Ibid., p
traduire les livres européens. « Nous ordonnons que les mandarins ouvrent des bureaux où l'on traduise et prépare des livres européens et chinois, que les autorités feront distribuer aux élèves pour qu'ils les étudient ^ »
Le décret du 16 août est beaucoup plus pressant et plus décisif, parce qu'il pose et résout la question des voies et moyens.
« Les livres étrangers dont on a besoin doivent être traduits immédiatement, afin qu'ils puissent être étudiés et enseignés.... En commençant cette entreprise qui, par sa nature, doit durer longtemps, il faut auparavant préparer largement des fonds fixes, afin qu'on ne soit pas ensuite obligé ou de chercher de tous côtés les moyens de faire face aux dépenses ou de restreindre les plans primitifs.... Nous ordonnons donc qu'en outre des 1 000 onces d'argent mensuelles précédemment accordées au bureau de traduction, on lui ajoute encore chaque mois 2000 onces.... Nous ordonnons encore au ministère du cens qu'à partir du premier jour de la septième lune, au commencement de chaque mois, on paye d'avance au bureau de traduction la somme mensuelle qui lui a été allouée. Que dans ce paiement il n'y ait pas le moindre retard 2. » (Décret du 16 août.)
Enfin le 26 août est décidé l'établissement d'une école de traducteurs à Changhaï, dont les élèves diplômés pourront aspirer aux charges. On abolit aussi les droits de douane sur les objets d'imprimerie, et « sur les livres et journaux qui sortiront du bureau de traduction, ou sur ceux dont il aura besoin ^ ».
L'Empereur décide même d'envoyer des princes et de grands dignitaires chinois étudier à l'étranger. (Décrets des 10 et 15 juin.) Dans le décret cité plus haut du