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lesquelles on a signalé la présence de la coumariné nous citerons encore l’Orchis fusca. M. Lalleman
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pharmacien à Alger. a envoyé à l'Exposition franco- ‘espagnole (1864), sous le nom d’Orchis anthropophora, des feuilles d'une odeur très forte de fèves Tonka qui pourraient certainement être utilisées en parfumerie ; mais, comme cette plante est inodore chez nous, peutêtre l’a-t-on confondue avec l'Orchis fusca.
Enfin la coumarine existe encore dans une herbe, le Liatrix odoratissima qui croit honda dans la Floride. C'est de cette herbe qu'est extraite aujourd'hui la majeure partie de la coumarine employée en parfumerie (Voy. plus loin).
Vanille.
Propriétés. — Composition. — La vanille ne contient pas d'huile essentielle. Son parfum est dû à une sub- Stance solide, susceptible de cristalliser, et que l’on nomme vanilline, C'H*O*, ou aldéhyde bee | Dur métoxyméthylée.
- C'est un corps solide, fondant à 80-81°, incolore, très
uble dans l’eau bouillante, l'alcool, l’éther, le chloroforme, le sulfure de carbone, jé huiles fixes ou volatiles. Il décompose les notes sature les bases alcalines à froid, et les alcalino-terreux à chaud. Abandonné à l'air, il donne de petites quantités d'acide ‘vanillique.
; Il bleuit le perchlorure de fer, jaunit ne acide sulfurique a froid, et si ce deen contient des traces d'acide azotique, on obtient une coloration écarlate ; l'acide nitrique concentré le convertit en acide oxalique et en acide picrique. La plante en contient des quantités variant pour les bonnes qualités de 1,5 à 2,5 p. 100.
Les vanilles mexicaines sont celles qui en contiennent le moins, celles de Java et de Bourbon en contiennent Ft
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davantage, mais mêlée à des substances qui masquent l'odeur et en diminuent le prix. 1 On trouve aussi dans le commerce une vanille dos Antilles qui contient la vanilline mélangée à une autre aldéhyde, probablement l'aldéhyde benzoïque. Ce mélange possède une odeur qui ressemble à celle de l'héliotrope.
En 1879, MM. Jaunasch et Rumpys ont constaté la présence de la vanilline dans le benjoin de Siam. 1 Indépendamment de ces principes, on a trouvé dans la vanille de l'acide vanillique, CSH*0* (Tiemann), 11,8 p. 100 de matières grasses et cireuses, 4 p. 100 de résine, 16,3 p. 100 de sucre de gomme, 4,6 de cendres (Leutner). à Pour obtenir le parfum en essence, on coupe 300 grammes environ de vanille dans 4 litres d'alcool et on agite une fois par Jour. Au bout d'un mois, la substance odorante a passé dans l’alcool, que l’on peut retirer encore clair et brillant. Ce parfum pur e mélangé à d’autres essences est d'une odeur délicieusi)
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Nous ne pouvons mieux aborder l'étude des Parfums artificiels qu'en empruntant quelques considérations . générales à M. J. Dupont (1).
« L'industrie des parfums artificiels est la sœur cadette de celle des matières colorantes dérivées du . goudron de houille. A elles deux, elles constituent la plus riche part du patrimoine dont l'humanité est redevable à la Chimie moderne. Certes, si: on les compare au point de vue des capitaux engagés, de la maind'œuvre, de la production, on s'aperçoit que l'une a une importance peut-être cinquante fois supérieure à - l’autre. Cela n’est pas surprenant, étant donné qu'elles : s’adressent ades besoins d’ordres bien différents. Mais aux yeux du chimiste, à cause des travaux ingénieux - qu'elles ont suscités, à cause de l'importance des résultats acquis, elles présentent un égal intérêt.
: « Le progrès de l’industrie des parfums artificiels a Suivi, pas à pas, celui de la chimie organique. Il y a vingt-cinq ans, on connaissait l'essence de mirbane, laldéhyde benzoïque artificielle de Grimaux et Lauth,
les salicylates de méthyle et d’éthyle de Cahours,
~ (1) Justin Dupont, Conférences de la S ciété chimique de Paris,
quelques éthers He Trults,. “eb c.ést tout. A ce moment,
commença la formidable poussée de découvertes résultant de l'exploitation du filon mis au jour par le génie des Laurent, des Gerhardt, des Wurtz et.des Berthelot. Par suite de circonstances qui ont été bien
des fois mises en lumière, ce sont les laboratoires
d'Allemagne qui firent la plus ample récolte, et c’est à
un élève d'Hofmann, Ferdinand Tiemann, qu'était réservée la gloire d'ouvrir une voie nouvelle par la
reproduction synthétique du parfum de la vanille.
« D'une manière générale, la substitution du produit de l’industrie humaine au produit fourni par la nature peut s'effectuer de deux facons. Dans un cas, le produit naturel est remplacé par un corps absolument identique physiquementetchimiquement. Comme exemples nous trouvons l’alizarine, l’indigotine, l’aldéhyde ben- zoique, le salicylate de méthyle, la vanilline, la coumarine synthétiques.
« Dans l’autre cas, on emploie à la place du produit naturel un corps souvent très différent comme constitution chimique, mais possédant des propriétés spécifiques analogues. Ainsi la safranine a remplacé la car-. thamine des fleurs de carthame, les azoïques la cochenille et l’orseille, le musc Baur le musc naturel,
« Enfin, dans le domaine des parfums, un cas plus intéressant encore peut se présenter. C’est lorsque le produit chimique apporte une note nouvelle que le parfumeur ne possédait pas encore : il en est ainsi pour. l'héliotropine, le terpinéol, l’aldéhyde phénylacétique.
« À l'origine, on fut amené à se demander si la découverte des parfums chimiques n’était pas de nature à paralyser le développement de l’industrie des par-. fums naturels. Se reportant à la victoire récente de . l’alizarine artificielle sur la garance, on put penser
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