SECTION V
Tous les procédés divers que nous avons donnés cidessus pour glaces et pour papier ont pour but, à quelques rares exceptions près, de donner une image inverse dite négative: nous décrirons spécialement, dans les chapitres qui suivent, les moyens employés pour obtenir l’épreuve dite positive. Ces moyens sont plus simples, plus faciles à exécuter que les précédents; aussi un commençant peutil toujours être sûr d’avoir une image; mais s’il s’agit de faire rendre à un négatif tout ce qu’il peut donner d’effet, si on désire avoir toujours le même ton et des épreuves solides ne passant pas avec le temps, on rencontre une^ foule de difficultés de détail, et on reconnaît que le tirage des épreuves positives, tout facile qu’il paraît d’abord, demande, au point de vue de la perfection, une trèsgrande hal)itude.
îl existe plusieurs modes de tirage : l’un, généralement employé, consiste a laisser la lumière seule faire le dessin par la réduction des sels'd’argent. Ce procédé donne les plus jolis tons, les plus riches effets, mais il demande une lumière vive, et souvent, de préférence, l’action directe du soleil. Un autre consiste à appliquer aux positifs le procédé de tirage des négatifs, à exposer seulement quelques secondes à la lumière, à développer ensuite l’image par l’acide gallique additionné de nitrate d’argent. Les recettes employées dans ce cas sont très-nombreuses, mais nous indiquerons seulement celles dont nous avons vu de bons résultats.
Unfin il a été donné un grand nombre de procédés
divers pour obtenir des épreuves sans sels d’argent; nous indiquerons les principaux dans un chapitre à part.