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CAS MIXTES

NÉPHRITE MIXTE PARENCHYMATEUSE ET INTERSTITIELLE.

Homme de 67 ans, entré le 15 avril 1879 à la salle St-Louis (Hôtel-Dieu) et couché au u° 19.

Dans sa jeunesse, sujet aux maux de gorge. — En 1870, abcès survenu spontanément à la partie antérieure du cou-de-pied. Pas d’excès de boissons, pas de pituite. Accidents syphilitiques. Pasderhumatisme aigu. Quelques douleurs, — ne tousse pas. — Le 1er janvier 1879, il a contracté un rhume qui a duré 3 semaines.

Malade depuis un mois : début par de l’œdème des malléoles et des pieds, sans tuméfaction des paupières, maisavecapparition d’une toux persistante. L’œdème disparut huit jours après.

En ce moment il tousse, il a de la céphalalgie. Expectoration assez abondante sans hémoptysie. Piales sous-crépitants et sibilants dans la poitrine.

Le cœur bat dans le 6e espace intercostal : il y a donc une hypertrophie très nette du cœur. Œdème des membres inférieurs et du sacrum. Pas d’ascite. Urines pâles, décolorées, peu denses; — quantité considérable d’albumine; cylindres granulo-graisseux. — Purpura léger à la région jambière antérieure. — Depuis un an affaiblissement de la vue. — Athérome artériel.

Dans la nuit du 17 au 18 avril, le malade, en voulant aller aux lieux d’aisances, est tombé et a perdu connaissance pendant 7 à 8 heures. Après le coma est survenue une véritable attaque de manie aiguë, avec quelques mouvements convulsifs : le tout n’a duré que 15 à 18 heures, après lesquelles l’intelligence est devenue ce qu’elle était auparavant.

Néanmoins il a conservé des vomissements, de la céphalalgie occipitale, de l’assoupissement très marqué pendant 30 heures environ. Dans la nuit du 18 au 19, attaque de coma sans délire.

Le 20 avril, rien d’insolite ne s’est produit. Céphalalgie persistante. Il a uriné 1 800 à 2 600 grammes. Il s’agissait d’urémie cérébrale comateuse et délirante.

Analyse chimique du sang :

Hémoglobine 69gr,5.

Pouvoir oxydant 133 centimètres cubes.

Matériaux solides 590r,5.

Pris 5sr,088 qui donnent 0sr,303=:59§r,5.

Hémoglobine 68sr,3.

Pouvoir oxydant 131°°, 8.

Matériaux solides 59,3.

Pris 5s1' ,086 qui donnent 0?r,302 =59sr,3.

Remarque. — L’existence d’une néphrite mixte n’est pas douteuse : d’abord la polyurie, les urines peu denses, claires, l’hypertrophie du cœur avec bruit de galop témoignent d’une néphrite interstitielle. Ensuite la grande quantité d’albumine, avec nombreux cylindres granulo -graisseux, l’anasarque peu intense il est vrai mais généralisé, de plus et surtout la lésion du sérum démontrent l’existence d’une néphrite parenchymateuse; en effet dans l’interstitielle pure et simple le chiffre des substances solides ne descend guère au-dessous de 75 gr. ; ici il s’est abaissé de 60 grammes à 59 gr.5, 59 gr.3, à peu près comme on l’observe dans la parenchymateuse seule isolée.

NÉPHRITE INTERSTITIELLE, AVEC LÉGER DEGRÉ DE NÉPHRITE PARENCHY- MATEUSE. — SATURNISME. — ALCOOLISME

Homme de 34 ans, peintre en bâtiments depuis 12 ans, est entré le 5 mai 1879 à la salle St-Louis (Hôtel-Dieu), n° 22. Il n’avait jamais été malade, lorsque l’an dernier, au mois de novembre, il fut. pris d’un violent mal de tête. Ses idées étaient bien nettes au début, mais il perdit connaissance pendant 15 heures et resta deux mois avec de l’amblyopie assez accusée. — Pas d’arthropathies. Le liséré saturnin est très accentué. Il n’a jamais été constipé 4 à 5 jours de suite. Jamais de coliques, pas de paralysies.

Il boit au moins un litre et demi de vin pur par jour et à jeun. Pas de liqueurs.

Il n’a jamais eu d’œdème généralisé, mais il présente en ce moment un léger œdème des paupières. Il se lève la nuit pour uriner. Pas de douleurs lombaires.

5 mai. — En ce moment il se plaint uniquement d’une céphalée gravative frontale. La mémoire et l’intelligence sont intactes.

Artères scléro-athéromateuses. Choc présystolique manifeste à

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