GRAVURE ET LITHOGRAPHIE
par l’impression un nombre considérable d’épreuves.
» Cependant, l’argent étant un métal peu dur, le nombre des épreuves serait encore assez limité si un moyen très-simple ne permettait de soustraire la planche photographique à l’usure déterminée par le travail de l’impression.
» En effet, pour atteindre ce but il suffit, avant de livrer la planche à l’imprimeur, de cuivrer sa surface par les procédés électro-chimiques; de cette manière, il est évident que la couche de cuivre supporte seule l’usure produite par le travail de l’ouvrier. Lorsque cette couche est altérée d’une manière notable, il est facile, à l’aide d’un acide faible, de la dissoudre en totalité sans altérer l’argent sur lequel elle repose; dès lors la planche peut être cuivrée de nouveau, et se trouve ainsi dans le même état que si elle n’avait pas supporté le travail de l’imprimeur. »
On sait de plus que, par la galvanoplastie, on peut reproduire avec une fidélité extrême les planches gravées. On prend sur un cuivre en creux une première épreuve en relief, et sur ce relief on prend plusieurs épreuves en creux semblables au modèle pouvant servir à l’impression. Il est possible de conserver indéfiniment une planche originale précieuse, au moyen de ce procédé, qui serait sans doute applicable aux planches gravées par M. Fizeau.