tourna et lança la pierre dans une direction opposée, contre un tronc d'arbre; le projectile rebondit, passa par-dessus sa tète , et tomba dans le canot. Il paraît, du reste , qu'ils n'emploient leurs armes qu'à la chasse , car on n'a pas remar-

aué qu'ils se livrassent à ces guerres e tribus à tribus, qui semblent destinées à occuper l'oisiveté des peuplades du continent et des grandes îles voisines.

Quand ils veulent faire du feu, ils fraj)pent d'un caillou un morceau de mondle , en tenant par-dessous, pour recevoir les étincelles, un peu de mousse ou de duvet mêlé avec une terre blanchâtre, qui, formée de détritus végétaux entièrement desséchés, prend feu comme l'amadou. Le mondle dont ils se servent indique, dans les montagnes où ils le ramassent, et qui sont principalement situées au nord, l'existence de mines d'étain , et peutêtre de métaux plus précieux.

Ils naviguent dans des canots qui ont une quinzaine de pieds de long sur trois de large , et autant de profondeur. Ces embarcations, plus vastes, mais moins artistement confectionnées que celles des Samoïèdes, sont faites de petites branches courbées en arc , et unies entre elles avec des tendons d'animaux et des bandes de cuir.

Les femmes ont le pénible soin de ramer sur mer, et les hommes ne les remplacent que quand elles sont exté-

nuées de fatigue. A elles sont dévolues toutes les occupations du ménage. Ce sont elles , par exemple , qui , munies d'un panier et dun bâton pointu , un sac de peau de guanaque sur le dos, vont détacher des rochers et des brisants découverts par la marée descendante, les coquillages qui composent le mets principal de ce peuple.

Les Fuégiens, dont l'appétit n'est pas facilement rassasié , mangent aussi de la chair de phoques et de cétacés , comme l'a prouvé la présence de plusieurs ossements de ces animaux dans leurs wigwams. Le poisson cru est aussi pour eux un véritable régal. En fait de végétaux, ils n'estiment pour aliment que les baies d'un chétif arbuste , et un fungus de couleur jaune , gros comme une petite ponurie, et croissant en grande quantité sur l'écorce des hêtres. L'extérieur de ce champignon , d'une espèce à part , offre une multitude de cellules profondes, et ressemble, sous ce rapport, à une ruche irrégulière. Les indigènes le mangent cru lorsqu'il a acquis , par la maturité, une saveur légèrement sucrée et un parfum analogue à celui du mousseron.

Les officiers du Beagle avaient quelque raison de soupçonner les Fuégiens de cannibalisme. Ces soupçons furent confirmés par les déclarations de quelques-uns de ces indigènes qui avaient été conduits à Londres , et qui , familiarisés avec la langue anglaise , donnèrent au commandant Fitz-Roy des explications positives et détaillées sur cette horrible coutume : d'après cela , ]M. Fitz-Ro^ n'hésite pas à affirmer que les Fuégiens sont cannibales , et que, notamment, ils sont dans l'usage de tuer leurs plus vieilles femmes, pour les dévorer, lorsqu'ils craignent de manquer de vivres. Ce trait donnerait à la physionomie de ce peuple un caractère tout particulier, et le distinguerait essentiellement des autres nations de l'extrémité méridionale de l'Amérique.

Malgré cet usage, qui contraste avec l'amour de la famille, sentiment trèsdéveloppé chez les Fuégiens , ils ont

L'UNIVERS

l'humeur assez douce; et, après le premier moment de surprise causé par la vue d'un étranger, ils accueillent bien le voyageur. Leur intelligence paraît très bornée; cependant plus d'une observation , et notamment l'examen phrénologique fait par un officier anglais sur plusieurs d'entre eux , prouve qu'ils sont susceptibles d'une certaine éducation.

On sait encore peu de chose de leur religion , si tant est qu'ils en aient une. Il est probable que leurs croyances se bornent, comme celles des Patagons, à quelques superstitions plus ou moins extravagantes. Quoi qu'il en soit , on n'a pas remarqué qu'ils eussent aucun culte extérieur.

Tels sont les traits et les caractères distinctifs des Fuégiens en général.

L'ouvrage de MM. King, Fitz-Roy et Darwin nous fournit quelques détails spéciaux à chaque tribu en particulier.

Voici comment le premier de ces savants divise les indigènes de la ïerredu-Feu :

La tribu des Yacana-Kunny habite la partie nord est de ce vaste groupe d'îles ; elle est peu connue, et se compose, à ce qu'on croit, de cinq ou six cents individus, les enfants exceptés.

Par delà une haute chaîne de montagnes, au sud-est des Yacana, habite la tribu des Tekinica, autrefois nommée Ryuhué, les plus pauvres Indiens de la terre-du-Feu. Ils vivent sur les bords et dans le voisinage du canal du Beagle. Le nombre des jeunes gens, dans cette tribu, peut s'élever à cinq cents.

A l'ouest, entre la région occidentale du canal du Beagle et le détroit de Magellan , est une tribu appelée Jiikhoullp , et qui compte environ quatre cents individus.

Les parties centrales du détroit sont habitées par une horde de deux cents Fuégiens, auxquels Bougainville, et après lui d'autres navigateurs, ont imposé le nom àe Pécherais, par analogie avec une exclamation familière à ces sauvages.

Les Yacana-Kunny ressemblent aux Patagons pour la taille, la couleur de

la peau et la manière de se vêtir. Ils paraissent être aujourd'hui dans la situation oii étaient les Patagons avant qu'ils eussent des chevaux. Avec leurs chiens, leurs arcs et leurs flèches, leurs bolas, leurs frondes, leurs lances et leurs massues, ils tuent des guanaques, des phoques, des autruches et d'autres oiseaux. Du reste, les indigènes de cette région sont plus heureux , sous certains rapports , que leurs voisins du continent; car la portion nord-est de la Terre-du-Feu est placée dans des conditions physiques meilleures que la Patagonie. On ne trouve plus ici les montagnes boisées des îles occidentales, mais des plateaux peu élevés et couverts d'arbres en partie seulement ; au nord de ces plateaux , on voit de vastes espaces presque découverts et offrant de précieux pâturages. Ajoutons que le climat tient le milieu entre les extrêmes d'humidité et de sécheresse, qui sont le partage des pays environnants. Il est donc à présumer que si jamais on fonde un établissement dans le pays des Yacana , particulièrement a[)pelé par Narborough terre méridionale du roi Charles, on aura plus d'une chance de réussite.

Les Tekinica sont petits et mal faits; la couleur de leur peau est celle de l'acajou le plus vieux, ou plutôt entre le cuivre et le bronze. Les jambes sont minces et en disproportion avec le buste; leurs cheveux, noirs, sales et grossiers, cachent une partie de leur figure et rendent encore plus hideux le caractère de leur physionomie. La fumée au nvMeu de laquelle ils vivent constamment, l'usage de l'huile dont ils oignent leur corps, les substances dont ils se barbouillent, les aliments malfaisants et quelquefois putréliés qu'ils engloutissent dans leur avide estomac, tout cela produit sur leur personne des effets qu'il est facile d'apprécier.

On peut expliquer jusqu'à un certain point l'état de stupidité et de sqiialidite physique de cette tribu, par le climat dont elle subit l'inlluence.

Le pays qu'elle habite est découpé

PATAGONIE, TERRE-DU-FEU ET ILES MALOUINES. 59

dans tous les sens par une infinité de bras de mer, et offre de hautes montagnes dont le sommet est ciiargé de neii;es éternelles, tandis que leur base est couverte de bois épais et humides.

Les beaux jours sont rares dans cette région, sur la(|uelle fondent, comme par prédilection, les nuages, les brouillards et les tempête? formés à l'extrémité delà Terre-du-Feu.

ï Les Alikhoulips sont les plus grands et les mieux faits d^s Fuégiens; leurs femmes ont la physionomie beaucoup moins hideuse que celles des autres tribus. Toutefois, ces indigènes sont inférieurs aux Yacana, et bien plus encore aux Patagons. La contrée où ils résident a beaucoup d'analogie avec le pays des Tekinica, mais les vents y régnent plus souvent et avec plus de force.

Les Pécherais sont de pauvres et cbétifs Indiens d'uç aspect repoussant. Comme ils occupent la partie centrale du détroit de IMagellan, ce sont eux qui ont la visite des marins qui naviguent dans ce passage. En général, les Européens n'ont jamais eu à se plaindre de leur caractère.

Les Fuégiens du havre de Merci ont le corps chétif, les membres difformes et peu musculeux ; leurs cheveux sont noirs, roides et épais ; leur barbe, leurs moustaches et leurs sour-

cils extrêmement courts et soigneusement arrachés ; ils ont le front bas, le nez assez proéminent, avec des narines dilatées. Leurs yeux sogi bruns et de grandeur ordinaire; leur houche est grande, la lèvre inférieure épaisse ; les dents petites, régulières, mais de couleur terreuse. Leur physionomie est sans expression.

Nous dépasserions le cadre de cette notice si, nous laissant entraîner sur les traces des auteurs qiii nous servent de guide, nous entrions avec eux dans les mille détails de mœurs qu'ils ont enregistrés dans leur curieux journal de voyage; toutefois, il nous reste un point important à traiter ou du moins à indiquer : c'est la langue des Fuégiens.

Le vocabulaire que nous donnons ici est un document presque original, en ce sens qu'il n'existe encore que dans la relation de M. Fitz-Roy.

En publiant en abrégé ce tableau de deux langues jusqu'ici entièrement inconnues, nous devons prévenir le lecteur que la lettre h indique une aspiration gutturale très-forte. Les sons gutturaux sont bien plus prononcés dans les idiomes fuégiens que dans la langue patagone. On peut même comparer, certaines intonations des premiers aux efforts que l'on fait quand on a dans la gorge un corps étranger dont on veut se débarrasser.

FRANÇAIS

ALIKHOULIP.

TEKINICA.

abeille

kikiooul

yumerteté.

wououreuch.

arbre

kiareucka ou kafcha

arc

kereccanS'

whaïanna.

bateau .

athié

watch •

blanc

akitca

boire

allihella

ulla ou allé.

bois

ufcha.

ahchif ou ospatach .

yiack.

carminé.

bon

bouche

eufteare

toQuirabé

bras

chaud

itetkhik

uckhoulâ.

cheveux

aïQ

oclita.

chien

chiloké

eaclieulla.

cinq

cupaspa.

yarek.

alkhekum .

cou

chahlikha

couper

couteau

cuppa

aftaré ou aftaïla

tetlowal ou teclewel.

cri

yeikesta

eurra.

cuisse

cutlaba

lukha.

dents

cauouach ou carlich

tououm.

L'UNIVERS

FRANÇAIS

deux —

doigt

eau

enfant

entendre

épaule

étoile

femme (mulier)..

femme ( uxor ) —

feu

tille (jeune )

tille (petite)

lils

flèche

fleur

frère

front

froid

fumée

genou

glace

guanaque

jambe

jour

langue

lune

lune ( nouvelle ) .

lune ( pleine ) —

main

maison

maladie

manger

mari

matin

menton

mer

mère

mère f grand' ). ..

mort ( participe ).

mort (substantif)

mouche

neige

neuf ( nombre ). .

nez

noir

non

nord

nuage

nuit

occident

œil

œuf

oiseau

oreille

orient

os

oui

panier

peau

père

père (grand-)

petit

pied

pierre

pierre ( à feu ) . . .

pluiQ>.> k...

ALIKHOULÏP.

telkiou

skeulla.

tchauach

aïlwalkh

tellich

choïcks. .

quoounach • •

atlarabich ou ackhanach.

achwalluk

tettal

anna

yarreukepa.

parai

annagua

y iksta

arré

telché

kichach

tellicks ou telkhach

teuldeul.. ■

atkhurska

harmaeur

keut

enoqual.

leukin

conakho

yecoat

oouquel

yuccaba

rieut

yaùhal

luffich

arrik

euchqual

eufca

chahbeucl

chahp

caouchillich

willacarwona.

TEKLMCA.

tomattola.

acho

nohl

fcal.

quitteuk

yaou

teullou.

youlleupre ou yoouleba

entqualdal

teikh

lithlé

taouqua

teldil

yulaba

ochkia "

kaekhu ou khalo

euccolaïk

cbeeul

caouich ou coouich

choks.

keutliculcul

kehtlas ou catliow

cathaou.

cappocahch ou abquœuahch. .

combelé.

chamea.

yaramua.

murra.

ahkeka.

appernich ou appouna.

kepa ou chepu<.'n .

looucou.

puchahké.

yarumatea.

marriou.

tiacou.

aneaca.

raarcos.

ochcarché.

euccoou.

uckco ou ochat.

teullapoua.

yiatia.

armaoua.

hiéta.

leuu.

anofeo.

touquillé.

houlouch.

marpo.

oukliral-

orna ou omey.

attema ou ettuma.

dougou.

maoula.

wonné.

hayeca.

danbé.

ghoulouonna.

apaïna .

oppunaca.

yurtoba.

cucheuk.

barbé .

uffahou.

eukkeuch .

uppaheuch.

délia.

herch .

begbé .

eufkhea.

yahcuf.

ahtuch.

das.

kaèkhem ou keucb.

appulla.

avmo.

ghoulourran.

coïa ooueï.

jubbacha ou wert.

PATAGOJNIE, TERIŒ-DU-FKU ET ILES iMALOUlJNES. 61

FRANÇAIS

ALIKHOULIP.

TEKINICA.

pIUDlC

(ivicii

oftoukou.

poisson

a'p )ou!)in ou appeuflin

lethl.

appcurma.

ijorr •

(juatre

carga.

Icuclika-

rire

jiaïl

sal)lc

puntel.

cheubba.

^;<nfi

sept

rheiihha.

hooucasta.

.six

coumoua.

g(rur

oholicl

waykippa.

leum.

soleil....

leuin

sourcil

tethlui

nlkhella.

sud

euccoal

ahrié.

terre

barbé

lann.

télé

tcliciinplh •

oclié.

nfphnf Ka

lukabé.

ahiach •

leuppaé.

keki ia.

tonnerre

cayrou

keupeb

meutta.

un

toouQuidoou

ocoalé .

aoun

alla.

veiiez-ici

yamacheuma.

îieurreuquach

weureup.

keuttoas.

ventre

kuppude.

kerowich

En lisant cet extrait de vocabulaire, on a sans doute été surpris de la différence frappante qui existe entre les idiomes de deux tribus si voisines l'une de l'autre. 11 est vrai qu'il y a en Amérique des langues mères entièrement différentes par leurs racines, et qui se ressemblent par le mécanisme et la physionomie (*); que par conséquent il faut peu s'attacher aux mots, et beaucoup, au contraire, aux constructions et au génie des langues américaines; toutefois la dissemblance presque complète entre les mots et entre les racines est un fait grave et significatif quand il s'agit de deux langues parlées par des peuples que sépare un espace extrêmement étroit, et à qui l'habitude de la navigation permet d'entretenir ensemble des relations presque continuelles.

Ce fait caractéristique nous empêche d'adopter, jusqu'à preuve plus convaincante, l'opinion de M. d'Orbigny, qui fait des Fuégiens un rameau de la race araucanienne. Non-seulement reu[)honie qui distingue la langue des Aucas ne se retrouve en aucune façon dans les idiomes fuégiens, qui sont horriblement

(*) Huniboldt , Tater.

gutturaux, mais il y a encore différence essentielle dans ces derniers entre eux. Les considérations physiologiques militent aussi contre l'assertion du savant naturaliste; si lesTekinica sont petits comme les Araucans, d'un autre côté, ils ont la peau couleur d'acajou, quoiqu'ils habitent un pays extrêmement boisé et humide, circonstance qui, d'après le propre système de M. d'Orbigny, devrait éclaircir la couleur de la peau. Voici ensuite les Yacana-Kunny, qui , d'après le témoignage du capitaine King et de ses officiers, ressemblent aux Patagons pour la taille, le teint, le costume, les armes et les usages.

Il y a donc heu de croire que si le voyageur éclairé qui nous a été si utile dans notre travail eût été à même d'observer la population fuégienne dans son ensemble et dans ses individus, il aurait adopté des conclusions différentes. Malheureusement il déclare n'avoir vu qu'un seul Fuégien adolescent dans le nord de la Patagonie.

Ajoutez que lorsque M. d'Orbigny îi écrit son Homme américain , l'ouvraj^e si explicite de King n'avait pas encore été publié, et que, par conséquent, il n'a pas pu profiter des précieux renseignements que les savants de l'expédi -

rUNIVERS.

tion anglaise ont recueillis sur cette nation si peu connue jusqu'à eux.

Nous dirons, comme M. d'Orbigny, que M. Bory de Saint-Vincent a été induit en erreur en rapportant les Fuéi^iens à la race noire, c'est-à-dire, à celle qui couvre une partie de la terre de Diémen (*). Sous le rapport de la couleur, rien n'est plus exact; mais, d'un autre côté, il faut convenir que la longueur et la ténuité des niembres des Fuégiens, leur démarche chancelante, leur étrange physionomie, dont le type est reproduit dans une de nos planches, les rapprochent d'une manière frappante des populations du grand Océan.

Malgré le peu de renseignements que l'auteur du Voyage dans l'Amérique méridionale peut nous donner sur les peuples de la Terre-du-Feu , qu'il n'a pas visités, il n'en est pas moins regrettable, même pour ce qui concerne les Fuégiens, que ses observations détaillées sur les langues des nations australes n'aient pas encore paru.

Ce précieux travail nous eût permis d'examiner le rapport exact des idiomes fuégiens, dont King nous a donné une idée, avec la langue des Patagons, et de vérifier entre autres questions, si la migration asiatique, constatée par Malte-Brun et d'autres géographes , s'est étendue bien au delà du Chili, c'est-à-dire , jusqu'à l'archipel de la Terre-du-Feu.

En attendant nous ne doutons pas que le nouveau vocabulaire dont nous venons d'extraire le tableau qu'on a lu, n'attire sérieusement l'attention des personnes compétentes, car les langues fuégiennes offrent un élément de comparaison qui avait manqué jusqu'à ce moment.

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