CHAPITRE IH
PAPIEIl llUxMIl>E.
§ 173. Dans le \}rocédé dît ixu papieF' humide, on emploie le papier au moment même où on le sort du bain d’acétonitrate d’argent sans le laver ni le faire sécher. On se sert de préférence, pour ce procédé, du papief non ciré, induré comme le papier ciré selon le § 153 et rendu sensible selon le § 154. Pendant que la feuille trempe dans le bain d’acétonitrate, on dispose sur la plus grande glace du cbàssis un papier dit de doublure; c’est un carré de gros buvard blanc que l’on mouille complètement avec de l’eau distillée et que l’on applique d’une manière exacte sur la glace où on te dépose. Cette doublure étant bien humide, on met dessus la feuille de papier sensible en ayant soin de ne pas laisser de bulles d’air; et, maintenant le châssis incliné dans le sens où on doit le poser, on le porte ainsi dans la chambre noire, où on l’expose aux rayons lumineux; ce papier humide a presque la sensibilité du collodion, toutefois ses résultats sont moins constants que ceux du papier sec: on faitapparaîtrel’imagc [)ar racid(‘ galli(jU(‘ S(‘ul iroir % 157); on n’ajoute pas
PAPIER
d’acétonitrate d’argent, parce que le papier en est tout imprégné. La réaction du bain est très-rapide, mais il se produit souvent des taches, dues soit a quelques bulles d’air inaperçues, soit au retour du liquide sur lui-même, si on n’a pas eu soin d’incliner le châssis toujours dans le même sens. Les épreuves sont lavées et fixées de la même manière que pour le procédé ciré sec; seulement, quand elles sont séchées, il faut avoir soin de les cirer pour donner à la fois au papier et plus de force et plus (]e transparence.
§ 174. Un autre procédé consiste à prendre, pour la voie humide^ une feuille de papier ufî peu fort, celui dont on se sert généralement pour positif; on marque au crayon le côté non satiné du papier, et l’on applique la partie satinée sur le bain d’iodure, en ayant soin que le liquide ne passe pas sur le verso; puis on met à sécher : pour rendre ce papier sensible, on dépose la feuille suite bain d’acétonitrate d’argent, le côté ioduré en contact avec le liquide, en évitant les bulles d’air, on l’y laisse quelques secondes seulement, puis on la met sur la doublure de buvard : le reste de l’opération se conduit comme nous l’avons dit ci-dessus.
§ 175. M. Humbert de Molard a indiqué une formule donnant un papier plus rapide, qu’il prépare ainsi qu’il suit.
Premier bain :
Eau distillée ôoo^**
lodure d’ammonium (iodhydrate d’ammoniaque). 2,0^'
Un laisse sécher b- papier; on pose un côté seulement sur
le second bcdn composé de :
Eau
Azotate d’argent. . .