‹ Chimie des parfums et fabrication des essences, odeurs, bouquets et eaux composées, émulsions, pâtes, teintures, pommades, dentifrices, poudres, etcChapitre 21 sur 268 · SASS · texte numérisé non relu

SASS

Fig. 31. — Appareil à vide de laboratoire à coupole mobile (EGROT).

Se compose d'une capacité A, plongée dans une chaudière C, | disposée de telle sorte qu’elle permet le chauffage à basse tem-" pérature (au-dessous de 100°), ou à une température plus élevée que 100° (chauffage à vapeur). Cette chaudière est chauffée par un « fourneau en tôle qui peut être remplacé par le chauffage à vapeur.

La capacité A recoit un chapiteau D, qui y est réuni par un joint. hermétique muni des verrous rapides système Egrot; ce chapi-" teau est réuni lui-même au condenseur par le joint rapide » qu'il suffit d’emboiter dans son logement.

L'appareil comporte également-un vase de streté E destiné a recueillir les entraînements, et qui porte le manomètre indicateur du vide, et le réfrigérant R, très puissant, et qui est muni d’une capacité spéciale, pourvue d’un tube indicateur du niveau, pou. recueillir le produit distillé. a

Est en cuivre étamé pour toutes les parties destinées à être en contact avec la matière distillée. La rapidité de la fermeture du” chapiteau et de la mise en marche de cet appareil, son chauffage régulier, la forme de sa capacitéintérieure et la facilité avec laquelle cette capacité peut être visitée et nettoyée, grâce au grand joint à. verrous rapides, en font un appareil utile pour le travail en petit.

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denseur mixte, etc.

| Le chauffage par bain-marie donne d'excellents résul-

À . f 9 r tals comme production et comme régularité. La tem-

Fig. 38. — Appareil a vide basculant avec bain-marie, condenseurmixte, récepteur de mousses et de distillation avec sa pompe.

pérature est obtenue et maintenue avec une précision rigoureuse, et cet avantage permet d'obtenir des pro=

5 ) ge periy P duits remarquables.

… Le bain-marie peut étre disposé pour marcher au-

dessous de 100°, ou sous pression et à vapeur. Les fonds plats sont recherchés pour leur chauffage:

régulier et uniforme produisant une ébullition paisible,

évitant les entrainements ; l'uniformité de la nappe liquide chauffée évitant que le liquide concentré, qui à

diminué de volume à la fin de l'opération, ne s'attache: aux parois en s’abimant; la facilité de placer des cou-

pelles pour pousser la concentration Dis loin et même à siccité complète, etc. | Le condenseur mixte permet d'obtenir des extraits. de toutes sortes, que l’extractif employé soit l’eau, l'alcool, l’éther, etc. ; il est disposé pour marcher par. surface ou à l'injection. Un récipient intérieur permet de recueillir l’extractif. | | L’enlèvement de la coupole et le basculement de l’évaporateur facilitent l’extraction des extraits et assu-. rent un nettoyage parfait.

L'appareil de basculement maintient l'évaporateur dans une position quelconque.

Petites eaux. — Vases florentins. — Récipients de distillation. — Les appareils employés pour recueillir « les essences sont de types divers ; les uns sont de» simples récipients en verre avec tubulure latérale, on les appelle vases florentins ; il y en a de plusieurs formes : (fig. 39, 40, 41), mais tous sont basés sur ce même prin- M cipe qui consiste à opérer la séparation de deux. liquides de densité différente pendant la distillation. Ceux dont nous donnons la figure sont le plus souvent” employés; l'essence s'échappe par la tubulure supérieure lorsqu'elle est plus légère que l’eau, par l’infé-" rieure lorsqu'elle est plus lourde ; l’excès d’eau s'écoule. par la tubulure opposée (fig. 41). ;

Lorsque l’on traite de plus grosses quantités, l’on a avantage à employer des récipients plus perfectionnés. dont nous indiquerons deux types. 1

La disposition donnée par Desmarest et Méro (fig. 42) . est très commode, car elle permet un écoulement de l'essence par 6 et un écoulement de l’eau par c. Pour“ ‘les essences plus lourdes, on se sert de l’éprouvette “ représentée par la figure 43. |

DISTILLATION. 55 2 ‘Ao Seau ue — La figure A4 représenté cet

appareil.

Le produit de la distillation est introduit dans Ven-.

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Fig. 39 et 40. — a ne à simple effet.

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| HR 41. — Recipient florentin à double effet.

tonnoir central qui le conduit dans un ceylindre formant galerie. |

La marche du mélange obtenu à la distillation entre les cloisons avec une vitesse toujours décroissante faci-

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lite la séparation de l'essence et de l'eau. L’essence. S'écoule par la tubulure de gauche et l’eau par la tubu-

Fig. 42. — Récipient Desmarest et Méro.— Fig. 43. — Récipient pour les essences plus lourdes que l’eau. |

lure de droite. Le nettoyage en est très facile, les. cloisons étant uniquement posées sur le fond.

Fig. 44. — Seau décanteur (Ecror).

Nouveau récipient décanteur.— Le décanteur Egrot, dit «récipient décanteur », réalise quelques perfectionnements. Il permet de récolter l'essence plus aisément, :

Fig. 45. — Nouveau récipient décanteur (EGRoT).

À. Arrivée des essences de l’alambic. — B. Trop-plein mobile. - — b. Sortie des petites eaux. — C. Sortie des essences légères.

. appareil comporte un dispositif particulier B, qui per- met de faire varier ce niveau.

RECTIFICATION DES ESSENCES

Œuf rectificateur.— La figure 46 représente un œuf rectificateur chauffé par la vapeur. Cet appareil est démontable en toutes ses parties, le montage en est fait

par les verrous Egrot, et le réfrigérant est du type 1 démontable que nous avons examiné plus ‘haut. Le nettoyage en peut donc être complet. >

L'œuf Nue peut être chauffé par la vapeur 4

Fig. 46. — OEuf rectificateur pour essences (Ecror).

provenant de lacucurbite d’un alambic dont on emploie . également le réfrigérant pour la condensation des — essences rectifiées.

lll. — MACERATION OU ENFLEURAGE A CHAUD.

Un certain nombre de fleurs, comme la violette, le 7 jasmin, etc., ne peuvent être dislillées, à cause de la à faible nt de parfum qu’on en retirerait.. ;

On se sert dansce cas de la propriété que ces parfums a ont de se laisser facilement absorber par la graisse, la —

MACÉRATION. Ph 59

paraffine, etc. On emploie soit de la graisse liquide : C'est la macération ; soit la graisse consistante : c’est l'absorption.

Voici comment s'exécute la macération : on prend une certaine quantité de graisse de rognons de bœuf ou de mouton, clarifiée, mêlée avec de la graisse de

Fig. 47. — Bain-marie pour macération.

porc clarifiée ; on met le tout dans une bassine de métal ou de porcelaine bien propre; on fait fondre au bain-marie, puis on trie avec soin les fleurs nécessaires pour obtenir le parfum désiré et on les jette dans la graisse liquide ; on les y laisse de douze à quarantehuit heures. La graisse à une affinité particulière pour l'essence des fleurs. Elle l’en extrait en quelque sorte et s’imprègne au plushautpoint de leur parfum. On retire: alors les fleurs épuisées de la graisse, où l’on en met de nouvelles, à dix ou quinze reprises, jusqu’à ce que la

PRES ea TR EEE 60 : - EXTRACTION DES PARFUMS. … - x | FA TITRE

pommade ait la force voulue. Les différents degrés de

force sont désignés dans les fabriques francaises par les numéros 6,12, 148 et 24, l'élévation du chiffre indiquant l'intensité du parfum. a

On s’y prend de la même manière pour les huiles parfumées, mais au lieu de graisse on emploie de bonne huile d'olive, et l'on obtient le même résultat. Ces

Fig. 48..— Coupe verticale d’un bain-marie sur son fourneau.“

huiles sont connues sous le nom d'huile antique à telle ou telle fleur. Les figures 47 et 48 représententles bains= marie emplovés à Grasse. a, Les pommades à la fleur d'oranger, à la rose, à la violette, à la cassie sont préparées par ce procédé.

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