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COLLODIONS TRANSPORTÉS

Dans les procédés du collodion ordinaire, la couche sensible est assez peu adhérente au verre, surtout quand elle est humide ; il n’est même pas rare de la voir se soulever en partie ou en totalité sous un courant d’eau. On a mis à profit cette propriété du collodion pour le détacher du verre et le transporter sur papier mince; on obtient

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ainsi des clichés qui rivalisent presque de finesse avec le verre; ils sont moins encombrants et nullement fragiles. Ce procédé permet en outre de n’avoir qu’un nombre de glaces limité, ce qui peut être avantageux dans une foule de circonstances.

Depuis longtemps déjà M. Legray a indiqué le transport du collodion entre deux papiers minces et cirés; on peut se servir plus simplement du papier albuminé pour enlever le collodion encore humide, ou mieux du papier gélatiné que M. Bayard a substitué au papier albuminé et avec lequel on enlève le collodion non séché, les clichés secs et même ceux qui sont vernis. Ces opérations, d’une exécution très-facile, ne demandent qu’un peu d’habitude ; toutefois, elles ne sont pas admises généralement dans la pratique.

§ 134. Collodion transporté sur papier albuminé. — Prenez du papier mince qui, vu par transparence, soit de texture bien égale; coupez les feuilles de la grandeur des cuvettes dont vous vous servez, et posez chaque feuille l’une après l’autre sur un bain d’albumine simple, formé de blanc d’œuf battu en neige, abandonné vingt-quatre heures au repos et décanté. Laissez chaque feuille sur le bain deux à trois minutes , le temps nécessaire pour qu’elle s’étende uniformément; retirez-la et pendez-la avec une épingle pour la laisser sécher. Ce papier sec est renfermé dans un étui pour l’usage.

Lorsqu’on veut transporter une épreuve sur le papier albuminé, on la lave avec soin après le fixage, on met la glace sur un pied à caler, on la recouvre d’une couche d’eau, et sur cette couche d’eau on dépose, en ayant soin qu’il n’y ait pas de bulle d’air, une feuille de ce papier coupée plus étroite en tous sens que le cliché à enlever.

q36 deuxième partie.

On appuie alors avec les deux pouces sur deux coins du papier pour le faire descendre jusque sur la glace et le maintenir fixe, pendant que, soulevant la glace avec les autres doigts, on fait écouler par le côté opposé l’eau interposée entre les deux surlaces; on fait égoutter ainsi pendant quelques instants, et le papier est alors appliqué sur la couche de collodion; on refoule avec les doigts le collodion qui déborde, de manière a le rabattre sur le papier. On soulève un des angles, le collodion se détache avec facilité et suit le papier auquel il adhère ; s’il ne se détachait pas facilement de la glace, on ferait couler un filet d’eau entre les deux surfaces pour faciliter le décollage. Le collodion ainsi détaché est pendu pour sécher, et, s’il ne paraît pas assez transparent, on le cire avec précaution pour en tirer des positifs. Ces positifs ne perdent que très-peu de leur finesse si on met le côté du collodion en contact avec le papier positif, mais alors ils sont retournés, ce qui devient, dans certaines circonstances, un grave inconvénient; on évitecetinconvénient, soit en mettant le cliché à l’envers, mais on perd un peu de la finesse; soit en employant le procédé indiqué par M. Toulouze pour le retourner, § 138. Ajoutons que si l’on a l’intention de transporter ses clichés sur papier albuminé ou autre, il faut employer un collodion un peu épais, renfermant moins d’éther que les autres ; on a ainsi plus de facilité pour le transport.

§ 135. Collodion transporté sur papier gélatine. Procédé de M. Bayard (i). — On peut se servir également de papier enduit de gélatine pour détacher la couche de collodion de la glace.

Pour préparer ce papier, on fait dissoudre au bain-

(i) Bulletin de la Société française de Photographie (mars \ 85y).

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marie l\o grammes (soit 4 pour 100) de gélatine incolore dans un litre d’eau filtrée. Lorsque la solution est complète, on la verse dans une cuvette en porcelaine qu’on a légèrement chauffée. Les papiers marqués au revers sont placés un à un sur ce bain pendant deux ou trois minutes, puis suspendus pour sécher a la manière ordinaire. Lorsqu’ils sont bien secs, on les réunit et on les met dans un portefeuille pour les employer à volonté. La sorte de papier qui paraît le mieux convenir a cette opération est celui qui est très-mince et très-égal par transparence.

i° Si le négatif à enlever vient d’ètre obtenu, s’il est encore humide, on met la glace sur un support horizontal, le coilodion en dessus; 011 la recouvre d’une couche d’eau que l’on répand également; on prend ensuite une feuille de papier préparé coupée de la grandeur de la glace, onia pose du côté géiatiné, pendant trois ou quatre minutes, sur un bain d’eau iiltrée; et, après l’avoir enlevée, on l’étend sur la couche d’eau qui recouvre le coilodion. En inclinant alors la glace, on fait couler l’eau, et le papier s’applique sur le cliché. O11 place la glace perpendiculairement et on laisse le tout sécher à la température de la pièce.

20 Lorsque le dessin que l’on veut transporter est ancien et qu’il n’a pas été verni , on le met tremper pendant environ un quart d’heure, le dessin en dessus, dans une cuvette pleine d’eau. Dix a douze minutes après que l’on a mis la glace dans l’eau, on pose une feuille de papier géiatiné sur cette eau pendant trois ou quatre minutes, puis prenant la glace d’un côté 011 la soulève par les coins, en ajustant à l’un de ses bords un des bords du papier; on retire le tout lentement et avec précaution, et le papier adhère au coilodion; on fait égoutter et sécher.

3° Si le négatif est recouvert d’un vernis, on opère comme ci-dessus, avec cette différence que l’eau doit être additionnée de 5 à 6 pour ioo d’alcool, et que la glace doit y rester pendant vingt-cinq à trente minutes.

Dans les trois cas, lorsque le papier collé sur le collodion est bien sec (et on ne doit pas le faire sécher au feu), avec la pointe d’un canif on le coupe a quelques millimètres des bords ou suivant la dimension que l’on veut conserver au dessin, on fait tremper le tout dans une cuvette dont le fond est recouvert de 2 à 3 centimètres cubes d’eau. Un quart d’heure après l’immersion , on essaye d’enlever avec la pointe d’un couteau un des coins du papier. Si le collodion ne se détache pas avec le papier, on laisse tremper un peu plus longtemps. Enfin, lorsque l’on voit que le collodion abandonne la glace, il faut soulever le papier avec précaution sans retirer la glace de l’eau qui, baignant toujours le collodion, rend la séparation plus facile. Le papier étant enlevé avec le cliché qu’il a entraîné avec lui et qui est resté adhérent, on le met dans une feuille de buvard pour absorber l’excès d’eau, et on fait sécher.

Les clichés ainsi transportés prennent une grande vigueur au tirage, et lorsqu’on les trouve trop durs, on peut les rendre transparents en cirant le papier sur le revers et suivant la méthode ordinaire (voir Papier ciré), mais il arrive souvent, surtout pour le papier gélatiné, que la cire s’étend mal et altère le cliché.

Par le même procédé de transport, on parvient aussi a reporter sur papier gélatiné les collodions secs obtenus par le procédé Taupenot ou ses modifications : il faut pour cela ou faire tremper les glaces dans l’eau pendant un temps beaucoup plus long, ou ajouter à l’eau une certaine quantité de carbonate de potasse ou de soude (de

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6 à 8 pour ioo); dans ce dernier cas, on ne doit pas trop prolonger l’immersion de la glace, parce qu’alors la couche d’albumine subissant une extension et un retrait inégal, il se produirait un soulèvement par ramification qui perdrait l’épreuve. Ce dernier transport ne réussit pas toujours parfaitement.

§ 136. Transport du collodion sur gélatine. — M. Gaillard a également indiqué un moyen de reporter le collodion sur gélatine (i); il emploie la gélatine seule. Les clichés ainsi obtenus semblent faits sur papier glace , ils ne perdent rien de leur finesse et de leur transparence; mais la manipulation est un peu plus longue et plus difficile que dans le procédé ci-dessus. On ne peut l’employer que pour des clichés obtenus sur glace et non pour des clichés sur verre.

On prend de la gélatine blanche et pure que l’on immerge dans l’eau froide pendant vingt-quatre heures; elle se gonfle, absorbe la quantité d’eau nécessaire, on la retire, on l’égoutte, et on la fait fondre au bain-marie sans ajouter d’eau : elle est dès lors bonne à employer. On place ensuite la glace bien horizontalement sur le pied à caler, et on verse doucement de l’eau chaude sur toute la surface. Cette eau humecte le collodion et échauffe la glace. Quand la glace est bien échauffée par ce moyen, on rejette l’eau et on verse a la place la quantité de gélatine nécessaire pour couvrir amplement l’épreuve, on attend jusqu’à ce que celle-ci soit figée; on relève alors la glace et on la met sécher. Lorsque la gélatine est bien sèche, on la coupe avec un canif à 5 millimètres des bords de la glace, on projette l’haleine dessus pour lui rendre

(i) .B aile tirade la Société française de Photographie (décembre 1 855,

un peu d’humidité, on soulève un coin avec la pointe du canif, et prenant quelque précaution on détache tout le reste du collodion. Les clichés doivent être conservés dans un buvard entre des feuilles bien planes et complètement à l’abri de l’humidité.

§ 137. Transport cia collodion sur gélatine et guttapercha. — On a indiqué différents moyens de transporter les coliodions sur gutta-percha, mais comme nous avons vu des échantillons de cette substance s’altérer spontanément et tomber en poussière, nous croyons prudent de s’abstenir de procédés de ce genre.

On a employé à Vienne, à l’imprimerie impériale, le transport sur gutta-percha alliée a la gélatine; il est possible que le mélange de ces deux substances empêche l’altération de la gutta-percha. Voici comment on procède : lorsque le cliché est sec, on le recouvre d’une couche de gutta-percha dissoute dans le chloroforme; sur cette couche on donne une seconde couche de colle de parchemin, on laisse sécher de nouveau, et on détache ensuite les deux couches ensemble en les soumettant a l’action de la vapeur d’eau : on a ainsi une feuille d’une homogénéité et d’une transparence parfaites.

§ 138. Procédé de transport sur papier en maintenant le cliché dans son vrai sens. — M. Toulouze, qui a communiqué ce procédé, commence par enlever le cliché sur une feuille de papier qui n’est imprégnée d’aucune substance adhésive, puis il le reporte sur une feuille de papier ciré sur laquelle il le colle au moyen de la gomme. Il conseille le mode d’opérer suivant :

On coupe d’abord sur la glace au moyen d’un trait vif toute la partie du cliché que l’on veut transporter; puis, mouillant des deux côtés une feuille de papier un peu fort,

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celui que l’on emploie pour les positifs par exemple, on l’applique exactement sur le collodion que l’on a préalablement couvert d’eau. On promène ensuite sur l’envers du papier un triangle de verre en opérant une légère pression pour faire bien adhérer ce papier et forcer l’eau à pénétrer le collodion; on entretient, s’il y a lieu, l’humidité du papier. De temps à autre on soulève un des coins pour voir si la couche de collodion se détache. Quand on s’aperçoit qu’elle commence a se décoller, on chasse complètement l’excès d’eau par la pression du triangle, on finit d’éponger avec du papier buvard, et on soulève l’angle qui paraît le plus disposé à quitter la glace, et en continuant d’enlever avec soin on entraîne tout le collodion sur la feuille de papier.

On place ce papier sur une glace ou sur une planchette plane, le collodion en dessus, puis avec un blaireau on le recouvre de gomme en consistance sirupeuse, et on applique exactement à sa surface une feuille de papier ciré; on chasse avec le triangle de verre les bulles d’air et l’excès de gomme, puis, mettant sur le tout deux ou trois feuilles de gros bristol et une feuille de carte à satiner, on passe à plusieurs reprises un rouleau de bois dans tous les sens en appuyant fortement. Ce laminage fait pénétrer la gomme dans le papier et dans le collodion, il en chasse l’excès ainsi que les dernières bulles d’air.

On retourne alors le paquet et on enlève la première feuille de papier mouillé; le cliché reste adhérent au papier ciré; on laisse sécher sur une surface plane en maintenant seulement les bords au moyen de quelques bandes de bristol.

Si le cliché a été verni, il faut préalablement mettre la glace au-dessus d’une cuvette contenant de l’eau à l’ébullition ; la vapeur favorise la séparation du col-

lodion. Quand il commence à se détacher, on le recouvre, comme il est dit ci-dessus , d’une feuille de papier mouillé , puis on continue l’action de la vapeur d’eau jusqu’au moment où le colîodion est détaché dans toutes ses parties. On le soulève alors et on continue l’opération comme avec les clichés ordinaires.

§ 139. Positifs reproduits d’après un négatif, — Plusieurs photographes, parmi lesquels nous citerons MM. Caron, Moitessier, etc., ont produit de ces épreuves positives sur colîodion. M. Jeanrenaud s’en est également occupé, mais à un point de vue différent et qui est d’un grand intérêt, celui de la reproduction d’après l’épreuve positive ainsi obtenué d’un nouveau négatif dont il pouvait a volonté changer les dimensions et, par un temps de pose plus ou ou moins prolongé, augmenter les vigueurs ou les détails, etc. Nous renverrons pour la description de ce procédé au Bulletin de la Société de Photographie, n° 6, juin 1 856, et nous n’étudierons les positifs sur colîodion humide qu’au point de vue de représenter avec une finesse extrême l’image du modèle primitif en transportant sur papier l’épreuve ainsi obtenue.

Pour obtenir ce résultat, l’installation la plus simple, lorsque l’on possède deux chambres noires, consiste à les mettre a la suite l’une de l’autre, de telle sorte que les deux .glaces dépolies soient aux deux extrémités. On retire l’objectif de la plus grande , et l’objectif de la seconde pénètre par l’ouverture laissée libre dans la première chambre. L’appareil ainsi disposé, on substitue à la glace dépolie de la grande chambre le négatif à copier en le fixant dans un châssis ordinaire dont on lève la planchette et la porte. Il ne pénètre ainsi, dans la chambre noire, que la lumière qui traverse le négatif; on met au

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point sur la glace dépolie en réglant l’écartement selon les dimensions que l’on veut faire, et on tire de ce négatif une épreuve comme s’il s’agissait de reproduire une gravure ou tout autre sujet (1).

S’il s’agit d’un positif destiné à rester sur verre et à être vu par transparence, comme pour le stéréoscope, par exemple, on peut employer le collodion ordinaire; le temps de pose, condition très-importante, ne peut être déterminé que par l’expérience; on développe par l’acide pyrogallique contenant très-peu d’acide acétique ( 1 o centimètres cubes par litre) et on fixe au cyanure de potassium. Si le ton donné par le cyanure de potassium n’est pas agréable, après avoir bien lavé la glace 011 la met dans une solution très-faible de bichlorure de mercure, et on retire l’épreuve aussitôt qu’elle est arrivée au ton noir. Si l’épreuve, sous l’influence du bicblorure de mercure, passait du noir au blanc, on la laverait de nouveau avec soin, et on passerait dessus une solution faible d’hyposulfite de soude qui la ramènerait immédiatement au noir.

M. Ad. Martin emploie le procédé suivant pour donner aux épreuves ainsi obtenues par transparence une belle coloration noire. L’épreuve développée au bain de fer est lavée avec soin, et avant le fixage on verse à sa surface une solution de bicblorure de mercure. Au bout de quelques instants de contact et après un nouveau lavage, on couvre l’épreuve d’une solution d’hyposulfite de soude

(1) Au lieu de deux chambres noires, on peut, dans une pièce noire, faire au volet une ouverture de la grandeur du négatif à reproduire; on place ce négatif à cette ouverture, une glace dépolie étant ajustée par derrière, pour enlever la transparence qui laisserait voir les objets plus éloignés, puis on braque la chambre noire sur ce négatif, comme s’il s’agissait de reproduire une vue quelconque.

2/|4 deuxième partie.

ou de cyanure de potassium, préalablement saturée d’argent (n’en pouvant plus dissoudre). Cette solution ne fixe donc pas l’épreuve, mais elle est en partie décomposée par le mercure qui s’est déposé sur l’épreuve; l’argent est précipité en poudre très-fine, qui donne un grand éclat à l’image. On fixe alors l’épreuve par le cyanure de potassium ou l’hyposulfite de soude non additionné d’argent, et on termine par un lavage à grande eau.

Lorsqu’il s’agit d’une épreuve destinée à être transportée sur papier , on peut employer le même procédé , en ayant soin seulement d’augmenter la dose du cotonpoudre dans le collodion.

L’image doit être assez posée pour venir rapidement. On fixe dans une solution d’hyposulfite de soude à i5 pour 100 ou de cyanure de potassium à 2 pour 100. Quand l’iodure d’argent est complètement dissous, on lave à grande eau, et on verse sur l’épreuve une solution de bichlorure de mercure qu’on laisse assez longtemps pour que l’épreuve, de noire qu’elle était, devienne complètement blanche; on lave de nouveau avec le plus grand soin, on égoutte convenablement et on ramène l’épreuve au noir en y versant une solution faible d’hyposulfite de soude a G pour 100.

11 reste alors à opérer le transport de l’épreuve sur papier. Rien n’est plus simple que cette opération qui se fait comme nous l’avons indiqué §§ 134 et 135 pour le transport des négatifs ; seulement ici on emploie de préférence le papier préparé en carte-porcelaine. On en coupe un morceau un peu plus étroit que l’épreuve, on le passe dans beau pure, et, versant d’autre part sur la glace autant d’eau qu’elle en peut contenir, on met le papier du côté glacé sur cette eau, en évitant les bulles

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d’air; on le maintient, on fait écouler l’eau, et, refoulant alors le collodion que l’on retourne sur l’envers, on enlève le tout avec précaution et on laisse sécher. La gélatine employée dans la préparation du papier-porcelaine suffit généralement pour conserver une adhérence complète.

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