Ibid., p
22 août, il recommande aux Chinois établis à l'étranger d'y fonder des écoles. Enfin il crée à Pékin une grande Université à laquelle il donne tous ses soins.
« L'Université de Pékin devant être le modèle des écoles à fonder dans les capitales des provinces, il faut que les plans de sa fondation soient vastes et durables.... L'Université ressemblera beaucoup aux universités occidentales.... Que le recteur choisisse tous les professeurs des diverses sciences à enseigner, plaçant également dans ces emplois des sujets chinois et des étrangers ^ » (Décret du 3 juillet.)
Cette Université, qui doit être richement dotée et largement installée, à laquelle par un décret du 9 septembre est adjointe une école de médecine, sera une véritable institution d'État, et même dans une certaine mesure un organe de gouvernement. Le bureau du Journal officiel doit lui être rattaché ; et c'est le recteur de l'Université qui est chargé de lire à l'Empereur les extraits des différents journaux de l'Empire relatifs aux « affaires actuelles d'administration » : ce recteur sera par là même une sorte de conseiller intime.
Au-dessous de l'Université, l'Empereur projette d'établir toute une hiérarchie d'écoles C|ui permettront de faire monter les jeunes gens capables depuis les études élémentaires de degré en degré jusqu'aux études supérieures.
« Pour ce qui est des élèves qui feront leurs études à l'Université de Pékin, ce seront des élèves sortis des écoles moyennes et inférieures qui monteront graduellement d'une école à l'autre.... Nous ordonnons aux grandes autorités provinciales de transformer les cercles littéraires, grands et petits, établis dans les capitales des provinces, dans les préfectures de première et de deuxième classe, et dans les sous-préfectures, en écoles moyennes et inférieures, où on enseignera en même temps les sciences européennes et les sciences chinoises ^. »