‹ Chimie photographiqueChapitre 78 sur 109 · PLOMB · texte numérisé non relu

PLOMB

FUSIBLES A (degré centigr.)

Alliage de Newton . . .

dû

Alliage d’Arcet

Autre.

Autre

Bitiiin fie «ïudée.

On vend sous ce nom dans le commerce une foule de matières de composition variable; il est malheureusement fort difficile, pour ne pas dire impossible, d’en obtenir de pur.

Le vrai bitume de Judée provient des lacs et des sources de

la Syrie, de l’Asie Mineure, de la Mésopotamie, etc. La meilleure qualité vient de Damas et de la mer Morte ; il est expédié par Beyrouth. Les qualités d’Égypte et du golfe Persique nous viennent d’Alexandrie ; celles de la Mésopotamie et de l’Asie Mineure viennent par Latakié et Smyrne.

Ce bitume, soluble dans l’éther, a la propriété de devenir plus ou moins insoluble dans ce véhicule lorsqu’on l’a soumis à l’action de l’air et de la lumière. Le bitume de Judée a été, pour la première fois, appliqué à la photographie par Nicéphore Niepce. La découverte de Niepce, véritable point de départ du daguerréotype et de la photographie à l’encre grasse d’imprimerie, avait été mise en oubli par la découverte de Daguerre. Elle a été mise à profit de nouveau pour la lithophotographie et la gravure photographique sur métal.

JBore.

(Bo == i36,2i par O ou 1 1 par H.)

Métalloïde qui peut être isolé de l’acide borique. Le bore cristallisé de MM. Wôhler et Deville présente à un de ses états l’aspect et presque la dureté du diamant.

I2i*ome.

(Br= iooo' par 0 ou 8o par H.)

Corps simple, liquide, rouge-brun, très-volatil, d’une odeur insupportable et irritante. C’est un poison qui agit avec énergie sur les organes de la respiration ; on doit, autant que possible, se mettre à l’abri de ses émanations. Le brome fut découvert en 1826 par M. Balard ; on l’extrait ainsi que l’iode des soudes de varechs et aussi des eaux mères des marais salants, § 14. 11 est resté longtemps sans applications ; il sert maintenant à l'état de corps simple dans le procédé de Daguerre : on remploie comme substance accélératrice, soit uni à la chaux éteinte (bromure de chaux des photographes), soit, mais plus rarement, à l’état de dissolution dans l’eau (eau bromée). Dans les deux cas, on expose la plaque déjà iodée au-dessus d’une cuvette contenant le produit bromé dont elle reçoit ainsi les émanations. Les divers sels solubles de ce métalloïde sont également employés dans la photographie sur verre et sur papier.

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ISromliydrique (Acide).

(HBr = ioi2,5o par 0 ou 81 par H.)

Cet acide, formé de i équivalent de brome et de i équivalent d’hydrogène, est gazeux, très-soluble dans l’eau ; il répand à l’air des fumées blanches. On le prépare en faisant passer des vapeurs de brome sur des fragments de phosphore humides ou mieux en employant le phosphore rouge : cette préparation est difficile à exécuter pour les personnes qui ne sont pas habituées aux manipulations chimiques. Avec le bromure de barium et l’acide sulfurique en poids équivalents, on peut par double échange obtenir une dissolution d’acide bromhydrique et du sulfate de baryte insoluble.

üa*oimii*e d'argent.

( AgBr = 2349,01 par O ou 188 par Iî.)

I! est composé de 1 équivalent de brome et de 1 équivalent d’argent, et se forme toutes les fois que l’on met en contact, soit l’argent métallique avec le brome liquide ou en vapeur, soit un sel d’argent soluble avec un bromure soluble (bromure de potassium, d’ammonium, de cadmium, etc.) Le bromure d’argent est blanc, insoluble dans l’eau et dans l’acide azotique, soluble dans l’ammoniaque, les hyposulfites alcalins, le cyanure de potassium, facilement attaquable par la lumière et noircissant rapidement sous l’influence de l’acide gallique. Il est modifié par l’influence de certains rayons lumineux sans action sur l’iodure ; c’est pourquoi en photographie les surfaces sensibles sur papier, sur verre ou sur plaques, sont formées généralement par un mélange de bromure et d’iodure d’argent.

fflU'oamiire de (des photographes ).

11 n’est pas démontré que ce soit un corps chimiquement pur ni en proportion définie; on le prépare en prenant de la chaux éteinte, en poudre légèrement humide (voir Chaux), que l’on place dans un flacon, et versant dessus quelques gouttes de brome ; on agite vivement, et l’on ajoute de nouveau du brome jusqu’à ce que la chaux ait pris une belle

teinte rouge. On peut encore préparer ce produit en mettant la chaux éteinte dans la cuvette de la boîte à bromer, et plaçant au milieu une petite capsule de porcelaine dans laquelle ou verse un peu de brome ; on ferme la boîte et on l’abandonne quelque temps. La vapeur du brome se répand sur la chaux ; on remue, de temps à autre, le mélange pour qu’il soit bien homogène ; on ajoute du brome s'il n’y en a pas assez, et quand la chaux a pris une belle teinte rouge, le bromure de chaux est fait et prêt à servir (voir Préparation sur plaques). Il arrive souvent que la composition est trop forte ; on l’abandonne alors quelques minutes à l’air libre. Le bromure de chaux, quand il est bien renfermé dans les boîtes, peut servir très-longtemps.

Bromure cl© potassium.

(KBr = 1489,30 par O ou ï 19 par H.)

Composé de 1 équivalent de brome et de 1 équivalent de potassium, très-soluble dans l’eau ; on le prépare en versant du brome dans une dissolution de potasse caustique jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de coloration : il se forme un mélange de bromure de potassium et de bromate de potasse; on évapore à sec, on calcine dans un creuset. Le bromate de potasse est décomposé et converti en bromure de potassium ; cette opération se fait en grand dans les fabriques. Il y aurait perte de temps et d’argent à vouloir la faire soi-même. Le bromure de potassium du commerce est généralement assez pur pour toutes les opérations photographiques, surtout lorsqu’il est bien cristallisé. Il renferme quelquefois un peu de carbonate de potasse que l’on reconnaît facilement en ajoutant à deux ou trois gouttes d’une dissolution concentrée de bromure de potassium une goutte d’une dissolution de chlorure de calcium ; il se fait alors un trouble dans la liqueur ( carbonate de chaux ), et son intensité donne une idée du degré d’impureté. Le bromure de potassium est employé en photographie, dans certaines préparations de papiers négatifs ; sa dissolution, à raison de 25 grammes par litre d’eau filtrée, peut servir à fixer provisoirement les épreuves négatives; nous avons dit que l’on pourrait remplacer pour ce fixage le bromure de potassium

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par l’iodure de potassium, et plus simplement encore par le chlorure de sodium (sel commun), qui se trouve partout. Ces sels, lorsqu’ils ont réagi sur les papiers préparés, empêchent l’action de la lumière.

Bromures divers (Préparation).

Les applications des bromures à la composition des collodions nous ont engagés à donner ici leur mode de préparation.

Bromhydrate d’ ammoniaque (ou bromure dr ammonium ).

(AzH3HBr= 1225.)

On obtient ce sel en faisant réagir le brome sur l’ammoniaque caustique; cette opération doit se faire avec les précautions suivantes :

On met dans une petite capsule une certaine quantité de brome, en raison de la quantité de bromhydrate d’ammoniaque que l’on veut obtenir (d’après les équivalents, 1000 de brome donnent 122$ de bromhydrate d’ammoniaque); on recouvre immédiatement le brome d’une couche d’eau distillée, de 2 centimètres d’épaisseur environ (on fera mieux de verser l’eau d’abord et le brome ensuite, pour éviter la volatilisation); puis on y ajoute une dissolution d’ammoniaque jusqu’à complète disparition du brome et cessation du dégagement d’azote. Malgré la précaution de ne mélanger les liquides que très-doucement en versant l’ammoniaque goutte à goutte, l’effervescence est souvent très-vive. Le produit, évaporé à sec par une douce chaleur, est du bromhydrate d’ammoniaque pur.

On peut encore obtenir ce sel en pulvérisant et mélangeant ensemble 3 parties en poids de bromure de potassium et 2 parties de sulfate d’ammoniaque ; quand le mélange a été bien intimement fait dans un mortier, on l’introduit dans une petite cornue que l’on chauffe jusqu’à ce qu’il se sublime un corps blanc qui se condense dans le coi : on maintient alors la cornue à une température constante, tant que la distillation continue: le corps distillé est du bromhydrate d’ammoniaque, il reste, comme résidu, du sulfate de potasse.

Bromure de barium .

(BrBa — 18Ô8.)

On prépare facilement ce sel, en faisant bouillir un mélange à parties égales, en poids, de bromhydrate d’ammoniaque et de carbonate de baryte (artificiel et pur), sur lequel on verse de l’eau distillée ; on évapore complètement à sec après quelque temps d’ébullition, et on chauffe jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus de vapeurs blanches. Il s’est fait une double dé~ composition entre les deux corps, le résidu est du bromure de barium mélangé de carbonate de baryte. On le traite par l’eau, on filtre, on évapore la liqueur, qui donne du bromure de barium pur.

On peut préparer plus facilement ce bromure en mettant dans un verre a expérience une petite quantité de brome qu'on recouvre d'eau. On y ajoute directement quelques petits fragments de baryte caustique qui s’hydrate aussitôt et se combine avec le brome; cette combinaison se fait d’une manière assez régulière : on remue doucement avec une baguette de verre, et quand tout le liquide a pris une légère teinte rougeâtre permanente, on le décante dans une capsule de porcelaine, on i’évapore à sec ; on fait chauffer cette capsule au rouge vif pour ramener à l’état de bromure le bromate qui s’est formé : le résidu, après refroidissement, constitue le bromure de barium qu’on peut dissoudre dans l’eau distillée, filtrer et concentrer de nouveau pour le purifier et l’obtenir bien cristallisé.

Ce sel, ainsi qu’on peut le voir, se prépare d’une manière excessivement simple; il nous servira à faire tous les autres bromures métalliques.

Le bromure de barium est soluble dans l’alcool ; il nous semble qu’on pourrait l’employer directement à la préparation du collodion.

Procédé général pour la préparation d’autres bromures métalliques.

(Bromure de zinc, de cadmium, de nickel, etc.)

On met, dans un flacon bouché à l’émeri, du brome avec un volume d’eau environ dix fois plus considérable, et on ajoute

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dans ce flacon le métal divisé dont on veut obtenir le bromure ; on abandonne jusqu’à ce que tout le brome qui était au fond du flacon ait disparu en se combinant avec le métal ; on décante alors ce liquide, qui est une dissolution du bromure, et on l’évapore à sec.

On peut obtenir ces bromures très-rapidement par un procédé de double décomposition, au moyen du bromure de barium. Ce procédé consiste à prendre des poids équivalents de bromure de barium et du sulfate soluble du métal dont on veut préparer le bromure.

Par exemple, pour faire le bromure de zinc, prenez du sulfate de zinc cristallisé et pur (17,94) et du bromure de barium (18,59); P°ur faire le bromure de cadmium, prenez du sulfate de cadmium cristallisé (17,46) et du bromure de barium (18,59); pour le bromure de nickel, prenez du sulfate de nickel cristallisé (9,69) et du bromure de barium (18,59).

On dissout les deux sels séparément dans l’eau distillée et on mélange les dissolutions: il se forme aussitôt, par double décomposition, du sulfate de baryte lourd, insoluble, et du bromure métallique soluble. Lorsque la liqueur s’est un peu éclaircie à la partie supérieure, on ajoute avec une baguette de verre une goutte de dissolution de bromure de barium pour s’assurer qu’il ne se forme plus de précipité et que tout le sulfate est bien décomposé; on filtre alors, et la liqueur, évaporée doucement, donne le bromure métallique mêlé de quelques traces de bromure de barium.

Si tout le sulfate du métal dont on veut préparer le bromure n’est pas décomposé dans cette opération, c’est que les pesées ont été mal faites, ou que les corps sont impurs; il faut alors ajouter quelques gouttes de bromure de barium, pour compléter la décomposition.

Enfin, on peut encore préparer les bromures métalliques qui ne donnent pas de sels doubles en faisant bouillir des poids équivalents de bromure d’ammonium et de carbonate du métal dont on veut obtenir le bromure (carbonates de baryte, de zinc, de cadmium, de nickel, etc.).

Après une demi heure environ d’ébullition, on verse le tout dans une capsule, on chauffe avec ménagement pour chasser

complètement le carbonate d’ammoniaque : le résidu, repris par l’eau et filtré, donne une dissolution de bromure du métal dont on a employé le carbonate.

Ce procédé réussit mieux pour les bromures non volatils (bromure de barium et de nickel) que pour les bromures volatils (bromure de zinc et de cadmium).

Ei’OiBïiire d’iode.

\ ' ' ‘ / L ' if.".'

On appelle ainsi une dissolution d’iode dans le brome qui, étendue d’eau, donne en vapeur de l’iode et du brome et dont on s’est servi pour ioder et bromer à la fois; on le prépare de la manière suivante : On ajoute de l’iode à refus à une dizaine de centimètres cubes de brome, on étend 1 gramme environ de cette solution de 200 à 25o centimètres cubes d’eau de rivière filtrée, on verse une couche de ce liquide dans la cuvette de la boîte à bromer, et l’on expose la plaque daguerrienne au-dessus.

Cadmium* »

(Cd=6g6,77 par O ou 56 par H.)

Métal encore assez rare, que l’on rencontre dans certains minerais de zinc; plus volatil que celui-ci, on le trouve dans les premiers produits, il est caractérisé par son sulfure jaune employé fréquemment en peinture (jaune de cadmium). L’iodure et le bromure de cadmium sont souvent utilisés maintenant en photographie, dans la préparation du collodion ioduré; ils se décomposent moins facilement que les iodures correspondants des autres métaux, et donnent des produits très-stables. On emploie quelquefois le cadmium laminé mince pour produire l’iodure dans le collodion même. On ajoute en même temps la quantité d’iode nécessaire : ces deux corps réagissent l’un sur l’autre pour donner naissance à l’iodure de cadmium qui reste en dissolution; la décoloration du liquide indique la fin de l’opération.

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Cæsium.

( Cs= i54i par 0 ou 123 par H. )

Métal nouvellement découvert, encore sans application.

Calcium.

( Ca = 25o par 0 ou 20 par H.)

Métal dont l’oxyde est la chaux (voir Chaux). Son extraction par la réaction du sodium sur l’iodure est trop coûteuse pour qu’on cherche à l’utiliser.

Carbonates et bicarbonates alcalins.

Les carbonates et bicarbonates de potasse, de soude et d’ammoniaque sont solubles dans l’eau ; ils ont une réaction alcaline et peuvent, le plus souvent, se remplacer l’un par l’autre.

Les bicarbonates de potasse et de soude ont une réaction alcaline moins prononcée que les carbonates neutres, et devront, le plus souvent, leur être préférés en photographie, surtout s’il s’agit de préparations devant servir aux papiers positifs; ils auront, en effet, moins d’action sur l’encollage des papiers.

Carbonate de potasse.

Voir page 55 pour l’extraction. On peut l’obtenir à l’état de pureté en calcinant le bicarbonate de potasse ou la crème de tartre (bitartrate de potasse). O11 lui préfère généralement le carbonate de soude, qui est d’un prix moins élevé.

La potasse commune de commerce est du carbonate de potasse; on ne doit l’employer que pour le nettoyage des glaces. Ajoutons que, le plus souvent, ce que le commerce livre pour de la potasse est la potasse factice, c’est-à-dire du carbonate de soude mêlé de soude caustique.

Si l’on fait passer dans une solution de carbonate de potasse un courant d’acide carbonique, on obtierit du

Bicarbonate cle potasse qui cristallise et est ainsi facilement purifié.

4q2 troisième partie.

On peut employer le bicarbonate de potasse pour la composition des bains d’or dits alcalins, et pour la préparation du chlorure double d’or et de potassium.

Carbonate de soude .

Le carbonate de soude est le produit de la transformation du chlorure de sodium (sel marin), d’abord en sulfate de soude par l’action de l’acide sulfurique, puis en carbonate de soude, à une température élevée, par l’action du charbon mélangé à du carbonate de chaux. Ce sel, à Létal commercial ordinaire, peut servir à nettoyer les glaces; desséché, il sert à la fusion des cendres de papier.

Lorsqu’on veut l’employer dans les préparations négatives ou positives de la photographie, on lui préfère généralement le suivant :

Bicarbonate de soude , que l’on prépare facilement en faisant passer sur le carbonate de soude neutre un excès de gaz acide carbonique.

Carbonate d} ammoniaque ( Sesqui .)

Sel volatil d’Angleterre.

Ce produit a été proposé pour augmenter la sensibilité des glaces préparées au tannin. On l’emploie immédiatement avant le révélateur. On verse sur la couche de collodion (après l’insolation) de l’eau d’abord, puis une solution faible de carbonate d’ammoniaque (que l’on remplace très-bien par le bicarbonate de soude). Sous l’influence du liquide alcalin, l’épreuve commence à se dessiner faiblement; on lave alors et on développe ensuite comme à l’ordinaire. On peut ainsi réduire la pose des deux tiers; mais souvent il se produit des épreuves voilées. Ce procédé a besoin d’être complètement étudié.

Carbone ( voir § IG ).

Cellulose [voir § 36).

€liaux

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(Ca = 35o par O ou 28 par H. )

Composé de 1 équivalent de calcium et de 1 équivalent d’oxygène, blanc, légèrement soluble dans l’eau, à laquelle il communique une réaction alcaline très-prononcée; ce corps existe soit à l’élat de chaux vive ou anhydre, soit à l’état de chaux éteinte ou combinée avec l’eau. La chaux vive se trouve dans le commerce : elle peut servir pour dessécher et aussi pour préparer la chaux éteinte que l’on obtient facilement de la manière suivante : On prend un morceau de chaux vive que l’on plonge dans l’eau, on l’y laisse jusqu’à ce qu’il ne s’en dégage plus de bulles d’air, 011 le retire alors et on l’abondonne à sec sur une assiette; le morceau de chaux ne tarde pas à s’échauffer; il se gonfle, se fendille, et enfin se délite en poudre fine. Cette chaux, éteinte à l’eau et refroidie, peut être employée pour préparer le bromure de chaux; on emploie également la chaux éteinte à l'air, que l’on obtient en abandonnant la chaux vive dans un endroit humide, à la cave par exemple. Le lait de chaux est formé de chaux préalablement éteinte à l’eau, comme nous venons de l’indiquer, et délayée ensuite en une bouillie très-claire.

Chlore (voir § 14).

Chlorhydrate «Taromioniaffluse.

( Az H3, H Cl = 668, 20 par O ou 53 par IL )

Composé de 1 équivalent d’ammoniaque uni à 1 équivalent d’acide chlorhydrique, il est connu dans le commerce sous le nom de sel ammoniac ; il se présente ordinairement en masses hémisphériques translucides, à cassure fibreuse; il est soluble dans l’eau et dans l’alcool.

On le prépare facilement en chauffant un mélange de sulfate d’ammoniaque et de chlorure de sodium ou en recueillant l’ammoniaque (des urines ou des eaux de condensation du gaz de l’éclairage) dans de l’acide chlorhydrique étendu; vu son bas prix et son état de pureté suffisant, il vaut mieux l’acheter que de le préparer.

On s’en sert en photographie pour remplacer le chlorure de sodium (sel marin) dans la préparation des papiers positifs; comme il reste sec même dans l’air très-humide, il est peutêtre préférable à ce dernier. Pour constater sa qualité, il suffit de le chauffer sur la lame de platine; il est volatil sans résidu. L’action du chlorhydrate d’ammoniaque est la même que celle de tous les autres chlorures ; il donne, selon la loi des doubles échanges, avec l’azotate d’argent, du chlorure d’argent insoluble, et de l’azotate d’ammoniaque qui reste en dissolution dans le bain. Une solution de chlorhydrate d’ammoniaque concentrée possède la propriété de dissoudre une assez forte proportion de chlorure d’argent.

Cl6l©a°liy«îiiiîp@e (Acide).

(H CI — 455,7° par O ou 36 par H.)

Gaz acide composé de 1 équivalent de chlore et de 1 équivalent d’hydrogène; l’eau peut en dissoudre 480 fois son volume. Cette dissolution, qui a toutes les propriétés chimiques du gaz , se trouve dans le commerce sous les noms d 'acide hy'd roc hlorique , chlorhydrique , muriatique ou encore sous celui d’esprit-de-sel ; elle répand à l’air des vapeurs blanches. Lorsqu’elle est pure, elle est tout à fait incolore; ordinairement elle est jaunâtre, colorée ainsi par du chlorure de fer, et quelquefois par du brome et de l’iode.

On prépare cet acide en traitant le sel marin par l’acide sulfurique, opération qui se fait en grand dans les usines où se fabrique la soude par le procédé Leblanc. L’acide chlorhydrique se dégage à l’état de gaz que l’on fait passer dans des bonbonnes de grès contenant de l’eau, il s’y dissout, et c’est cette solution que l’on vend dans le commerce sous le nom d ’ esprit-de-sel.

il peut servir en photographie pour précipiter le nitrate d’argent à l’état de chlorure, ou aciduîer certains bains; on l’emploie également pour la préparation de l’eau régale (voir Eau régale ). L’acide qu’on trouve chez le fabricant de produits chimiques est suffisamment pur pour toutes ces opérations.

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Tableau approximatif de la quantité réelle d’acide chlorhydrique contenue dans une dissolution aqueuse, d’après la densité de cette dissolution.

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