‹ Chimie végétale et agricoleChapitre 156 sur 227 · IO,J 11>,D ID · texte numérisé non relu

IO,J 11>,D ID

Le rapport pondéral G, H, AzqO, représentera le poids des ulbuminoïdes contenus dans 100 parties de la malière sèche (cendres déduites). Dès lors on aura, toujours en

Co — Cl = Cj carbonate des composés non azotés ^

Ho — Hj = Hj hydrogène > C, Hj Oj.

Oo-O, = 0, }

On en déduira enfin le rapport pondéral, H= ' * ^ \

des deux groupes des principes immédiats.

Il est facile de passer de là aux rapports atomiques, si on le juge convenable.

Pour la graine de lupin, on a, par exemple, en poids

Cl = 18,48, H, = 2,38, Azo=^5,8i, Oi=8,G2;

total : 35,19 pour 100.

Ainsi, les principes azotés dans cette graine forment 35,1») pour 100 du poids total de la matière organique. On a encore :

5o,3o — 18,48 = 3i,83 =Cs carbone des composés non azotés. -^^6— 3,28= 5,18 «= Il j hydrogène »

36,43 — 8,62= •î7,8i = Oj oxygène >»

Total 04,81

Le rapport pondéral des principes azotés et des princi|)es non azotés

Ls poids des principes azotés représente un peu plus de la moitié de celui des principes non azotés.

Enfln rhydrogène qui reste, après élimination des albuminoïdes et des hydrates de carbone, s'élève à 1,79 pour 100.

[Wl], Composition des composés non azotés^ pris séparément. — Cette composition se calcule aisément :

Cî ^. H, „.

== ^i' /TTï — aTT ~ ^i» 7^~Ti — rr — ^î-

CjHjAzj ' C2H, Azj '' CjHjAzs

Ce sont là des proportions centésimales.

On en déduit

H 0^2 jt"

excès pondéral de Thydrogène total sur Thydrog-ène des hydrates de carbone, dans ce groupe de composés. Soit pour la graine de lupin :

Ci = /|9»09i Hi= 7,99i Oi= 43,92, Hi = 3,63.

n devient alors facile de calculer la formule atomique brute <ies composés non azotés :

-* = C'a, H', = Hi, ^ = O's : soit C3 H3 O3.

La même foi^mule atomique, rapportée à G*' par le calcul

donne :

"cT" '' ""cT" "

^^ OÙ résulte

CMUO4.

''^^ appliquant ces données à la graine de lupin, les rapports atomiques bruts dans les composés non azotés seront

180 LIVRE I. — CHAP. II. — l'' PARTIE.

Si on les ramenait à 6 atomes de carbone par le calcul, on aurait

Ces rapports mettent en évidence l'excès d'hydrogène, par rapport à Foxygène qui répondrait à des hydrates de carbone, soit

1 1,7» — 7,82 = 3,9 en atomes.

Il manque environ un tiers d'oxygène pour arriver ù la composition normale d'un semblable hydrate : ce qui répond dès lors îï l'existence de corps gras, ou résineux.

On voit par ces développements comment on peut distinguer l'influence relative des albuminoïdes, des hydrates de carbone, enfin celle des corps gras ou résineux, et des principes suroxygénés, dans la composition d'une matière végétale.

A cet égard, le rapport atomique du carbone à l'hydrogène, -p;', étant à peu près celui de i : si dans la graine de

lupin, il en résulte qu'il s'agit principalement de corps gras- L'intervention des dérivés aromatiques, c'est-à-dire des principes dérivés des carbures G'*H*"~®, se traduirait par un abaissement de la proportion d'hydrogène.

Dans ce dernier cas, s'il était permis d'admettre que la plante renfermât uniquement les deux classes de composés» oxygénés suivants : corps gras, où le rapport du carbone à l'hydrogène est celui de n : 2??, et dérivés aromatiques, où ce rapport est /i : aw — 6, on pourrait calculer la répartition du carbone total entre ces deux ordres de principes d'après le rapport atomique des deux éléments. Malheureusement ce calcul est susceptible d'être mis en défaut, tant par la présence des principes résineux, dont la composition

est intermédiaire, que par celle des dérivés suroxydés, formés avec perte d'hydrog'ène.

TJ

Cependant, il est certain que, si le rapport -— est inférieur

à 2, il accuse soit Texistence de principes aromatiques, soit l'existence de principes suroxydés, dérivés de la série grasse, et spécialement celle des acides polyvalents. Ajoutons que cette alternative même est susceptible d'être décidée, dans la plupart des cas, d'après la valeur du rapport entre rhydrog-ène et l'oxyg'ène.

Observons que, dans tout ceci, nous ne saurions prétendre discuter l'existence ou la proportion de chaque principe immédiat isolé, mais seulement la somme de l'ensemble des principes azotés, ou oxygénés.

Entrons maintenant dans l'exposition des faits. Nous développerons cet exposé en parlant du lupin ; cela fait, nous condenserons davantage les résultats, sous forme de tableaux, dans Tétude consacrée aux autres plantes.

Page 1