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La prépondérance relative, aussi bien que la prépondérance absolue, du ligneux s'accuse de plus en plus, par suite du progrès de la végétation, pour VAmarantus caudatus^ comme pour la Bourrache.
Les hydrates solubles croissent moins vite ; leur rapport au ligneux passant de l'égalité au septième, dans révolution de VAmarantus caudatus.
Rappelons que la formation de ces deux ordres de principes répond surtout à la fixation du carbone et des éléments de Teau, phénomène prépondérant dans Taccroissement en poids du végétal.
Les principes albuminoîdes croissent aussi en poids absolu ; mais leur proportion relative varie suivant une autre loi. Elle est maximum, pour VAmarantus caudatus^ comme pour la Bourrache, aux débuts delà floraison (prépondérance du protoplasma) ; puis elle diminue beaucoup. Les limites de cette oscillation (i5 et 6 centièmes) sont moindres pour VAmarantus caudatus que pour la Bourrache (ai et 3 centièmes).
Les sels de potasse représentent, nous l'avons dit, les acides : tant les acides organiques que l'acide azotique, et par conséquent les phénomènes d'oxydation, générateurs de ces acides. Ces sels s'accroissent continuellement en poids absolu. Leur proportion relative est maximum, au même moment que celle des principes solubles et des albuminoîdes, c'est-à-dire aux débuts de la floraison. Il en est ainsi dans VAmarantus caudatus, comme dans la Bourrache; les variations étant moins étendues pour cette dernière plante.
Ce triple maximum traduit d'une façon frappante l'accroissement dans l'intensité de vie que la plante présente à ce moment.
Enfin les matières fixes insolubles croissent, mais plus lentement. Leur proportion relative est maximum dans la plan-
luIe. Finalement elle surpasse celle du carbonate de potasse, dans ÏAmarantus caudalus aussi bien que dans la Bourrache : circonstance qui atteste les emprunts continuels faits au sol par la plante. En effet, les matériaux d'emprunt sont pris nécessairement au sol sous une forme soluble ; mais une portion devient insoluble au sein de la plante.
Donnons à l'appui de ces résultats les tableaux suivants, relatifs aux autres espèces :
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