‹ Chimie végétale et agricoleChapitre 214 sur 227 · HP · texte numérisé non relu

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Volume d'hydrogène libre formé : o*^%45; ce qui répond h 4 centièmes du gaz iodhydrique décomposé.

Le verre du tube, examiné ensuite avec soin, n'était nullement attaqué, contrairement à ce qui arrive, à une température (le iSo® et au-dessus.

3. Tube semblable. Capacité : 47 centimètres cubes; deux heures d'exposition au soleil direct. Formation d'un enduit intérieur brun jaunâtre de periodure d'hydrogène. Volume

d'hydrogène libre formé : o*'*,74 ; ce qui répond à une décomposition de 3 centièmes environ.

/i. Tube semblable. Capacité: 45 centimètres cubes. Le tube est placé au centre d'une éprouvette verticale de verre, épaisse de 2 millimètres; ce qui porte l'épaisseur du verre traversé à a"", 5. Vingt-deux jours d'exposition sur un toit, où la lumière solaire agissait par intermittence. L'enduit brun jaunâtre intérieur produit tout d'abord, à mesure qu'il augmentait, s'est transformé en grande partie en iode cristallisé. Hydrogène libre : 5°%8 ; ce qui répond à une décomposition du quart environ du gaz primitif.

5. Tube semblable (sans enveloppe). Capacité : Sa centimètres cubes. Cinquante jours d'exposition sur le toit. Iode cristallisé en abondance. Hydrogène libre : i6 centimètres cubes. Gaz légèrement fumant au contact des premières gouttes d'eau.

On voit que le gaz iodhydrique était décomposé à peu près en totalité dans ces conditions, sauf une trace.

Le verre n'était nullement attaqué, comme on s'en est assuré après dessiccation.

M. Lemoine (i) avait observé une décomposition de 8o centièmes, dose qui n'excluait pas la possibilité d'une action limitée et réversible.

6. J'ai également exécuté des expériences en exposant au soleil des tubes de 3o à 5o centimètres cubes environ, remplis de gaz iodhydrique et entourés des fluides ci-dessus désignés, formant une épaisseur concentrique de i millimètres, et contenus dans des éprouvettes verticales de verre, épaisses de \ millimètres. Le tube était assujetti vers le centre de Téprouvette, sous le liquide, à l'aide d'un fil de

(i) Afin, de Chim. et de Phys.y 5* série, t. XII, p. 228; 1877.

cuivre enroulé autour et dont le prolongement vertical s'enfonçait dans un bouchon supérieur. Les résultais com-

Fig. 3.

paratifs, obtenus au bout de vingt-deux jours, ont élé rapportés à loo volumes du gaz initial, d'après le volume de l'hydrogène devenu libre.

Gu décomposÉ. 1

Enceinte d'air (déjà signalée) '6 centièmes. '

» d'eau (iode déposé en cristaux dans l'intérieur du tube] i^ >i

Enceinte de sulfate de cuivre amtnoniacai (poiyiodure seul, sans cris- Enceinte de btcbromate de potasse.. trace; quelq. millièmes. Dissolution d'iode dans une solution

aqueuse de Kl ? centièmes.

Dissolution d'iode dans CHCl^ [iode déposé en cristaux dans le tube à gaz iodhydrlque) n

Ces observations concordent avec celles de M. Lemoine et montrent que les radiations efficaces pour décomposer le gaz iodhydrique sont surtout comprises dansle bleu elle violel, de préférence aux radiations transmises è travers le bichromate, ou la solution brune d'iode dans l'iodure de potassium. Cependant celles-ci n'ont pas annulé complètement la réaction La dissolution d'iode dans le chloroforme est plus efficace

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pour provoquer celle-ci, parce qu'elle transmet en partie la lumière violette, comme sa teinte l'atteste .

La décomposition deTacide iodhydrique par la lumière rappelle celle que produit la chaleur. Cependant elle s'en distingue, non seulement parce qu'elle a lieu à la température ordinaire, mais parce qu'elle ne parait accompagnée d'aucun équilibre, l'iode ne se combinant pas à l'hydrogène sous son influence.

Elle se distingue aussi par la nature du produit initial de la décomposition. En effet, à froid, celle-ci débute en donnant naissance à un periodure d'hydrogène, précédant la séparation de l'iode cristallisé. Ce composé constitue évidemifient un intermédiaire ; c'est-à-dire que la décomposition du ^[•az iodhydrique, par la lumière du moins, ne s'opère pas directement en iode libre et hydrogène.

J'ai signalé ailleurs l'existence de ce periodure dans les dissolutions aqueuses concentrées d'acide iodhydrique ; il correspond au triiodure cristallisé de potassium, KP. Il est aisément décomposable en iode et acide iodhydrique ; aussi ne paraît-il pas se produire dans la dissociation pyrogénée, si bien étudiée par M. Lemoine.

D'après les résultats observés dans l'état dissous, la chaleur de formation de ce periodure serait positive et voisine de celle que dégage la transformation de l'iode gazeux en iode solide, cette quantité s'ajoutant à la chaleur dégagée par la décomposition du gaz iodhydrique en hydrogène et iode solide. Dès lors, la décomposition du même hydracidc en hydrogène libre et periodure

3 HI = H13 solide + H dégagera > ifi^'<

c'est-à-dire qu'elle sera, a fortiori, exothermique et par conséquent non susceptible de servir de mesure aux énergies lumineuses.

C'est i(îi le lieu de remarquer que la formation des hydrates dilués de Tacide iodhydrique donne lieu, au point do vue de la résistance aux actions lumineuses, aux mêmes observations que la formation des hydrates dilués, azotique et iodique. P]n eifet, une dissolution d'acide iodhydrique au dixième (en poids), placée dans un tube vide d'air, n'est pas décomposable par l'action de la lumière solaire. J'en di fait la remarque, il y a longtemps, et M. Lemoine l'a confirmée Cette résistance i)lus grande s'explique de même, en raison de la chaleur dégagée dans l'hydratation de l'acide iodhydrique, soit + 19^'', 6. Telle est l'énergie additionnelle, réclamée par la décomposition de cet acide étendu. La lumière ne la fournit pas.

Il en serait autrement si l'on faisait intervenir une énergie comi)lémentaire, telle que celle de l'oxygène libre, ou contenu dans l'air, lequel décompose, en effet, à froid et rapidement, les dissolutions étendues d'acide iodhydrique

•»U1 étendu + = li^O + 1^ dégage + 49^-

et même les solutions étendues d'acide bromhydrique. J'ai étudié autrefois cette réaction ; mais elle ne rentre pas dans le r.adre de la présente étude.

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