II. — Matières minérales : cendres solubles et insolubles
Les analyses ont d'abord pour but de connaître le poids des matières minérales. A cet effet, on prend un poids déterminé de matière sèche et on Tincinère dans une petite capsule de platine avec les précautions connues, telles qu'on les trouve dans les traités d'analyse.
Cette incinération doit se faire en chauffant lentement et peu à peu au contact de l'air, de façon à déterminer la combustion à la plus basse température possible, sans projection, sans réduction des phosphates, ou volatilisation des chlorures alevins. Quand elle est accomplie, la matière étant bien blanche, ou tout au moins grise, on détermine le poids total de la cendre.
La matière incinérée dans la capsule est alors arrosée avec de l'eau bouillante, 5o centimètres cubes environ ; le dépôt insoluble se rassemble au fond de la capsule. On décante le liquide surnageant, soit directement dans un autre vase, soit au-dessus d'un petit filtre, s'il y a des matières en suspension dans le liquide. Après quatre ou cinq traitements par l'eau chaude, on dessèche lentement la capsule pour chasser l'eau restante, puis on la chauffe plus fortement; enfin on la pèse.
On détermine ainsi le poids de la cendre insoluble^ et on obtient par différence le poids de la cendre soluble.
Comme vérification, nous avons évaporé plusieurs fois l'eau qui avait agi sur la cendre, et nous avons constaté que la partie soluble consistait principalement en carbonate de po-tasse, pour les plantes soumises à notre examen. Une analyse plus détaillée n'entrait pas d'ailleurs dans notre plan.
La cendre insoluble peut être traitée jiar l'acide chlor-
hydrique étendu, de façon à dissoudre les sels calcaires. Nous avons exécuté ce traitement dans d'autres séries de recherches; mais il ne rentrait pas non plus dans les études comparatives du cycle présent, déjà suffisamment étendues pour absorber tout le temps des analystes.