‹ Chine ancienne et nouvelle. Impressions et réflexionsChapitre 6 sur 77 · XII LETTRE-PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII LETTRE-PRÉFACE

Chine nouvelle; enfin l'école franco-chinoise de Changhaï qui ne vous satisfait pas moins : à ce point que grâce à elle, dites-vous, le nouvel enseignement est fondé, ses principes sont établis, son avenir est assuré. El vous ajoutez : u II ne tient quà nous qu'il se développe, pour le profit mutuel de la France et de la Chine. »

Cependant Tavenir des écoles franco-chinoises dépend en grande partie de Tinfluence qu'exercera la France dans le royaume du Milieu. Son influence économique, hélas! est des plus médiocres. Dans le commerce extérieur de la Chine, qui s'élève à un milliard et demi, la France ne figure que pour 140 millions : moins d'un dixième. Ses importations surtout n'atteignent qu'un chilTre ridicule : 4 millions de francs (l'Angleterre à elle seule importe plus de 300 millions . Vous expliquez les causes de cette situation lamentable et vous donnez d'utiles conseils à nos négociants. Notre influence morale est. heureusement, plus satisfaisante. Nous avons les Missionnaires, dont la science et les fondations charitables nous font honneur, clients compromettants quelquefois, mais précieux auxiliaires, si nous savons nous en servir avec précaution. Nous avons, en dehors des Missionnaires, environ 1 200 nationaux (les Anglais sont plus de 6 000) et nous avons des « concessions » qui sont de véritables petites colonies. Enfin nous sommes limitrophes de la Chine par nos possessions de llndo-Chine; nous sommes une puissance asiatique. Vous indiquez en détail et avec une clarté parfaite le fort et le faible de ces divers movens d'action.

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