IJ
dessus de l’eau ehaude et qu’on continue le développement à une température un peu élevée, on obtient une très-grande rapidité.
§ HT. Depuis l’apparition de ce procédé, il a été publié de nombreuses variantes ayant pour but soit d’accélérer l’impression lumineuse, soit de faciliter les manipulations. M. England a proposé l’emploi d’une solution de 3 parties de tannin et de 3 parties de miel pour ioo parties d’eau, et on obtient ainsi une couche plus poreuse et en même temps plus sensible.
Dans le même ordre d’idées M. Alphonse de Brebisson a employé la pâte de jujube, la gomme arabique et le sucre d’orge; l’addition de ces substances donne plus de perméabilité à la couche et augmente tellement la sensibilité, qu’avec des glaces ainsi préparées on arrive jusqu’à l’instantanéité. M. de Brebisson a publié sur ce sujet une brochure spéciale dans laquelle il décrit les procédés. Yoici une des formules dont il propose l’emploi :
Eau distillée . 9occ
Alcool à 36°. i o
Pâte de jujube (du Codex) .... 4
Gomme arabique 3
Tannin 3
Cet enduit conservateur est employé exactement de la même manière que la solution de tannin du major Russell.
§ 118. M. Jouet, après des tâtonnements nombreux, s’est arrêté aux formules suivantes pour l’emploi du tannin. Il emploie de préférence le collodion suivant :
Éther 5oo
Alcool 3oo
Coton ... 16
Cette première solution constitue le collodion normal non ioduré; pour l’emploi on prend de ce
Collodion normal ioo'c
on y ajoute
Éther. 7$
Alcool 25
Liqueur iodurée (i) 20
La glace est sensibilisée dans un bain d’azotate d’argent ordinaire a 8 pour 100, lavée deux fois à l’eau distillée ou de pluie, à l’eau ordinaire sous un robinet, puis avec une pissette d’eau distillée.
On la recouvre, après égouttage, de la solution suivante bien filtrée :
Eau distillée. . iooçr
Tannin 4
Acide citrique o,25
Sucre 2
Alcool 5
On renouvelle trois fois cette solution sur la glace, on laisse sécher dans une obscurité parfaite et on enduit les bords avec un vernis. Cette précaution 11’est pas nécessaire si on a mis avant le collodion une première couche de gélatine très-diluée.
Pour le développement, on prépare les solutions suivantes :
i° Alcool ioogr
Acide pyrogallique ... i5
(1) Cette liqueur iodurée est préparée à l’avance d’après la formule suivante :
Alcool à 4o° ï 2occ
Iodure de potassium. . 2
» d’ammonium . . 4
» de cadmium... 6
Bromure de cadmium. 3
COLLODIOjN .
20 Eau distillée 100
Azotate d’argent 3
Acide citrique io
3° Eau distillée ioo
Azotate d’argent 5
Après avoir mouillé la glace à l’eau ordinaire, on met dans un verre quelques gouttes de la solution n° i et quelques gouttes de la solution n° 2, on remplit le verre d’eau distillée et on le verse rapidement sur la glace. D’après le mode de développement on voit s’il faut ajouter de l’azotate d’argent, flacon n° 2, dans le cas où l’image serait trop uniforme, ou de l’acide pyrogallique (flacon n° 1) si elle est au contraire trop heurtée. Quand tous les détails sont venus il suffit, pour rendre l’image noire, d’ajouter quelques gouttes du n° 3.
L’épreuve complètement sortie est lavée et fixée, soit à l’iiyposulfite de soude, soit au cyanure de potassium.
§ 119. M. Jeanrenaud a également modifié le procédé au tannin de la manière suivante.
La glace bien nettoyée est couverte de gélatine très-
étendue :
Gélatine 0,6
Eau 100
Alcool 2
Acide acétique 3
Sur la glace collodionnée, sensibilisée et parfaitement lavée, on verse la solution de tannin formée de :
Eau distillée 100
Tannin. 4
Alcool 2CC
Acide acélique cristallisable. 3
On n’ajoute l’alcool et l’acide acétique qu’après avoir filtré la première solution.
Après avoir laissé pénétrer cette solution, on lave à plusieurs reprises avec abondance, puis on laisse sécher spontanément.
On développe avec une solution composée de :
Acide pyrogallique . . .
gr
Acide acétique
Alcool
5,oo
Eau
On ajoute l’azotate d’argent suivant le besoin, c’est-àdire d’autant plus que l’épreuve sort plus uniforme, d’autant moins qu’elle est plus heurtée.
M. Jeanrenaud a obtenu de bons résultats en se servant d’une glace préalablement gélatinée, couverte de collodion sensibilisé et bien lavée, sans y mettre de tannin. Il est probable que la couche infiniment mince de gélatine suffit pour conserver la surface sensible et la rendre supérieure aux collodions secs simplement lavés.