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PHOTOGRAPHIE SUR ALBUMINE

L’albumine, dont nous avons déjà indiqué les principales propriétés § 46, a été employée en photographie plusieurs années avant le collodion. Le procédé est dû à M. Niepce de Saint-Victor, qui a présenté les premiers

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négatifs obtenus sur glace au moyen de l’albuniine. La théorie en est très-simple; mais la pratique demande beaucoup de soins.

L’albumine ou blanc d’œuf, nous l’avons dit, est une substance soluble dans l’eau, soit froide, soit tiède; mais si l’on vient à la chauffer jusqu’à la température de 65 degrés, ou si on la met en contact avec certains corps, comme l’alcool, l’azotate d’argent, la plupart des acides et des sels minéraux, elle éprouve une modification qu’on appelle coagulation et \yàsse à l’état insoluble. M. Niepce de Saint-Victor a utilisé ces propriétés précieuses pour la photographie, et il a obtenu des négatifs d’une finesse merveilleuse. Voici dans quelles conditions : on dissout dans l’albumine un iodure soluble, on étend cette solution en couche égale sur la glace, on laisse sécher et l’on rend cette couche insoluble, en môme temps qu’on la sensibilise, en plongent la glace d’un coup dans un bain d’acétonitrate d’argent. L’albumine, devenant insoluble, reste adhérente a la glace, si celle-ci a été convenablement nettoyée; elle emprisonne en môme temps les molécules d’iodure d’argent, et cette couche mince, uniforme, aussi lisse et unie que la glace elle-même, peut désormais reproduire des dessins d’une finesse extrême. Insoluble dans l’eau, mais perméable aux réactifs, elle est apte à subir toutes les opérations successives de la photographie, (ju’on l’emploie soika l’état sec, soit a l’état humide.

Les préparations a l’albumine présentent, on le voit, de grandes analogies avec celles du collodion; elles n’offrent dans leur emploi qu’une seule difficulté sérieuse : c’est l’application régulière et très-nette de l’albumine sur la glace. Cette première difficulté vaincue, les autres manipulalions ressemblent a celles du collodion humide.

ALBÜMIINE.

et ne demandent que les mêmes soins et la même propreté. A cause même de cette difficulté d’étendre bien également la couche d’albumine sur la glace, les moyens proposés pour parvenir à ce but sont nombreux. Nous citons les divers moyens qui nous ont paru préférables. Le premier a été indiqué par M. Fortier, qui a bien voulu nous donner complètement son procédé, et même revoir cette partie de l’ouvrage.

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