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MODIFICATIONS AU PROCÉDÉ TAUPENOT

§ 130. Il résulte des travaux faits par M. Bayard, M. Gaumé et par Mme Lebreton, qu’il est possible de simplifier le procédé Taupenot , et d’obtenir de bonnes épreuves.

M. Gaumé emploie un collodion non ioduré qu’il étend sur la glace à la manière ordinaire; il lave immédiatement dans beau jusqu’à ce que celle-ci coule en nappe continue, au lieu de mettre dans le bain d’acétonitrate d’argent; il égoutte et verse l’albumine préparée, comme nous avons indiqué ci-dessus; il laisse sécher et fait tout le reste des opérations comme l’indique Taupenot : on n’a plus ainsi qu’une seule immersion dans le bain d’acétonitrate d’argent, qui donne définitivement la sensibilité à la glace.

COLLODION

Le procédé de Mrae Lebreton consiste a verser une couche d’albumine pure sur une glace préparée au collodion humide et bien lavée. On expose sans qu’il y ait besoin d’une nouvelle sensibilisation, on développe et on fixe comme il est dit plus haut.

§131. Modification du coliodion albuminé par MM. Pest chier et Mann. — Les glaces sont préparées par les moyens ordinaires ; seulement, au lieu de les recouvrir d’albumine iodurée, on les recouvre d’albumine chlorurée contenant de 2 à i\ grammes de chlorure de sodium par litre. On laisse sécher; la glace est alors insensible a la lumière : pour lui rendre sa sensibilité, il suffit de la laver abondamment dans l’eau de pluie ou l’eau distillée ; le chlorure de sodium étant ainsi éliminé, on laisse sécher dans l’obscurité, et la glace est prête à servir : elle peut rester très-longtemps sensible. On développe et fixe comme à l’ordinaire.

§ 132. Colloclion albuminé. Procédé de M. Fotherghill. — Ce procédé diffère notablement des précédents, bien que l’on emploie également l’albumine comme moyen préservateur. Lorsque la glace a été sensibilisée, puis lavée à l’eau de pluie liltrée, on la laisse égoutter une demiminute, et on verse a la surface de l’albumine simple étendue de 25 pour 100 d’eau distillée, puis battue en neige et décantée après repos. On laisse cette albumine une minute sur la glace, on renverse l’excédant, et on fait passer sur la glace un courant d’eau distillée qui la lave parfaitement ; on doit observer de faire tomber cette eau avec précaution. Il reste seulement un peu d’albumine emprisonnée dans les pores de coliodion; cette petite quantité est suffisante pour conserver la sensibilité. On laisse sécher a l’abri de la lumière, et la glace est prête

à être employée ; elle se conserve sensible pendant trèslongtemps.

§ 133. M. Bayard a proposé de remplacer l’albumine par un bain de gélatine , ce qui simplifie encore plus l’opération; il prépare le bain de gélatine de la manière suivante :

Eau filtrée iooocc

Gélatine épurée s5

11 fait dissoudre au bain-marie et ajoute :

ïodure de potassium i2.sr

Bromure de potassium .... 3

Il filtre et lave ensuite largement dans ce bain, maintenu à une température tiède, la glace préalablement recouverte de collodion non ioduré.

Après avoir laissé sécher la glace à l’abri des poussières et nettoyé l’envers avec un linge mouillé, il sensibilise, lave, laisse sécher, puis expose comme avec une glace préparée d’après le procédé Taupenot.

L’épreuve est développée d’après les indications données au § 123.

De tous ces procédés à l’albumine , c’est celui de Taupenot qui a généralement prévalu.

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