‹ Chimie photographique (volume 2)Chapitre 39 sur 96 · OU · texte numérisé non relu

OU

Azotate de zinc. . . .

Acide acétique . . . .

On laisse très-peu de temps, on égoutte la feuille, que l’on met sur un buvard, comme il est dit ci-dessus. Pour les vues, on expose au soleil une ou deux secondes, à l’ombre cinq ou six secondes; pour les portraits, de quinze secondes à une minute; on fait développer l’image en versant sur la surface impressionnée une solution d’acide gallique saturé, contenant, pour î8o grammes de ce liquide, une cinquantaine de gouttes d’une dissolution saturée d’acétate d’ammoniaque : l’image sort subitement, on lave à grande eau et l’on fixe par les procédés ordinaires.

§ 176. La formule kiivante du même auteur donne un papier plus sensible encore, mais d’une difficulté plus grande de manipulation et exigeant beaucoup d’habitude.

Prenez :

U.yaoure de potassium pur. . . . lo-' iode cristal lisé lo

Broyez ces deux réactifs sur une glace à l’aide d’une molette avec le moins d’eau possible et faites sécher rapidement. Conservez le mélange en cet état dans un ilacon bien bouché.

Dans cette o[)ération il se fait un mélange d’iodure et de cyanure de potassium et d’iodure de cyanogène. Ce 4!ernier corps étant volatil à une faible température, et ti*ès-délélère, ou fera bien de pi*épai‘er le mélange à l’air libr(‘ (d pai* un temps IVoid.

PAPIER. 2 53

On apprête son papier d’un côté seulement en le inetlant à plat sur un bain composé de :

Eau distillée loo^'

Mélange ci-dessus 3

Ammoniaque liquide 5

Après cinq minutes de contact on suspend par un angle, on laisse sécher, et Ton se sert du papier dans les vingtquatre heures de sa préparation.

Au moment d’employer le papier, on le passe à l’acétonitrate ordinaire (§ 154), mais avec les précautions suivantes : on met sur une glace, bien de niveau , la quantité du bain d’argent nécessaire pour la couvrir; on pose la feuille sur ce bain, qui ne doit servir qu’une fois; il se fait une effervescence, due à raction de l’acide acétique sur le carbonate de potasse provenant de la décomposition du cyanure; après quelques minutes de contact, on relève la feuille et on la met dans le châssis, avec les précautions indiquées plus haut. La pose n’excède pas vingt à vingt-cinq secondes pour portraits, deux ou trois secondes pour vues; on développe l’image en laissant la feuille adhérente à la glace et versant dessus une solution d’acide gallique à 2 ou 3 pour 1000, a laquelle on ajoute quelques gouttes d’acide acétique; on rejette tout de suite le liquide réducteur : l’image doit apparaître spontanément, sinon on verse quelques gouttes d’acétate d’ammoniaque dans le bain d’acide gallique.

Nous ne pouvons exposer tous les autres procédés pour papier humide; nous engageons les amateurs de pliotograpbie qui ont l’iiabitude des manipulations, à recourir aux diverses brochures où elles sont exposées.

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