RESPIRATION
notable de vapeurs aqueuses, et cet effet se remarque particulièrement dans les temps froids ; la vapeur qui existe dans Pair expiré est frappée par l’air froid, ne peut conserver son état de fluide élastique et retombe sous forme de vésicules visibles : cette eau est un résultat de la transpiration pulmonaire; la quantité que l’homme en émet dans un temps donné est assez variable ; cependant on peut reconnaître avec Haies, Lavoisier et Thomson, que cette quantité est de 5t)o à 63 o grammes par jour.
La constance de température de l’homme et des animaux est un fait très remarquable: le corps de l’homme se maintient à 37° dans les zones glaciales aussi bien que dans la zone torride , c’est-à-dire à une variation de température de-zfo0 à -f- 5o° : la cause de ce phénomène paraît intimement liée à la respiration ; les animaux qui ne respirent pas ont une température de très peu supérieure à celle du milieu où ils vivent : tels soi t les poissons et plusieurs insectes; tandis que les ciseaux qui respirent proportionnellement plus d’air que l’homme ont une température uniforme de 3<j à zp)'1. Cette constance de température n’est pas facile à expliquer ; elle paraît due à une portion de calorique latent , qui par l’effet de l’acte respiratoire passe à l’état sensible. Je ne rappellerai pas les travaux de MM. Edward , Chaussât , llrodie , Delaroche, Bérard et Des— pretz , sur cette question: je remarquerai seulement: i° que si l’animal à sang chaud est plongé dans un air plus chaud que lui , sa transpiration pulmonaire et cutanée augmentant considérablement , la vaporisation produite peut compenser l’excès de chaleur qu’il reçoit ; 2° que s’il est dans un atmosphère froid , l’air inspire étant plus dense , développe probablement plus de chaleur dans la circulation, et peut établir la même compensation.