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DAGUERRÉOTYPE

cFor et de soude (sel de Fordos et Géîis). On peut également préparer cette solution en dissolvant i gramme d’or dans 5oo grammes d’eau, 4 grammes d’hyposulfite de soude dans ooo grammes d’eau, et en versant la solution d’or dans la solution d’hyposulfite de soude. La plaque étant couverte de liquide, on chauffe en dessous avec une forte lampe à alcool, de manière à produire rapidement des bulles sur toute la surface de la plaque. On voit alors le dessin se modifier, s’aviver ; on continue quelques instants, on arrête en jetant d’un coup la plaque dans une cuvette d’eau claire. Durant toute l’opération, il doit toujours y avoir un excès de liquide sur la plaque; si le liquide manquait en un seul point, ne fût-ce qu’un instant, i! se produirait une tache. Nous insistons, pour obtenir des tons vifs, sur la nécessité d’une flamme trèsgrosse qui chauffe rapidement (i); si Faction était trop prolongée, l’épreuve se voilerait et se détacherait par petites écailles argentées.

L’image étant fixée au chlorure d’or et bien lavée, on saisit avec des pinces la plaque par un de ses coins, on la rince parfaitement en versant dessus de l’eau distillée, et en ayant soin de relever le coin opposé à celui que l’on tient dans les pinces; on chauffe ensuite rapidement du

(i) On peut faire soi-même une, lampe de la manière suivante. On met dans un petit flacon à large ouverture un morceau de fer-blanc ou de cuivre mince roulé en forme de tube et dépassant le goulot de i centimètre environ. Dans ce tube on place une mèche de coton filé, et l’on verse doucement de l’alcool pour emplir le flacon; avec cette lampe on obtient une flamme d’autant plus grosse que la mèche est plus forte. L’opération terminée, on éteint facilement la flamme en couvrant la mèche d’un petit vase dont l’orifice repose sur l’épaulement du plus grand. Les flacons dont nous nous servions, même pour la plaque normale , n’avaient que 3 centimètres de large sur G de haut et i centimètres d’ouverture au goulot; ils contenaient assez d’alcool pour passer une grande plaque au chlorure d’or et la sécher ensuite.

haut vers le bas au moyen de la lampe, en même temps on souffle sur la plaque pour faire glisser la majeure partie de l’eau. Si cette opération était conduite trop lentement, l’eau n’étant pas parfaitement pure, il se produirait des taches qu’il faudrait enlever par un second lavage.

L’épreuve est terminée et désormais indélébile à la lumière; si le fixage au chlorure d’or a été bien fait, on peut la frotter légèrement avec du coton et même la toucher avec la main, sans l’altérer sensiblement.

§ 207. Epreuves solarisées . — La recette suivante permet de ramener a une teinte convenable les épreuves solarisées (c’est-à-dire ayant subi l’action de la lumière pendant un temps trop prolongé) (i) :

On ajoute au chlorure d’or nécessaire pour le fixage une certaine quantité de sel commun (chlorure de sodium), soit environ i décigramme pour 20 centimètres cubes. Quand la dissolution du sel est complète, on se sert de cette liqueur pour fixer la plaque; les parties qui restaient bleues après l’action du mercure et de l’hyposulfite reviennent immédiatement au blanc.

§ 208. Nettoyage des vieilles épreuves. — Les vieilles épreuves sur plaque sont ravivées par un moyen trèssimple.

On fait dissoudre 1 décigramme environ de cyanure de potassium dans 60 grammes d’eau distillée, et on verse cette liqueur sur l’épreuve , préalablement lavée à l’alcool; les taches disparaissent rapidement. On rince ensuite la plaque à grande eau, et on la fait sécher comme à l’ordinaire.

(1) Voir Derniers perfectionnements du daguerréotype, par Colas, chez Secrétan, opticien.

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§ 209. Reproduction des épreuves daguerriennes. — Il arrive très-souvent que l’on cherche à reproduire d’anciennes plaques en photographie, soit au collodion sec, soit au collodion humide.

On doit commencer par les nettoyer, soit en les lavant dans un peu d’alcool rectifié, soit dans une légère solution de cyanure de potassium. On les rince avec soin, et lorsqu’elles sont sèches, on les reproduit à la chambre noire comme tout autre sujet : il faut seulement avoir le soin d’éviter les reflets des cuivres de l’objectif et de la chambre elle-même, en couvrant la partie extérieure de celle-ci avec un voile de velours noir dans lequel on réserve uniquement l’ouverture de l’objectif.

SECTION YII

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