DENSITÉS RÉELLES
de Baume.
ammoniac.
3io
Azotate d’argent.
TEMPÉRATURE
quantité
dissoute.
Solubilité : 1
dans 100 parties d’eau. ...
) à rébullition.
Toutes proport.
dans 100 parties en poids j
d’alcool à 36 degrés. . . . '
1 à l’ébullition
Azotate de zinc.
Soluble dans l’eau en toutes proportions.
Bromure de potassium.
TEMPÉRATURE
quantité
dissoute.
Solubilité :
dans 100 parties d’eau. . . .
Chlorhydrate d’ammoniaque
TEMPÉRATURE
QUANTITÉ
dissoute.
Solubilité : 1
dans 100 parties d’eau . . . . '
dans 100 parties en poids j
d’alcool à 36 degrés. . . . '
) à l’ébullition.
Chlorure de barium.
TEMPÉRATURE
QUANTITE
dissoute.
Solubilité : j
dans 100 parties d'oan. . . . '
Girai'd.
Karslen.
Poggiale.
Girard
Legrand
THOISIÈME PAUTIE
Chlorure (bî-) de mercure.
Solubilité : )
dans 100 parties d’eau.. . )
TEMPÉRATURE
à îoo®
dans 100 parties en poids | d’alcool à 36 degrés. . , . ) dans rélher : plus soluble que dans l’eau, dans l’acide chlorhydrique : solubilité excessive.
QUANTITÉ
dissoute.
Poggiale.
Remarque. — La solubilité du bichlorure de mercure dans rélher est telle, que celui-ci peut l’enlever à^l’eau qui l’a dissous.
Chlorure de sodium.
Solubilité :
dans 100 parties d’eau . . . . )
dans 100 parties en poids) d’alcool à !\o degrés. . . . )
TEMPERATURE
QUANTITÉ
dissoute.
Gay-Lussac.
Kopp.
Remarque. — Le sel marin n’est donc guère plus soluble à chaud qu’à froid.
Chlorure d’or.
Soluble dans l’eau en toutes proportions.
Chromate (hi-) de potasse.
Solubilité :
dans 100 parti dans l’alcool .
QUANTITÉ
TEMPÉRATURE
dissoute.
1 Insoluble.
Cire.
Solubilité :
dans l’eau. — Nulle, dans la benzine, les essences , les huiles, les graisses,
Remarque. — Lorsque l’on emploie l’alcool comme dissolvant de la cire, on ne la dissout pas directement, mais on en
en toutes proportions.
VOCAHÜLAJRK.
altère la nature, on la sépare en deux parties : i" l’une soluble, formée d’acide cérotique fusible à 78 degrés, très-soluble dans l’alcool, et de céroléine dont la cire renferme de 4 à 5 pour 100; 2^" la seconde presque insoluble, la myricine, fusible à 72 degrés, exigeant 200 parties d’alcool pour se dissoudre.
Cyanoferrure de potassium.
Solubilité :
TEMPERATUnE.
QUANTITÉ
dissoute.
dans 100 parties d’eau . . . . ' à loo^ Cyanure de potassium.
Solubilité dans l’eau. — En toutes proportions.
I Pogffiale.
TEMPERATURE
QUANTITÉ
dissoute.
100 parties en poids/ d’alcool à /|0 dégrés. . . . ^
Fluorure de potassium.
Soluble dans l’eau en toutes proportions. Très-peu soluble dans l’alcool.
Hyposulfite de soude. {Voir page 4^5.)
Solubilité :
dans 100 parties d’eau.
Iode.
Solubilité :
dans 100 parties d’eau. .
I TEMPÉRATURE
^ à 5oo
TEMPERATURE
QUANTITÉ
dissoute.
l’ond dans son/ eau de cristal) .
QUANTITE
dissoute.
dans 100 parties en poids | ^
d’alcool à 36 degrés. . . . )
lodure d’ammonium.
Soluble dans l’eau en toutes proportions.
Girard.
Girard.
lodure d'ar§:eut.
Solubilité dans l’eau. — Nulle dans l’alcool. — Id, dans l’éther. — Id.
Dans une solution aqueuse ou alcoolique d’iodure de potassium, l’iodure d’argent se dissout proportionnellement à la concentration de celle-ci. 11 se précipite de cette dissolution, à mesure qu’on l’étend d’une plus grande quantité d’eau.
lodure de cadmium.
Solubilité : )
dans 100 parties d’eau. . . .
lodure de potassium.
Solubilité : )
dans 100 parties d’eau . . . . t
dans 100 parties en poids | d’alcool à l\o degrés )
Phosphate de soude.
Solubilité : )
dans 100 parties d’eau.. . . )
TEMPÉRATURE
QUANTITÉ
dissoute.
TEMPÉRATURE
QUANTITÉ
dissoute.
cà 117®
TEMPÉRATURE
QUANTITÉ
dissoute.
QO
Girard.
Poggiale.
Berzelius.
Poggiale.
Protosulfate de fer.
QUANTITÉ
TEMPÉRATURE
dissoute.
Solubilité : i
dans 100 parties d’eau ....
Sucre de lait.
quantité
TEMPÉRATURE
dissoute.
Solubilité : j
dans 100 parties d’eau. ...
dans l’alcool
Nulle.
dans l’éthor
Nu
Brandcs.
ISoude.
VOCABULAIRE
(Na 0H0=: 387 , 17 par 0 ou 3i par H, oxyde de sodium).
Produit de la combinaison de 1 équivalent de sodium avec I équivalent d’oxygène, unis à i équivalent d’eau. La soude .caustique possède des propriétés analogues à celles de la potasse: elle est blanche, très-soluble dans l’eau, déliquescente, fortement alcaline ; on la retire du carbonate de soude par la méthode employée pour extraire la potasse du carbonate de potasse. On dissout dans l’eau le carbonate de potasse et on y ajoute un lait de chaux; il se produit une réaction, l’acide carbonique s’unit à la chaux, et la soude passe à l’état caustique : il suffit, après une ébullition plus ou moins prolongée, de décanter le liquide clair, de l’évaporer rapidement et de couler la matière fondue en plaques ou en bâtons pour avoir la soude caustique à l’état solide. La potasse et la soude peuvent être remplacées l’une par l’autre dans la plupart des circonstances. Toutes deux se trouvent toutes préparées dans le commerce ; elles sont assez impures, et contiennent, quoique solides, une proportion d’eau considérable. Nous avons dit de la potasse que, si on la voulait pure, il fallait la demander préparée à V alcool ; il en est de même de la soude.
l^outVe.
(S~ 200 par O ou 16 par H.)
Métalloïde solide, cassant, d’une couleur jaune-citron, inodore, insoluble dans l’eau, très-peu soluble dans l’alcool et l’éther, fusible à tio degrés et volatil à 480 degrés; on le trouve dans le commerce à deux états différents. On appelle soufre en canon celui qui après distillation a été reçu liquide dans des moules coniques, et fleur de soufre celui dont la vapeur refroidie brusquement a donné un produit pulvérulent. Le corps contenant du soufre le plus usité en photographie est l’hyposLilfite de soude, S’O^NaOjSHO.
(SrO— 548 par O ou 52 par IL)
Oxyde de strontium : corps analogue à la chaux. Innlilc jns- (pi’i^'i en photographie. •
(St — 548 par 0 ou 44 par H.)
Métal dont l’oxyde est ia strontiane.
Sucre.
Voir Chimie organique , § 40, Sucre de canne et de betterave, Glucose, Sucre de lait, etc.
Le sucre candi, dont on a proposé l’emploi dans plusieurs formules, s’obtient en faisant une solution concentrée de sucre • ordinaire qu’on laisse cristalliser lentement, les cristaux deviennent alors très-gros; on peut toujours en photographie remplacer le sucre candi par du beau sucre blanc ordinaire, qui est souvent plus pur parce que les cristaux plus minces ont pu être mieux lavés.
tie tle fei*.
Ce sel, composé de i équivalent de peroxyde de fer et de 3 équivalents d’acide sulfurique, est le produit de l’oxydation du sulfate de protoxyde de fer. On peut le préparer en ajoutant, à une dissolution de sulfate de protoxyde de fer, de l’acide azotique, puis de l’acide sulfurique et en évaporant la liqueur à sec jusqu’à ce qu’elle ne répande plus de vapeurs ; le résidu blanc-jaunâtre qui résulte , est le sultate de peroxyde de 1er ; il se dissout difficilement dans l’eau, à laquelle il donne une teinte brune. On peut, dit-on, employer la dissolution de 2 grammes de ce sel dans un litre d’eau pour fixer les épreuves faites sur collodion ; mais ce fixatif ne dissout nullement le corps sensible, il ne pourrait qu’en neutraliser la sensibilité, et nous lui préférons, soit l’hyposulfile de soude, soit le cyanure de potassium employé avec prudence, soit meme le bromure de potassium,
Sulfate fie peotoxyde de t*ei*.
( Fe O SO^ 7 110 1737,50 par 0 ou 1 39 par II . )
On le nomme aussi, dans le commerce, vitriol vert, couperose verte ; il se présente en cristaux verdâtres, solubles dans le double de leur poids d’eau froid(‘; c’est à lui que l’encre ofdinaire doit sa sa\ eur bien connue. «Ifesl un agent r('ducteur
VOCABULAIRE
Utile en photographie ; on se sert de sa dissolution étendue pour faire sortir les images sur collodion. Il absorbe l’oxygène de l’air avec rapidité ; il se forme alors du sulfate de peroxyde de fer basique insoluble, et du sulfate de peroxyde de fer neutre qui reste en dissolution, et dont la présence ne semble pas nuire sensiblement à l’action réductrice du sulfate de protoxyde, puisque certains auteurs recommandent, au contraire, de n’employer le sulfate de fer qu’après l’avoir laissé quelque temps exposé à l’air; il faut néanmoins avoir soin qu’il ne soit pas complètement peroxydé. On peut le préparer en traitant du fer par un mélange de i partie d’acide sulfurique étendue de 9 parties d’eau, et faisant cristalliser ; mais il est beaucoup plus simple de l’acheter dans le commerce, où il est à bas prix, même pur et tel qu’il convient de l’employer en photographie. Ce sel sert aussi à préparer le rouge à polir, rouge d’Angleterre.
Sulfite 4le soucie.
(Na O, SO^ 10 HO = 1912,17 par O ou 1 53 par H. )
Produit de la combinaison de i équivalent d’acide sulfureux avec I équivalent de soude. MM. Fordos et Gélis ont indiqué ce sel pour extraire l’or à l’état métallique dans le traitement des résidus.
Jusqu’ici il n’a pas été employé en photographie. On le prépare, dans l’industrie, en faisant arriver sur du carbonate de soude cristallisé étalé sur de larges surfaces un courant de gaz acide sulfureux, que l’on obtient facilement en brûlant du soufre au contact de l’air. L’application du sulfite de soude à la fabrication du papier pour neutraliser le chlore, qui aurait sur la pâte une action destructive, a été indiquée parM. Barreswil. On donne au sulfite de soude le nom (ï antichlore.
I^ulfliydrique (Acide).
( HS == 2 1 2 ,5o par O ou 1 7 par H. )
C’est un gaz incolore, d’une odeur d’œufs pourris caractéristique, soluble dans l’eau qui en dissout environ trois fois son volume, et à laquelle il communique son odeur et ses pro-
priétés. La dissolution d’acide suifhydrique se trouble rapidement au contact de l’air : il se fait un dépôt de soufre. On prépare facilement ce gaz en chauffant dans un ballon le sulfure d’antimoine en présence d’un excès d’acide chlorhydrique [fig, 5o), et il se forme du chlorure d’antimoine et de l’acide
(Fig. 5o.j
suifhydrique Sb^ S" -f- 3H Cl = Sb^ CL 3HS , l’acide sulfhydrique se dégage par le tube courbé à angle droit qui passe dans le bouchon du ballon; l’autre tube, dit de sûreté, empêche les absorptions. On peut encore le préparer en versant de l’acide chlorhydrique étendu de neuf fois son volume d’eau sur du sulfure de barium ou de strontium en morceaux ; il se fait du chlorure de barium ou de strontium, et l’acide sulfhydrique se dégage. On se sert alors [fig* 5i ) d’un flacon à deux tu-
(Fig. 5i.)
bulures dans leajuel on met le sulfure en morceaux et de l’eau;
VOCABULAIRE
le bouchon de l’une des tubulures reçoit un tube à entonnoir par lequel on verse l’acide chlorhydrique d’une manière à peu près continue ; au bouchon de l’autre tubulure est adapté le tube de dégagement par lequel passe le gaz. On peut également employer le sulfure de fer artificiel et l’acide sulfurique étendu d’eau.
L’acide sulfhydrique peut servir à extraire l’argent de tous les liquides qui en contiennent; il forme, dans tous les cas, même en présence de l’hyposulfite de soude, du sulfure d’argent noir et insoluble qui se dépose.
Sulfliydrate d’aisimonlaque.
( Az HS = par O ou 34 par H.)
Composé de i équivalent d’ammoniaque uni à i équivalent d’acide sulfhydrique. Nous employons toujours ce corps à l’état de dissolution qui, parfaitement pure, devrait être incolore, mais qui, au contact de l’air, ne tarde pas à prendre une coloration jaune. Le sulfhydrate d’ammoniaque a une odeur fétide et repoussante ; on s’en sert fréquemment en chimie pour précipiter divers métaux à l’état de sulfures ; en photographie, il peut être indiqué pour extraire l’argent des dissolutions contenant, soit de l’hyposulfite de soude, soit du cyanure de potassium. (Voir Résidus d'argent, §213.)
Nousavonsquelquefois employé une dissolution très-faible de sulfhydrate d’ammoniaque versé d'un coup sur l’image pour ramener au noir des épreuves auxquelles le fixage par le cyanure de potassium avait donné une teinte grise trop transparente. On doit en éviter l’emploi toutes les fois qu’il s’agit de faire virer les épreuves ; traitées ainsi, elles passeraient avec rapidité.
On prépare facilement le sulfhydrate d’ammoniaque de la manière suivante : On fait passer à saturation un courant diacide sulfhydrique dans un volume déterminé, 100 centimètres cubes par exemple, d’une dissolution ammoniacale. Quand le gaz ne se dissout plus ( l’ammoniaque en a alors absorbé précisément le double de la quantité nécessaire), on ajoute un volume d’ammoniaque égal au premier, et le réactif est prêt à servir.
49^ THOISIÈME PARTIE.
Sulfure d'argent.
(AgS=: 1549, OI ^ H.)
Sel composé de i équivalent de soufre uni à i équivalent d’argent ; on le trouve tout formé dans la nature : il est alors gris de plomb et constitue un minerai d’argent abondant. Le sulfure d’argent se produit toutes les fois que l’on met en contact, soit l’argent métallique, soit un sel d’argent avec l’acide sulfhydrique, ou un sulfure soluble, ou certains corps contenant du soufre et facilement décomposables : il prend alors une teinte noire.
Il est attaquable à chaud par les acides chlorhydrique et azotique, mais surtout par l’eau régale, qui le transforme en chlorure d’argent.
S§ulf urique (Aeide).
(SO^’HO = 6i2,5o par O ou 49P^i’H-)
L’acide sulfurique, connu dans le commerce sous le nom
huile de vitriol, est composé de i équivalent de soufre uni à 3 équivalents d’oxygène et de i équivalent d’eau ; il est liquide, incolore, inodore, très-lourd, de consistance huileuse, pesant, quand il est concentré, 184,7 densimètre, et 66 degrés au pèse-acide Baumé. Soumis à l’action de la chaleur, il se volatilise et répand des fumées très-épaisses. C’est un acide très-énergique ; il attaque et détruit les tissus et la plupart des matières organiques. En contact avec la peau, il provoque, après un certain temps, un sentiment de brûlure; lorsqu’on se trouve atteint par l’acide sulfurique, il faut avant tout essuyer rapidement, puis ensuite laver la partie mouillée, l’acide à 66 degrés, mélangé à l’eau, produisant un dégagement de chaleur très-intense. Une goutte dans un litre d’eau distillée donne un mélange qui rougit fortement la teinture de tournesol.
L’acide sulfurique est employé en quantité considérable dans l’industrie; nous ne nous en servons en photographie que pour préparer le coton-poudre ; l’acide ordinaire à 66 degrés est excellent pour cet usage. Si pour d’autres opérations on voulait de l’acide à peu prèspur, on reconnaîtrait sa pureté relative aux caractères suivants • chauffé sur la lame de platine, l’acide pur se volatilise cojnplétemcnt ; razotate d’argent étendu n’y pro-
VOCABULAIRE. l\^\
(luit aucun trouble; si l’on verse dans un échantillon de cet acide une goutte d’une dissolution d’indigo dans l’acide sulfurique que l’on a préalablement étendu de beaucoup d’eau, la couleur bleue ne doit pas être décolorée.
Tableau approximatif des quantités d’acide sulfurique monohydraté et anhydre dans une dissolution aqueuse.