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C4 H6 O2 = O H5 O -H HO

On ne peut faire économiquement cette opération soi-même; on a bien meilleur marché d’acheter le produit tout fait.

L’éther du commerce contient souvent une assez forte proportion d’alcool et d’eau. On reconnaît facilement l’alcool en agitant l’éther dans un petit tube avec une quantité d’eau connue, et laissant le mélange se séparer en deux couches : s’il n’y a pas d’alcool, le volume de l’eau doit n’augmenter que très-peu ; il augmenterait d’autant plus que l’éther contiendrait plus d’alcool. On reconnaît la présence de l’eau en mettant dans un flacon bouché de l’éther en contact avec un peu de chlorure de calcium desséché, qui se dissout en quantité d’autant plus appréciable que la quantité d’eau est plus considérable. L’éther sert, en photographie, à dissoudre le cotonpoudre pour préparer le collodion : on doit l’employer rectifié.

Fer.

(Fe = 35o par O ou 28 par H.)

Corps simple, métallique, trop connu pour que nous le décrivions, caractérisé par sa couleur et sa propriété magnétique; il est très-répandu dans la nature, presque toujours à l’état d’oxyde. L’oxyde de fer, mis en présence du charbon, à une température très-élevée, est réduit à l’état de métal impur uni à une petite quantité de matières dont la nature et la composition sont variables (carbone, aluminium, phosphore, soufre, urane et silicium). Ce produit brut s’appelle \a fonte. Dans un second traitement, on élimine les matières étrangères et l’on obtient ainsi \efer du commerce qui, étant épuré, peut être de nouveau uni à une faible proportion de carbone pour constituer Y acier. Comme métal, le fer a été jusqu’ici employé dans le matériel des photographes : plusieurs de ses composés sont utilisés, surtout le sulfate de protoxyde de fer et quelquefois l’iodure de fer.

Fluor.

Fluorliydrate d’ammoniaque» ou Fluorure d’ ammonium.

(AzIFHFl ou Az IL Fl — 4^°?43 Par O ou 37 par H.)

VOCABULAIRE. 5 I C

On l’obtient directement en saturant l’acide fluorhydrique par l’ammoniaque; on en a tenté l’emploi en photographie, ainsi qu’on a fait des autres fluorures, dans le but d’obtenir une rapidité plus grande.

Fluorhydriffue ( Acide).

(II Fl ==2^7 >9-3 Par O ou 20 par H.)

Cet acide, composé de i équivalent de fluor et de i équivalent d’hydrogène, est liquide, très-volatil, répandant à l’air d’épaisses fumées blanches dues à son affinité pour l’eau. Cette affinité est telle, que chaque goutte en tombant dans l’eau fait le bruit que produirait un fer rouge. Lorsqu’il est concentré, il est très-délétère, très-corrosif; une seule goutte de cet acide en contact sur la peau cause un vif sentiment de brûlure; les plaies qui résultent de son action caustique sont longues à cicatriser, et, si elles ont quelque étendue, elles peuvent amener les accidents les plus sérieux. L’acide fluorhydrique attaque rapidement le verre, en changeant la silice qu’il contient/en fluorure de silicium; cette propriété a été mise à profit pour graver sur le verre (fig. 67). En plioto-

Fig. 67.

graphie, il sert à faire les fluorures de potassium et d’ammonium. On est obligé, pour le préparer, d’employer un appareil

Fig. 68.

spécial en plomb composé d’une cornue et d’une allonge (, fig • 68). On mélange i partie de spath fluor (fluorure de calcium) en poudre avec 3 parties d’acide sulfurique, et l’on chauffe doucement. L’acide fluorhydrique se dégage et vient se condenser dans l’allonge de la cornue, que l’on a le soin de refroidir. 11 est préférable d’acheter ce réactif tout fait au lieu de le préparer soi-même; on le trouve renfermé dans des bouteilles de gutta-percha. Nous rappelons qu’on ne doit le manier qu’avec les plus grandes précautions.

Fliaoi’iQi’e al* argent.

(AgFl = i584,44 Par O ou 127 par H.)

Composé de 1 équivalent de fluor uni à 1 équivalent d’argent; il est soluble dans Veau.

C’est à tort que l’on pense obtenir dans le papier du fluorure d’argent, en faisant entrer des fluorures d’ammonium ou de potassium dans les préparations; car, en admettant qu’au contact du papier avec le bain d’argent il se forme du fluorure d’argent, celui-ci, étant soluble, reste dissous, et il ne peut pas s’en trouver une trace appréciable, surtout après le lavage des feuilles : il faudrait, pour que le papier pût contenir du fluorure d’argent, que le dernier bain dans lequel 011 le passe en tînt lui-même en dissolution. Nous sommes loin de nier pourtant l’action accélératrice du fluorure; peut être sa présence apporte-t-elle une modification dans l’iodure d’argent au moment où il se forme, peut-être la sensibilité des préparations est-elle due à quelques traces de fluorure échappées au lavage? en tout cas, ajoutons que, dans cette dernière hypothèse, il nous paraîtrait rationnel d’ajouter le fluorure d’argent dans les bains de lavage et non dans le bain d’iodure.

FlBioriire «Se potassium.

(K Fl = 72.4,73 par O ou 58 par H.)

Ce sel, composé de 1 équivalent de fluor et de 1 équivalent de potassium, est blanc, très-soluble dans l’eau. Comme le fluorhydrate d’ammoniaque, on le prépare directement en saturant l’acide fluorhydrique par le carbonate de potasse; on

VOCABULAIRE

évapore dans une capsule de plomb. On le trouve tout fait dans le commerce; il vaut mieux l’acheter que de chercher à le préparer soi-même. Il sert exactement aux mêmes usages que le fluorhydrate d’ammoniaque; il donne, comme lui, une rapidité plus grande aux réactions photographiques. Ces deux sels peuvent être remplacés l’un par l’autre.

IFoie de so«afaee. (Voir Pentasulfure de potassium.)

Formique (leide).

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