‹ Chimie végétale et agricoleChapitre 36 sur 227 · octobre i883. Regain. 5 pieds; on a pris la moyenne · texte numérisé non relu

octobre i883. Regain. 5 pieds; on a pris la moyenne

Rapport de la Proportion mat. sèche

cen- à la

Végétal total dans

^ Humide. Sec. sec. chaque partie

gr. gr. centièmes

Feuilles 2,36 0,590 22,47 35,o

Tiges 3,3i 0,796 3o,3i 24,1

Racines 2,67 1,240 47t22 26,4

D après ces nombres, la marche de la végétation est, comme on pouvait le prévoir, sensiblement différente dans une plante herbacée que Ton fauche et qui repousse du pied, en fournissant un regain, telle que la luzerne ; la racine prend alors, à la fin, une importance spéciale.

Tels sont les résultats des analyses effectuées sur les dix espèces annuelles que nous avons étudiées au point de vue de l'accroissement général et de la répartition de cet accroissement entre les divers organes et les parties de la plante.

Les uns de ces organes, tels que les feuilles, et spécialement le limbe, qui comprend les parties vertes, représentent surtout les organes où se produisent d abord les phénomènes chimiques de la nutrition. Les feuilles, en particulier, sont le siège des actions réductrices qui se développent d'6d3ord et qui s'exercent à la fois sur l'acide carbonique de l'air, sur l'eau empruntée au sol et à l'atmosphère, sur les azotates et autres sels suroxydés, contenus ou formés dans la tige. Plus tard, c'est encore dans les feuilles que se produit l'accumu-

lalion de certaines réserves, ainsi que. celle des composés insolubles vers la fin de la végétation.

Les organes de reproduction sont absents au début de la végétation ; plus tard, ils deviennent le sièg-e d un travail chimique fondamental pendant la floraison et la fructification. Ce travail est complexe. Pendant la floraison, l'oxydation est assez active; mais plus tard les hydrates de carbone insolubles, tels que Tamidon et certains principes azotés, s'accu-

mulent dans la graine. Dans certaines espèces, autres que celles que nous avons analysées, il conviendrait d'étudier Jiussi la formation des corps gras et leur accumulation dans la graine.

Quant aux racines, non seulement elles interviennent pour absorber Teau et les sels solubles du sol ; mais elles remplissent aussi un rôle chimique et physiologique analogue à celui 'Je la tige, dont elles sont la continuation. En outre, elles jouent à un certain moment le rôle de magasins, où s accumulent les réserves.

Les tiges, auxquelles nous avons adjoint d'ordinaire, dans nos analyses, les pétioles et grosses nervures ; les tiges, disons-nous, sont le siège principal de la circulation des humeurs, pendant la vie du végétal. Elles sont en outre, comme nous le montrerons, et surtout pendant les périodes 'le grande vitalité, le siège de phénomènes d'oxydation très actifs. Enfin, plus tard, et à mesure que la végétation annuelle approche de son terme, les tissus ligneux se forment dans la %e et s'y accumulent.

Nous avons dû signaler ici ces faits, par anticipation sur les résultats de la partie suivante, et insister sur la signification générale de ces métamorphoses et accumulations de matières, afin de faire comprendre plus nettement l'origine des mutalions et accroissements relatifs des diverses parties du végétal.

tels que nous venons de les préciser par les analyses contenues dans le présent Chapitre.

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