Environ 30 francs
les fîleuses de soie 12 cents, pour onze heures de travail. Mais le taux moyen des salaires de la grande industrie nouvelle est d'à peu près 20 cents (0 fr. 50).
Les ouvriers * des fdatures de Outchang gagnent environ 20 cents. Les ouvrières de V International Cotton Mill débutent comme apprenties à 10 cents ; quelquesunes arrivent à gagner 30 cents : mais le plus grand nombre restent entre 15 et 20. A Changhaï, les ouvrières des premières filatures de soie sont aussi payées 20 cents, sauf celles qui travaillent les titres fins que Ton paye jusqu'à 30; il est vrai que les petits garçons de huit à neuf ans qui aident à dévider les cocons ne gagnent que 10 cents. La journée de travail est de onze heures.
A l'arsenal de Foutchéou le salaire des ouvriers qualifiés est d'environ 25 cents. Aux aciéries d'Hanyang, il est sensiblement supérieur : les meilleurs ouvriers arrivent à y gagner 10 piastres par mois, soit 33 cents par jour. Les coolies, à ces mêmes aciéries, sont payés 15 cents, les meilleurs 18. — Les terrassiers du chemin de fer gagnent en moyenne 20 cents. Les ouvriers de la Monnaie de Nankin ne gagnent que 4 à 5 piastres par mois. En revanche les premiers compositeurs chinois des imprimeries européennes se font jusqu'à 30 piastres par mois, soit plus de 2 fr. 50 par jour.
Que manquait-il à la Chine pour devenir une des pre mières puissances industrielles du monde? les capitaux. Le jour où ceux-ci ne lui feraient plus défaut, l'Europe et l'Amérique ne seraient-elles pas menacées d'une concurrence inattendue qu'elles ne pourraient soutenir? Les capitaux aujourd'hui commencent à affluer en Chine : que faut-il donc penser de cet aspect et si l'on peut dire de cet élément — élément capital — du « péril jaune », qu'on peut appeler le péril économique chinoise
Le travail industriel dans notre société occidentale