‹ Chili, Paraguay, Uruguay, Buenos-AyresChapitre 6 sur 63 · CHIM · texte numérisé non relu

CHIM

Si

un terme h sa prospérité. Il avait annoncé tjiril donnerait nne fête dans l'une des nouvelles forteresses. Ainavillo, général en chef des Araucans, sollicita la faveur d'y assister, et l'autorisation lui en fut accordée. Si Valdivia cniignait respiorwjaijje de cet Indien, il pouvait repousser sa demande; mais l'ayant admise, ii r)e devait pas violer à son éi;ard les lois sacrées de l'hospilalifé. I)es rafraîchissements furent ollerts à Ainavillo; il les accepta, et mourut empi)isoni)é(^*). A peine la nouvelle de cet attentat se f;it-elle répandue parmi les Indiens, qu'elle excita chez eux, au plus haut degré, le désir de la veuiieance. l!n lonij; cri retentit du fond des vallées jusqu'aux somm^^ts de la (>ordillere, et les guerriers de chaque tribu se mirent en marche , sous Jes ordres de leurs caciques respectifs, vers le pays deïucapel, où le plus âgé d'entre les chefs, l'ulmène d'Arauco, les avait convoqués. Après une grave délibération, précédée desacrilices religieux, le cacique de Palmeyquen, nommé Caupolican {Caopollcano)^ fut élu généralissime. Son armée présentait un effectif de quatre-vingt mille hommes; les provinces d'Arauco, de Puren et d'Illicura , avaient fourni chacune un contingent de six nulle hommes; les autres en avaient envoyé de trois à cinq mille (,**). La première opé-

(*) Ovalle , Herrera , Ercilla , etc. Ce fait ne se trouve pas tuentioimé dans Moliiia; mais la partialité de cet historien pour Valdivia en est sansdouie la canse.

(**) Nous avons dit pins liant qne la population totale des Indiens indépendants est âujonrd'hni de 70,000 hommes an phis. Le dénond)rc'nienl de l'ainiée de Canpolican , qne nons enq)rnnlons à Ovalle, liv. v, déiDontre à qnel point cette popnlalion a été dérimée jiar le voisinaj^'e des tspagnols.

En ne perdant pas de vne qne chez les peuples gnt-iiiers, et snriont dans l'^s pays où la civilisation n'a point pénéné, les arjnées se grossissent de tous les hommes eq étal de porter les armes, qu'ils soient encore enfants ou déjà vieillards, on arrivera à ce résultat que l'armée de (lanpolican, se composant du ciiupiième environ de la pojpulaliou iiidigèue, les CLilieus fonudieiit,

ration de Caupolican fut dirigée contre le fort d'Arauco. Ayant surpris un détat'hement de quatre-vingts Indiens auxiliaires qui portaient des vivres à la garnison du fort, il s'était servi de leurs vcten)ejits pour en coitvrir un nombre f)arcil de gtierriers araucans, à qui il avait prescrit de se diriger vers le fort, de s'euq)arer de l'une des portes, et d'y tenir bon jusqu'à son arrivée, (^elte ruse ne put réussir, et l'artillerie des Espagnols lit même un tel ravage daits les rangs ennemis, que Caupolican crut devoir s'éloigtier hors de la portée des canons. «Les assiégés tentèrent quelques sorties et y perdirent beaucoup de monde. i\lan(juant de vivres et de munitions, ils se décidèrent à abandonner le fort, et à se retirer dans celui de Puren, projet qu'ils exécutèrent avec succès au milieu de la ruu"t. Maîtres d'Arauco, les Indiens détruisirent cette ville et se portèrent innnédiatement vers le fort de Tucapel. Les quarante hommes qui en fonuaient la garju'son se replièrent également à Puren. La destruction de la place abandonnée était à peine consommée, que le capitaine Diego Maldonado, envoyé par Valdivia, y arrivait avec six hommes d'escorte. Tombé entre les mains des vainqueurs, il réussit à leur échapper après avoir perdu trois de ses gens.

La faute que Valdivia avait commise en disséniinant ses forces sur divers points de i'Araucanie commença alors a porter ses fruits. Les Indiens, rassemblés au nonibre de plusieurs milliers auprès des mines, sous la surveillance d'une centaine d'Espagnols, de moins encore quelquefois, apprirent à mieux connaître leurs ennemis et à les moins redouter. Ces soldats européens, vus sur les champs de bataille, inspiraient une profonde terreur aux indigènes. Ceux-ci n'avaient point encore apjiris l'art de dompter les chevaux; ils combattaient a pied, ntal armés et mal vêtus, tandis que les Espagnols, bardés de fer, armés de longues lances , de fortes épées et d'armes

à cette époque, une famille de 400,000 intdiVl'iiti'.

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à feu , protégés par leur artillerie et montés sur d'excellents chevaux, avaient un avantage innnense, qui ne pouvait être balancé que par une grande différence numérique. Mais de près il n'en était pas de même, et les Indiens rougissaient de leur lâcheté, en voyant ce petit nombre d'hommes au visage pâle, aux formes délicates, faits de chair et d'os comme eux, vulnérables, exposés aux maladies, à la faim , à la soif, mortels enfin! « Ce ne sont pas des dieux, « leur répétaient les vieillards, ce sont « des hommes de môme nature que les « Molouches , et n'ayant ni plus de cou- « rage ni plus de force qu'eux. » Ainsi la révolte allait se propageant avec rapidité, lorsque Valdivia accourut luimême dans la province de Tucapel, et trouva l'armée de Caupolican retranchée derrière les ruines du fort dont il venait de s'emparer. Dix honnnes, que l'adélantade avait détachés pour reconnaître l'ennemi , tombèreiit dans une embuscade et furent mis à mort; leur capitai.x Diego Doro éprouva le même sort.

Le lendemain, 2 décembre 1553, à la pointe du jour; les Araucans sortirentdes retranchements et marchèrent, en bon ordre, vers le camp des ennemis. Ils étaient au nombre de treize mille, tandis que Valdivia ne comptait que deux cents Espagnols et cinq mille Indiens auxiliaires. Ces derniers appartenaient, pour la plupart, à la nation des Promauques, demeurée fidèle à la causedes conquérants. Caupolican avait imaginé un ordre de bataille que ses Indiens conservèrent jusqu'à la fin de la journée. Il avait réf)arti ses forces en treize bataillons, chacun de mille hommes, marchant à la suite les uns des autres. Le bataillon de tête se trouvait ainsi le seul à combattre, et à peine les Espagnols commençaient-ils à prendre sur lui un léger avantage, que les Indiens se débandaient subitement pour se réorganiser plus loin; alors un nouveau bataillon de troupes fraîches se présentait, sans laisser à l'ennemi le temps de respirer.

Était-il enfoncé à son tour, il ouvrait ses rangs , et allait aussi se reformer

sur les derrières de l'armée. Les Espa gnols, de leur côté, combattaient avec unegrande bravoure, et la terre autour d'eux était joiichée des cadavres de leurs ennemis. Après trois heures de combat ils avaient renversé deux mille hommes; leurs forces commençaient à s'éjjuiser, et onze bataillons de troupes fraîches étaient encore devant eux!

A la voix de leur chef ils se raniment pourtant, et, pendant quatre heures encore, ils continuent à soutenir le choc des Araucans. Cinq bataillons sont de nouveau mis en déroute; retormés inunédiatement après, il en restait dix à combattre. Du côté des Espagrïols, les chevaux haletaient, les hommes tombaient de lassitude, et ne soutenaient plus le combat que dans Tespoir de prolonger leur existence de quelques heures. A la chute du jour, la partie n'était plus tenable pour Valdivia, et devant lui se présentaient huit bataillons prêts à en venir aux mains!

Il fit alors sonner la retraite, se dirigeant vers un défilé éloigné de deux lieues environ du champ de bataille. En ce moment, un jeune Indien promauque, nommé Lautaro, fils de Pillan, auxiliaire dans l'armée espagnole, et page lui-même de l'adélantade, déserte la cause de Valdivia, et, se présentant aux chefs araucans, il les engage à s'emparer du défilé avant que les ehiiemis ne puissent y atteindre. Ce projet, adopté sur le champ, et exécuté par le transfuge Lautaro, qui fitdes prodiges de valeur, causa la perte des Espagnols et de leurs auxiliaires. Ceux-ci, couverts de blessures et ne se traînant qu'avec peine, arrivèrent les derniers, et, enveloppés de tous côtés, ils furent tous massacrés, à Texception de trois Promauques qui parvinrent à gagner une caverne, où ils se cacliérent pendant le reste de la nuit. Valdivia et un prêtre espagnol tombèrent seuls vivants entre les mains de leurs farouches ennemis. Ivres de carnage, exaltés par la victoire, affamés de la chair des Européens, les Indiens commirent à l'égard de leurs prisonniers des cruautés inouïes. Ayant attaché ces • deux infortunés à un arbre, ils cou- '

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j)èrent un morceau de leur chair, que les chefs firent griller et mangèrent sous les yeux de leurs victimes. Valdivia , ayant vu périr son compagnon d'infortune , implora la pitié de Caupolican, et lui promit, s'il lui accordait la vie, que les Araucans n'auraient pas désormais d'ami plus dévoué que lui. Lautaro, de son coté, touché de compassion à la vue d'une si grande infortune éprouvée par un homme dont il n'avait reçu que de hons traitements, intercéda pour lui auprès de Caupolican, et ce chef, à qui les sentiments généreux n'étaient point inconnus , était sur le point de faire grâce , lorsqu'un vieillard, indigné de l'hésitation que montrait son général , saisit une massue et en asséna un coup violent sur la tête de Valdivia, qui tomba privé de sentiment. A ce signal, les Araucans se précipitent sur ce corps inanimé et lui font subir mille outrages; ses chairs servirent à un affreux repas, et de ses os les Indiens firent des flûtes et des trompettes. Telle fut la fin malheureuse de cet illustre capitaine, dont le nom inspire encore de la terreur aux descendants de cette nation qu'il combattit avec succès pendant treize années consécutives (*).

Le lendemain, les vainqueurs célébrèrent leur triomphe par des danses et des jeux. Ils avaient placé sur les arbres dont ils étaient environnés les têtes de leurs ennemis, formant ainsi des trophées et de hideuses guirlandes pour cette fête militaire. Toutes les populations voisines étaient accourues pour jouir de ce spectacle, et contempler les ossements de ces soldats réputés invincibles. L'orgie fut digne de l'importance de la victoire et de la férocité de ce peuple; il n'y manqua que des sacrifices humains; mais tout avait été égorgé après le combat, et, pour la première tois , les Araucans regret-

*" (*) Quelques écrivains espagnols ont prétendu que les Indiens le firent périr en lui versant de l'or fondu dans le gosier, et lui disant : « Rassasie-toi de cet or dont tu étais si affamé. » Celte version ressemble beaucoup à un conte.

3* Livraison. (Chili.)

tèrent de n'avoir épargné aucun ennemi (**).

CONTINUAXrON DE LA GUERRE DANS LE PAYS DES ArAUCANS; EXPEDI- TIONS ANGLAISES (1.554-1594). Quand les premiers moments d'ivresse furent passés, les Araucans en vinrent à délibérer sur ce qu'ils avaient à faire pour ne pas perdre le fruit de leur victoire. Le commandement fut partagé entre Caupolican et Lautaro : le premier se chargea de réduire les forts qui tenaient encore pour les Espagnols, tandis que Lautaro , promu au grade de lieutenant du toqui, irait défendre les frontières.

François de Villagran se trouvait à Valdivia quand on y apprit le désastre de l'armée espagnole et la mort de l'adélantade. Il partit immédiatement de cette ville avec une escorte de trente soldats, et se rendit à la Conception, où il fut rejoint par cent Espagnols et un assez bon nombre d'Indiens auxiliaires.

La plus grande confusion régnait dans la ville de la Conception , où la terrible nouvelle avait été apportée par les trois Indiens promauques échappés au massacre. De leur côté, les habitants de la Frontéra et de Villarica, ne se croyant pas en sûreté, s'étaient réfugiés à Impériale et à Valdivia.

Cependant Lautaro était parvenu sur les bords du Bio-Bio, et prévoyant que si les Espagnols tentaient de rentrer sur le territoire de l'Araucanie, ce serait en suivant le littoral, il se retrancha sur un plateau élevé, dont la partie orientale était flanquée par une épaisse forêt, et qui, du côté de l'occident, présentait une masse de rochers escarpés et baignés par l'Océan. Les prévisions du jeune cacique ne l'avaient pas

(*) Herrera dit que ces événements se passèrent en i55i; mais les autres historiens s'accordent généralement à les placer au mois de décembre i553, et c'est à leur opinion que nous nous sommes rangés. Voyez Herrera, déc. vir et viii; Molina, lib. i et irr; Ercilla, la Araucana; Ovalle, liv, v; de la Véga, com. r. p. i , liv, va; J. Quiroga, cap. 78; Warden, Histoire du Chili, etc. Les deux têtes figurées sur \a.pl. 9 sont des portraits d' Araucans tirés du Voyage de Choris.

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trompé, et l'avant-garde de l'armée espagnole ne tarda pas à se montrer :

elle avait culbuté un parti d'Araucans qui, après lui avoir opposé une résistance opiniâtre, s'était replié sur le camp retranché. Villagran, suivi de toutes ses forces, se présenta à son tour (23 avril 1554), et tenta de franchir le passage. Lautaro le reçut à coups de flèches et de pierres, lui lit éprouver une perte considérable, et lui enleva même son artillerie. Le général espagnol lit donner alors le signal de la retraite; mais la terreur s'était emparée de ses gens, et ce mouvement ne put s'opérer sans une grande confusion, que l'ennemi sut mettre à profit. Lautaro fit sortir toute son armée des retranchements, et ne cessa de poursuivre et de combattre les Espagnols que lorsque ceux-ci eurent mis le fleuve entre eux et lui. La perte des Araucans fut de sept cents hommes (*) , tandis que Villagran fut blessé et perdit trois mille hommes, tant Espagnols qu'auxiliaires. Les débris de cette armée rentrèrent précipitamment à la Conception, qu'ils abandonnèrent presque immédiatement pour se porter à Santiago, pendant que les femmes, les enfants et les vieillards se rendaient par mer à Impériale. Le gouverneur ne s'était déterminé à évacuer la Conception qu'après avoir reconnu l'impossibilité de s'y maintenir. Lautaro, qui arriva bientôt à la tête de son armée victorieuse, furieux de voir sa proie lui échapper, incendia la ville, détruisit la forteresse et ravagea les plantations de la campagne; puis il ramena ses gens au delà du Bio-Bio.

Dès qu'il fut rétabli de ses blessures et qu'il eut renforcé son armée par de nouvelles levées , Villagran rentra dans l'Araucanie avec le projet de secourir Impériale et Valdivia, que Caupolican tenait assiégées. Sur ces entrefaites, on apprit que le capitaine Aldérète, qui se trouvait alors en Espagne, avait été institué successeur de Pedro de Valdivia par disposition testamentaire de ce dernier : c'était un droit que le

{*) Molina loc. cit.

vice-roi du Pérou avait conféré à Tadélantade; et dans le cas où Aldérète ne remplirait pas les conditions qui lui étaient imposées par le testateur, le gouvernement devait être dévolu à François de Aguirre. Nous avons dit plus haut que ce capitaine avait fait la conquête du Tucuman. Se trouvant encore dans cette province lorsqu'on y apprit la mort de Valdivia et ses dernières volontés, il en partit précipitamment et vint à Santiago, où, in\oquant l'absence de Jérôme Aldérète, il se fit proclamer gouverneur (*). Villagran ne s'attendait pas a un pareil événement; il avait combattu jusque-là comme un homme qui défend sa propriété: fallait-il, maintenant, qu'un de ses camarades, officier de fortune comme lui, vint lui ravir le fruit de ses travaux ? Il avait, d'ailleurs, été reconnu déjà, par les magistratures des différentes villes chiliennes, en qualité de successeur de Valdivia. Dans cet état de choses, les deux rivaux soumirent leurs différends à Vaudiencia reale de Lima, promettant de s'en rapporter à sa décision. En attendant, celui qui possédait le pouvoir de fait, Villagran , se fit remettre une somme de soixante mille pesos, déposée pour le compte du roi dans le trésor de la Villa-Impérial, et continua les opérations de la campagne. Plus heureux qu'il ne l'avait été jusque-là, il força Caupolican à lever le siège d'Impériale et celui de Valdivia.

A cette même époque un fléau terrible vint fondre sur les Araucans. La petite vérole, apportée par les Espagnols, causa d'épouvantables ravages parmi les indigènes. Cette calamité les surprit dans une année de disette, pendant laquelle, s'il faut en croire les historiens espagnols, les vivants n'eurent d'autre ressource que de dévorer les morts.

Cependant l'audience royale du Pérou , prenant en considération les succès obtenus par Villagran, lui avait accordé, avec le titre de corrégidor, le

(*) Herrcra, Molina , Ovalle, Quiroga, etc., déjà cités.

commandement provisoire de la province jusqu'à l'arrivée d'Aldérète, lui enjoignant d'aller rebâtir la (Conception. Déjà les habitants de cette ville, aya-nt reçu un secours de dix mille pesos que ïaudiencia leur avait alloué, avaient tenté de réédilier eux-mêmes la ville détruite, mais l'infatigable Lautaro les avait surpris, et en avait fait un grand carnage. Villagran ne fut pas plus Iieureux; battu par le jeune cacique, il se replia sur Santiago, suivi de près par son vainqueur (jui lui fit éprouver une nouvelle délaite. Épuisé enfin par ses propres victoires, le chef des Araucans retourna vers le sud , et repassa le Bio-Bio. A son tour Villagran prit l'offensive, et vint mettre le siège devant le camp où l'ennemi s'était retranché; l'intrépide Lautaro, qui surveillait tout par lui-même, s'étantprésentésur les remparts, fut tué d'un coup de llèche. Sa mort jeta une si grande consternation parmi les siens, que Villagran en profita pour pénétrer dans le camp. Les Indiens auraient pu se sauver; ils ne le voulurent pas, et se firent tous tuer sur le corps de leur général. Caupolican, ayant appris cette triste nouvelle, se mit en marche pour venir défendre les frontières du nord.

Ce fut dans ces conjonctures qu'on apprit que Jérôme Aldérète, dont on attendait le retour avec tant d'impatience, était mort dans une petite île du golfe de Panama (*). On vit alors se réveiller la rivalité d'Aguirre et de Villagran , chacun des deux cherchant à faire valoir ses droits à la succession de Valdivia ; et comme cette contestation pouvait tourner au détriment des affaires publiques, le vice-roi du Pérou , don Hurtado de Mendoza , leur

(*) Aldérète avait obtenu de Philippe II la conlirniatioa du lestanieiit de Yaldivia, et s'était embarqué avec 600 soldais qu'il comptait emmener au Chili. Anivé auprès de Porto -Bello de Panama, le feu avait pris au vaisseau qu'il montait. Aldérète et trois de ses soldais s'étaient seuls sauvés; mais le premier était blessé, et il mourut peu après. (Moiiua, llv. xii, ch. 4.)

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